la Formule 1
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Retour pluvieux, retour heureux !
La F1 revient après une longue pause estivale et c’est sur le circuit de Spa-Francorchamps que les écuries vont étrenner leurs
nouveautés…

Comme prévu, et avons-le, comme espéré, la pluie s’invite régulièrement lors des essais libres, et même lors des qualifs, causant de la peine et des frayeurs à certains pilotes, à Petrov
notamment qui commet une lourde erreur et se retrouve dans l’incapacité de se battre dès le début de la Q1. Qu'il est ardu de dompter le sublime tracés belge...
A noter que, lors de ces qualifs, pour la 1ère fois Lotus et Virgin parviennent à envoyer un pilote en Q2. Hülkenberg accède une
nouvelle fois à la dernière phase de qualification. Il termine même 9ème, devant un Alonso qui n’a vraiment pas su tirer son épingle du jeu lors des conditions météo changeantes. Une nouvelle
fois, Mercedes n’accède pas à la Q3, ce qui, ajouter à leurs pénalités, risque de bien leur compliquer la tâche pour la course.
Des pénalités il y en a eu, et elles ont bien modifié la grille : -10 places pour Schumacher suite à sa dangereuse manœuvre sur
Barrichello lors du précédent GP ; -5 places pour Rosberg suite à un changement de boîte ; -5 places pour Buemi et Glock pour avoir gêné des pilotes dans leur tour rapide en qualif ; et -10
places pour De La Rosa en raison d’un changement de moteur. L’écurie Sauber a voulu profiter d’une mauvaise qualification pour introduire son 9ème moteurde la saison, un calcul plutôt
malin.
Dimanche, à 14h, les 24 monoplaces s’élancent pour le tour de formation. La piste est bien sèche, mais la pluie est
annoncée dans les 10 minutes suivant le départ… Tous les pilotes s’élancent en pneus slicks.

Webber signe un très mauvais départ (il perd 6 places), alors qu’Hamilton s’élance parfaitement et négocie le premier virage en tête.
Derrière, Kubica et Vettel gagnent une place sur Webber à l'issue du 1er tour. Au départ, Button est 3ème, luttant avec Kubica et Vettel...

Parmi les bons départs, on note Rosberg, Kobayashi, Yamamoto, Schumacher, Petrov et Di Grassi. Ceux qui ont beaucoup perdu, outre
Webber, sont Kovalainen, Buemi et Senna.
Le 1er tour n’est pas bouclé que Barrichello rate son freinage et vient harponner Alonso. La Williams est détruite.

Alonso parvient à repartir. Il repasse par son stand pour chausser des intermédiaires. En effet, la pluie est présente sur le circuit.
A l'issue du 1er tour, Button est indiqué 5ème, derrière Massa puisqu'il est le seul a ne pas avoir raté son virage et a donc perdu 2
places. Il récupère vite sa 3ème place en passant Vettel et se retrouve en lutte avec Kubica pour la 2ème place. Button finira par prendre l’avantage dans le 2ème tour.
Webber, de son côté, regagne une position en passant Massa. La pluie devient plus forte. Forte au point de « justifier » la sortie de la voiture de sécurité au 3ème tour.
Plusieurs pilotes avaient anticipé et
étaient entrés dans les stands : De La Rosa, Kovalainen, Glock et Buemi. Hamilton et ceux qui le suivent ne se précipitent pas dans les stands… Seuls Kobayashi, Alguersuari et Senna passent aux
stands chausser des intermédiaires. Pour Kobayashi, son écurie n'était pas prête et le pilote japonnais a du attendre que les pneus arrivent. Cet arrêt s’avèrera être une erreur puisque dès le
tour suivant la voiture sera retirée, et De La Rosa, Kovalainen, Senna et Buemi seront contraints de repasser par leurs stands pour chausser des slicks. Ils seront bientôt suivis par
Alguersuari et Alonso.
Au restart, Vettel parvient à passer Kubica pour la 3ème place. Les McLaren creusent l’écart sur les suivants. Kubica, entre les 2
Red Bull, essaie de reprendre la 3ème place.
Le point sur les positions au 5ème tour :
Hamilton, Button, Vettel, Kubica, Webber, Massa, Sutil, Hülkenberg, Liuzzi, Rosberg, Petrov, Schumacher, Trulli, Kobayashi, Di
Grassi, Yamamoto, Glock, De La Rosa, Buemi, Alonso, Alguersuari, Kovalainen, Senna.
Senna part en tête-à-queue puis entre pour la 3ème fois aux stands. Après quelques secondes, il coupe le moteur… L’abandon sera
officiel quelques minutes plus tard.
En piste, Hamilton, en tête, creuse véritablement l’écart sur son coéquipier alors que Vettel est maintenant revenu sur Button.
Webber, quant à lui, met la pression sur Kubica. Loin derrière ce groupe de tête, Alonso, remonte de quelques places sur Buemi, Glock et Yamamoto. Au 8ème tour, il est 16ème, juste derrière De
La Rosa. Dans le tour suivant, il dépasse son compatriote et attaque Di Grassi, qui résiste bien mais ne peut faire de miracle face à la Ferrari. De La Rosa, à son tour, prend l’avantage sur le
Brésilien de l’écurie Virgin. Trulli l’imite également. Plus en avant de la course, Rosberg, Petrov et Schumacher sont roues dans roues derrière Liuzzi (9ème) avant que la route ne se dégage
devant les 3 pilotes : Liuzzi entre aux stands dans le 10ème tour. Petrov en profite pour dépasser Rosberg. Schumacher, derrière, a voulu en profiter. En résulte un contact avec son
équipier.
Le point sur les positions au 12ème tour :
Hamilton, Button, Vettel, Kubica, Webber, Massa, Sutil, Hülkenberg, Petrov, Schumacher, Rosberg, Kobayashi, Liuzzi, Alonso, De La
Rosa, Alguersuari, Trulli, Buemi, Di Grassi, Glock, Yamamoto, Kovalainen.
Hamilton est seul au monde, creusant un écart confortable sur ses poursuivants.

C’est en revanche bien plus compliqué pour Button qui a des soucis avec sa McLaren : un débris est coincé dans son aileron avant, rendant sa monoplace plus rétive. Il est sous la pression
permanente de Vettel que Kubica et Webber suivent de très près. Massa n’est pas très loin non plus.
En milieu de peloton, Alonso est à la lutte avec Liuzzi qui résiste parfaitement. L’Espagnol reste derrière. Buemi remonte lui aussi
des positions. Il a passé Di Grassi et Trulli et pointe maintenant en 17ème position. La pluie est annoncée, peut-être, dans une dizaine de minutes.
Au 15ème tour, Liuzzi, parti complètement à l’extérieur suite à la lutte avec Alonso, perd une place. Dans le tour suivant, Vettel,
en voulant dépasser Button, perd complètement le contrôle de sa Red Bull, et harponne Button.

Vettel doit repasser par son stand pour changer son aileron avant. Il ressort 12ème. Button, lui, est contraint d’abandonner.

Enorme erreur de l’Allemand ! Il semble qu’il avait commencé à pleuvoir à cet endroit. Mais Button a ultérieurement précisé que la piste était sèche.
La FIA annonce que l’incident sera examiné. Tout comme l’incident entre Barrichello et Alonso, examiné à l’issue de la course,
lui.
Le point sur les positions au 18ème tour :
Hamilton, Kubica, Webber, Massa, Sutil, Schumacher, Rosberg, Kobayashi, Alonso, Petrov, Liuzzi, Vettel, De La Rosa, Alguersuari,
Hülkenberg, Buemi, Trulli, Di Grassi, Glock, Kovalainen et Yamamoto.
Kubica, libéré de Vettel et Button, est maintenant le plus rapide en course. Pour Vettel, les ennuis continuent : un drive-through !
Au moment où la sanction tombe, il est en lutte avec Liuzzi. Il parvient même à le dépasser… mais l’Italien reprend rapidement sa position. Vettel se battra jusqu’à l’entrée de la ligne des
stands au 20ème tour pour signer sa pénalité. Il ressort 14ème.
Les changements de pneus commencent pour les hommes de tête au 22ème tour : Sutil, 5ème, passe par les stands. Au tour suivant, c’est
Webber qui entre à son tour pour changer de pneus pendant qu’Hamilton signe le meilleur temps. Il a maintenant plus de 11 secondes d’avance sur Kubica. Kubica et Massa sont aux stands
également. Le Polonais ressort juste devant Webber. Ils sont 2ème et 3ème. Hamilton rentre à son tour aux stands dans le 25ème tour. Il ressort sans souci en tête.
Pendant ce laps de temps, remonté, Vettel s’empare du meilleur chrono… temporairement. C’est en effet Sutil qui signe le meilleur
temps quelques secondes plus tard. De plus, le pilote Force India passe Schumacher sans problème et se hisse à la 5ème place. Vettel dépasse Alguersuari, puis De La Rosa. Alguersuari, dans les
roues de Vettel, en profite pour également passer son compatriote.
Le meilleur tour en course change à nouveau de propriétaire : au 26ème tour, c’est Kubica le plus rapide. Mais Vettel s’illustre à
nouveau lors de son dépassement sur Liuzzi. L’Italien doit s’arrêter aux stands, un contact entre les deux monoplaces ayant abimé l’aileron avant de la Force India. Pas plus de chance pour
l’Allemand puisque la touchette a entrainé une crevaison à l’arrière gauche de sa Red Bull.

L’Allemand doit rejoindre au ralenti son stand. Il lui faudra des longues minutes pour ce faire. Et pendant ce temps Massa
s’empare du meilleur tour alors que la pluie est à nouveau annoncée.
Au 28ème tour, Vettel a enfin rejoint son stand. Il ressort 20ème. En tête de course, les pilotes poursuivent leur chemin : Hamilton
est le premier à passer sous la barre des 1’50, bientôt suivi par Kubica. Hamilton améliore encore son temps dans les tours suivants. Un peu plus loin, Alonso, 9ème, est en lutte avec Kobayashi
qui résiste bien. L’Espagnol ne parvient pas à trouver l’ouverture.
Au 33ème tour, Hülkenberg tente de passer De La Rosa, mais il ne peut prendre l’avantage. Derrière, Glock rentre aux stands pour son
3ème arrêt. Il chausse des intermédiaires. La pluie est en effet de retour. Red Bull annonce à Webber qu’il s’agit d’une pluie légère mais qui pourrait durer 20 minutes. Buemi et Yamamoto
changent à leur tour de pneus. La plupart des écuries se prépare dans la ligne des stands.
Sutil, Schumacher, Kobayashi, Trulli, Vettel, Alonso, Rosberg, Petrov, Di Grassi se jettent dans les stands. Alguersuari, Kovalainen,
De La Rosa les suivent de près. Tout comme Liuzzi quelques secondes plus tard. En piste, en slicks, Hamilton sort dans le gravier, mais reprend la piste et la 1ère place. Dans le tour suivant,
Hamilton, Kubica et Webber se jettent dans les stands, tout comme Massa.

Petit souci pour le pilote Renault : Kubica est mal arrivé dans son stand et perd la 2ème place au profit de Webber.
Seul Hülkenberg est encore en pneus slick. Sa Williams est très difficile à contrôler.
Les ennuis semblent ne pas vouloir s’arrêter pour Vettel : la FIA annonce qu’un nouvel incident l’impliquant est sous investigation,
un incident l’opposant à Alonso. Les deux pilotes se seraient apparemment frotter en sortant des stands. A ce stade de la course, un arrêt de plus ne changera pas grand-chose pour l’Allemand,
il s’arrête donc à nouveau pour chausser les pneus pluie. Buemi, Hülkenberg et Liuzzi l’imitent. Tout comme De La Rosa dans le tour suivant.
En piste, pendant le 39ème tour, Alonso part en tête à queue, et va taper le mur à deux reprises : plus de train avant. Il
abandonne.

Sortie de la voiture de sécurité. Elle s’effacera au 41ème tour. Au restart, les positions ne changent pas.
Chez Mercedes, Rosberg et Schumacher s’affrontent, Rosberg passe devant, prouvant à son équipier qu’il n’a pas le monopole du
dépassement viril. Schumacher est maintenant aux prises avec Kobayashi. A l’arrière, Trulli part en tête à queue dans le peloton, mais s’en sort sans gros dommage.
Dans les deux derniers tours, Liuzzi, 12ème, est à l’attaque sur Alguersuari. De La Rosa, 10ème, part dans le gravier mais reprend la
piste en concédant 2 places.
Hamilton rallie l’arrivée sans souci ni menace.

Il remporte une victoire amplement méritée. Sur le podium, Webber et Kubica l’accompagnent.

Derrière ce trio, Massa, Sutil, Rosberg, Schumacher, Kobayashi, Petrov et Alguersuari se partagent les points. Rallient également l’arrivée Liuzzi, De La Rosa, Buemi, Hülkenberg, Vettel,
Kovalainen, Di Grassi, Glock, Trulli et Yamamoto.
A l’issue de la course, Alguersuari écope de 20 secondes de pénalités, et c’est Liuzzi qui récupère le point de la
10ème place.
Le tableau des résultats
Sur la trace des champions,
une journée sur la Nordschleife
Passons ensemble une belle journée sur un circuit mythique... Non, ce n'est pas Spa-Francorchamps qui accueille la F1 ce week-end, mais le Ring ! Suivez notre guide !
« Si un pilote vous dit qu'il n'a pas peur sur le Ring, il existe deux possibilités : soit il ment, soit il ne va pas assez vite
pour comprendre ce qu'est le Ring.» Jackie Stewart plante le décor : bienvenue sur le tracé mythique du "Grüne Hölle*"…
Enfin, le jour que j’attends depuis longtemps est arrivé ! C’est aujourd’hui que je vais rouler sur l’ancien tracé du Nürburgring avec
ma propre voiture. Mais avant de vivre une telle expérience, ce sont 350 kms et 3h30 de trajet qui m’attendent pour arriver sur le circuit. Les derniers kilomètres se passent sur une petite route
nationale qui longe des montagnes verdoyantes et des vallées paisibles en contrebas. Le fait que tout le petit monde de la F1 se déplace dans ce lieu qui semble retiré de tout me laisse sans
voix.
Une fois arrivé sur le
circuit actuel du Nürburgring, j'utilise ce qui me reste d'allemand pour acheter mes tickets : hésitant au début, j’opte finalement pour 8 tours, soit pas moins de 160 kms de tracé à avaler. La
seule déception de la journée sera de ne pas avoir pu louer une voiture de sport, n’ayant pas les 25 ans requis à ce moment-là… Mais la déception s’estompe très vite quand, à l’approche de la Nordschleife, je commence à entendre les bruits de moteur des bolides en action sur
la piste !
Je m’insère dans la file d’attente et je sens un mélange d’excitation et de nervosité monter en moi. L’une après l’autre, les
différentes voitures devant moi partent jusqu’à mon tour. J’insère mon ticket, la barrière se lève, cette fois, c’est bel et bien parti !
Lire la suite ...
Le site, inauguré en 1927,
se divise en deux parties distinctes : la Nordschleife de 22,8 km et la Südschleife de 7,7 km. 
Mais dès 1929, les épreuves majeures se disputent sur la grande portion du circuit, qui ne tarde pas à être considéré comme le plus
exigeant et le plus dangereux du monde.
Durant les années 1930, il est le théâtre de duels opposant les industries automobiles allemandes (Mercedes, Auto Union…) et italiennes (Bugatti, Alfa Romeo…), mais aussi des luttes au sommet
entre les meilleurs pilotes de l’époque, les allemands Rudolf Caracciola (5 fois vainqueur de l’épreuve) et Bernd Rosemeyer, ainsi
que l’italien Tazio Nuvolari et le monégasque Louis Chiron.
Après la seconde guerre mondiale, la Nordschleife est le site retenu pour le Grand Prix d’Allemagne dans le cadre du nouveau
championnat du monde de Formule 1. Les courses qui s’y déroulent marqueront à jamais l’histoire des sports mécaniques, mêlant exploits sportifs et accidents dramatiques. Certains lieux
resteront à jamais associés dans la mémoire collective à la perte de grands noms du sport automobile : le virage du Flugplatz qui voit la fin des pilotes John Taylor et Gerhard Mitter (ce
dernier étant engagé en F2 pour cette course), la chicane rapide en descente et en aveugle de l’Adenauer Forst où périt l’argentin Onofre Marimón, le virage du Pflanzgarten qui emporte le
prometteur Peter Collins, sans oublier le plus célèbre des virages du circuit, le Bergwerk. Cet endroit du circuit est certes connu pour le terrible accident de Niki Lauda en 1976, mais c’est
également là que le néerlandais Carel Godin de Beaufort perdit la vie quelques années plus tôt…
La fin d’une époque…
La dangerosité du circuit est un fait bien réel, et préoccupe au plus haut point les pilotes qui considèrent de moins en moins comme
une fin en soi le fait de se tuer au volant en course. Sous l'impulsion de Jackie Stewart, fervent artisan pour la sécurité des pilotes en F1, la course est boycottée en 1970. Malgré les
nouveaux aménagements sur le circuit, Niki Lauda pousse à un nouveau boycott en 1976, mais les autres pilotes votent contre l’idée de l’autrichien… Ironie du sort, c’est Lauda qui sort de la
piste et qui échappe de peu à la mort !

Contrairement à ce que tout le monde pense, ce n’est pas l’accident de Lauda qui entraîne la fin du circuit. Il était prévu que
l'édition de 76 soit la dernière à se tenir sur le tracé. La Fédération avait décidé, et ce bien avant cette course, de retirer son homologation au circuit pour des impératifs de sécurité, et
dans une moindre mesure, pour des raisons médiatiques. Difficile en effet de retransmettre dans les meilleures conditions une course disputée sur un tracé de plus de 20 km…
Un tracé taille
champion
Ce circuit a pourtant permis aux plus grands noms de la Formule 1 de briller. Sur 22 grands prix disputés, 16 sont remportés par des
pilotes champions du monde !
Parmi les autres vainqueurs se trouvent tout de même Stirling Moss, quadruple vice-champion du monde et Jacky Ickx, double vainqueur
de cette épreuve. Mais le plus grand mérite revient sans conteste au champion argentin Fangio, qui remporte cette course trois fois consécutivement... et sur 3 voitures différentes !
Sa victoire de 1957 reste d’ailleurs comme l'un des plus beaux exploits de l'histoire de la Formule 1.
Lors de cette course, suite à un cafouillage lors de son arrêt au stand à mi-course, Juan Manuel Fangio se retrouve avec 48 secondes de retard sur les Ferrari de Mike Hawthorn et Peter Collins.
Fangio va alors entreprendre une remontée d'anthologie. En améliorant à chaque passage son propre record du tour, il parvient à revenir sur les échappés et à les dépasser dans la 21ème et
avant-dernière boucle de la course ! C’est sa 24ème et dernière victoire, celle qui lui donne la consécration mondiale pour la cinquième fois et un statut de légende. La Nordschleife, un
circuit de grands pilotes ? Certes… Un circuit de champions ? Assurément !
Et maintenant…
Un tel circuit aurait-il pu être abandonné ? Heureusement pour les fans que
nous sommes, cela n’a pas été le cas et il est resté ouvert à Monsieur Tout-le-Monde. Car si on recherche des sensations au volant d’une voiture, c’est bien là qu’il faut aller : le tracé tient
autant d'une spéciale de rallye que d'un circuit classique, avec ses portions rapides et sinueuses, ses virages en aveugle et ses reliefs vertigineux.
Autant le dire, il vaut mieux avoir une voiture bien équipée pour ce genre de conduite : au début, j’étais balancé de droite à gauche
dans mon siège dans certaines courbes rapides ! Mais au fur et à mesure des tours, j’apprenais à mieux contrôler mes trajectoires, je repérais les zones de freinage et d’accélération, et je
changeais les vitesses au moment adéquat pour disposer de la meilleure motricité en sortie de virage, le tout pour un plaisir de conduite de plus en plus accru.
Le moindre changement de dénivelé de la piste se faisait immédiatement sentir au volant. Dans les montées rapides, je sentais la
compression me tasser sur mon siège et dans une brusque descente des effets d'apesanteur. Le virage du Caracciola Karussell restera mon endroit préféré du circuit : prendre cette épingle
inclinée à pleine vitesse en sentant la force centrifuge est tout simplement exaltant. Et dire qu’avec une voiture de sport, ces sensations auraient encore été accrues ! Celles que j’ai
ressenties étaient déjà plus qu’exceptionnelles pour une première fois sur ce circuit.
Ouvert au public, le circuit est également utilisé pour des courses telles que le championnat VLN Langstreckenmeisterschaft et les
24h du Nürburgring. Cette dernière est une course extrêmement populaire où se mélangent des voitures de tous types (depuis les puissantes GT jusqu'aux voitures de tourisme) et des pilotes de
tous niveaux (du champion confirmé à l'amateur du dimanche).
Les 24h du Nurburgring
Le circuit reste toujours aussi dangereux, comme j’ai pu le remarquer pendant ma journée : une Ferrari bleue métallisée s’est crashée
vers la fin du tracé, emboutissant tout l'avant et l'arrière… Plus tragiquement encore, le 27 Septembre 2008, le suisse Hans-Ruedi Portmann perdait le contrôle de sa Ford Mustang dans la
descente du Wehrseifen pendant l'ADAC Classic Trophy et se crashait dans les barrières de sécurité. Il mourra quelques instants plus tard, faisant de lui la 67ème victime du
Nürburgring…
La Nordschleife sera donc toujours considérée comme un lieu de mythe, de passion et d’émerveillement pour toutes les personnes qui
l’évoquent. J’ai passé une journée extraordinaire sur ce circuit, et il me tarde déjà d’y retourner… et vous, quand y viendrez-vous ?
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* L’enfer vert
Trêve estivale oblige, rien de nouveau ces derniers temps sous le soleil de la F1. Profitons-en pour faire une petite mise au point sur la situation du Championnat avant qu'il ne reprenne : un
petit résumé de la situation et un exposé des défis qui attendront écuries et pilotes pour la rentrée.
Vacances et/ou farniente étant au programme de la rédaction de Fémin-F1 pour cette pause, c'est donc les doigts de pieds en éventail et
les mains sur le clavier que nous vous avons concocté ce petit bilan.
Globalement, les 12 courses déjà passées nous ont parfois laissés sur notre faim, tout comme les prestations des uns et des autres… De
petites désillusions à situer tant sur la qualité technique que sur le spectacle en piste.
Côté technique, pas une seule écurie n’a semblé épargnée par les ennuis techniques ou mécaniques, sur des périodes
plus ou moins longues. Par ailleurs, les différentes innovations apportées depuis le début de saison respectent certes la lettre du règlement, mais flirtent volontiers avec son esprit… F-Duct,
échappements soufflés et surtout ailerons déformables, sont les protagonistes de cette 1ère partie de saison. Au fil des courses, leur mise en place permet de changer les rapports de force entre
les écuries, occultant parfois même les performances des pilotes, ce que nous déplorons. Une nouvelle fois, la promesse d’une F1 remettant au cœur de la course le talent des pilotes n’a pas été
tenue, malgré la disparation des aides au pilotage et au retour des pneus slicks.
Les pneumatiques, justement, parlons-en. Entre des courses où les tendres ne tiennent pas 12 tours et d’autres (les plus récentes) où
ils peuvent tenir plus des ¾ d’un GP, les gommes proposées par Bridgestone nous laissent parfois perplexes. Preuve étant faite que les pilotes pourraient faire tout une course avec des "tendres",
pourquoi ne pas tout simplement en finir avec le changement de pneus obligatoire ?
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Commençons donc la revue des troupes par ceux qui sont les mieux placés. Oui nous aurions pu commencer par les plus en difficulté,
mais en fait non, on préfère commencer par les meilleurs. Et pour l'instant, 3 écuries se classent dans cette catégorie. Bien placées au championnat constructeur, ce sont aussi celles qui ont
des pilotes en lice pour remporter le championnat : Red Bull avec Webber et Vettel, McLaren avec Hamilton et Button et Ferrari avec Alonso. Mais bien sûr, ce n'est pas parce qu'elles sont bien
placées que tout est parfait au sein de ces teams, et, fidèles à l'esprit Fémin F1, nous avons quelques critiques à formuler.
Meilleurs parmi les meilleurs, la logique nous amène à entamer les festivités par Red Bull (rien à voir avec une
quelconque sympathie pour l'écurie - mauvaise foi quand tu nous tiens). Bilan plutôt positif pour l'écurie autrichienne : tout de même, ils sont en tête du
championnat constructeur, et leurs deux pilotes font partie des « Five ». Pourtant, rien n’est gagné ; d’ailleurs, avant le GP de Hongrie, ils n’étaient pas en tête, et le moindre impair de
leur part pourrait leur coûter cher.
Flash back sur le début de saison : en un mot, « aléatoire ». Des réussites mais aussi des échecs, et notamment
d’énormes soucis de fiabilité sur leurs voitures, avec des problèmes techniques / mécaniques qui ont parfois handicapé leurs pilotes. Heureusement, l'écurie a dans son staff un atout, et pas
des moindres : Adrian Newey. Cet homme a un vrai doigté pour résoudre tous les problèmes et faire évoluer les voitures dans le bon sens et leur permettre de prendre leur envol. A ce point, ça
friserait presque le génie.
Pourtant, avec le bolide qu’il a conçu, les résultats obtenus ne peuvent être que décevants. La Red Bull est
incontestablement, et ce depuis le 1er GP de la saison, la meilleure monoplace du plateau. La meilleure ou en tout cas la plus rapide. Nous en voulons pour preuve leur domination sur les
qualifications. 11 pole positions en 12 courses ! Mais la course est une autre histoire... Et outre la fiabilité, l'aléa se retrouve aussi chez les pilotes.
Vettel, "Mister pole", ne fait pas toujours montre de son talent en course. Incapable de se
contrôler émotionnellement, il a plus d'une fois perdu l'avantage de la pole et la première marche du podium quand ce n'est pas le contrôle de sa voiture. Son immaturité est flagrante et nous
souhaiterions qu'il entende notre appel : « Grandis !!! ».
Webber, "l'homme qui vole plus haut que son ombre", n'est pas en reste côté aléa. Certes, il aura
fait vibrer pas mal d'entre nous lors de cette première partie de la saison. Pourtant, il faut noter que s'il est tout à fait capable de mener à bien sa barque, il connaît une certaine
irrégularité, plantant parfois des Grand Prix sans raison valable. Et on ne peut s’empêcher de penser que ses bonnes prestations sont le résultat plus de son envie de s’affirmer dans son team,
face au « petit morveux du bac d'à côté » que d’un talent nouvellement apparu. Et oui, l'Australien est un compétiteur, les difficultés le stimulent et le font se surpasser. Cependant, il ne
faudrait pas qu'il ne compte que là-dessus pour finir sa carrière en beauté... Il lui faudra aussi faire preuve de rigueur.
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Poursuivons avec les McLaren et les 2 derniers CDM. Chez eux, tout est allé crescendo lors des 1ères
courses. Un début assez timoré, avec une paire de victoires dues à des stratégies en live qui ont portées leur fruit plus qu'à la voiture en elle-même ou au talent des 2 pilotes. Ils sont
ensuite devenus des concurrents d'égal niveau, voire supérieur, aux voitures autrichiennes lors de certains Grand Prix avec notamment les 2 pilotes sur le podium à plusieurs reprises. Leur
régularité les a porté à être, jusqu'au Grand Prix de Hongrie, en tête du championnat constructeur, avec en prime Lewis Hamilton premier au championnat des pilotes.
La raison de leur montée en puissance est la parfaite adaptation du F-Duct. Leur déclin vient d’une autre innovation
technique. La dégringolade se remarque véritablement à partir du Grand Prix de Grande-Bretagne. Et au fil des courses suivantes, il est clair que l'écurie se révèle incapable d'adapter
correctement les diffuseurs soufflés. Ajoutez à cela un GP de Hongrie catastrophique, et McLaren perd la tête des deux championnats. La trêve arrive à point nommé pour l’écurie proche de boire
le bouillon et qui doit absolument trouver une réponse à ses ennuis.
Côté pilote, Hamilton est sans aucun doute le pilote phare de l'écurie. Véritable pilote pur et dur,
il impose son talent en piste, sans fléchir. Actif, réactif (parfois trop), il fait le spectacle dans le bon comme le mauvais sens. Et s’il nous a plus d’une fois enthousiasmé lors des courses,
son incroyable (et injuste) chance peut avoir agacé ! Mais si l'on cherche à voir ces incartades en piste d'un point de vue positif on peut dire que « grâce » à lui certaines réglementations
ont pu évoluer...
Quant à Button, même s'il s'est retrouvé plusieurs fois sur le podium, on ne peut pas dire que ce
soit grâce à un talent hors norme... Certes, il a permis à l'écurie de remporter ces premières victoires dès les premiers Grand Prix. Il lui a même évité un début de championnat assez plat, et
ce notamment grâce à un coup de poker (Grand Prix d'Australie). Pourtant, il reste le plus souvent très transparent en piste. On peut tout de même lui reconnaître un mérite : il ne gaspille
aucune opportunité… lui ! (serions-nous tentés d’ajouter). Au final, même s'il peut se targuer d'avoir été présent assez souvent sur le podium, il y est souvent dans l'ombre de Lewis et au
classement pilote l'écart se creuse de plus en plus en lui et les 3 autres, seul Alonso restant derrière lui, mais de peu.
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La mythique écurie Ferrari est, quant à elle, assez décevante. Une voiture pas trop mauvaise mais
pas exceptionnelle non plus. Un peu dans la lignée des toutes dernières saisons, avec en plus le sentiment que la Scuderia ne parvient pas à renouer avec ses années de gloire, tant en piste que
dans sa gestion interne (avec ses forces et ses travers).
Cette saison, les monoplaces rouges faisaient pourtant parties des favorites en tout début de saison après de très
prometteurs essais hivernaux, et un doublé lors du 1er GP. En réalité, jusque-là les bons résultats de l'écurie pourraient être schématisés par un grand écart : ce fameux bon GP de Bahreïn puis
un retour en meilleur forme depuis deux ou trois courses, notamment en raison d’une bonne adaptation des diffuseurs soufflés et d’un nouvel aileron avant qui ne manque pas de susciter la
controverse en raison de son étonnante flexibilité. Regain de forme bien opportun (il était temps !) car il permet à Ferrari de se relancer tout juste dans la lutte pour le titre.
Entre ces deux pointes de réussite, Ferrari a surtout connu le creux de la vague. La faute a des problèmes techniques
et stratégiques. Quand on se saborde soi-même en décidant de faire partir les voitures au dernier moment, on limite les possibilités de pouvoir faire de vraies qualifs. Et il ne faut pas
s’étonner ou pleurer si on se retrouve à partir des stands ou du fond de grille. N’oublions pas non plus le crash monégasque d’Alonso avant les qualifs, alors même qu’il semblait dominer son
sujet. Et puis, nous ne saurions faire l'impasse sur la « consigne » donnée à Massa en Allemagne ; consigne qui leur a valu une amende mais surtout l'opprobre...
Leurs pilotes, justement, ne sont pas au top de leur forme non plus. Massa joue au fantôme ou au
martyre, c'est-à-dire que soit on ne le voit pas sur le circuit, soit il se laisse bouffer par son coéquipier. Et pourtant dieu sait que lors du fameux GP d'Allemagne, la majeure partie des
membres de Fémin-F1 le soutenait à 100% et était très enthousiaste du fait qu'il menait la course tant bien que mal. Et puis nous aimions le symbole que représentait une course en tête un an
après son spectaculaire et dangereux accident. Un peu comme Kubica qui remporte le GP du Canada un an après son crash, c’eût été une belle façon de « fêter » cet anniversaire. Mais non
!
Outre ce triste fait d’armes, le moins que l’on puisse dire c’est que le Brésilien n’a pas laissé grande impression.
Transparent plus qu’impressionnant ou même fracassant. Cela est sûrement réservé à son équipier.
En effet, Alonso ne fait pas non plus une saison extraordinaire. Mais où est passé le double
champion du monde ??? A défaut de s’illustrer sur les podiums, le pilote se fait remarquer par ses coups de gueule, coups de sang, ou mauvais coups de volants (dont il est la seule victime, ce
n’est pas Schumi). Un pilote fracassant on vous dit !
Si l’on s’en tient à l’aspect sportif, à part quelques bonnes courses durant lesquelles il s'est rappelé à notre bon
souvenir en montant sur le podium ou en partant des stands et en effectuant des remontées fabuleuses, on ne peut pas dire que son talent a souvent pointé le bout de son nez. Néanmoins, il ne
loupe pas totalement sa saison puisqu'il fait partie du top 5 au classement des pilotes, s’est même bien relancé dans la course au titre et n’est pas loin de gagner une place sur
Button.
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Poursuivons avec la bonne surprise de ce début de saison, l'écurie Renault. Beaucoup craignait de
voir l'écurie s'effondrer cette saison. La raison ? Un projet de reprise bien nébuleux de Genii Capital et un manque criant d’ambition sportive. Et pourtant l'écurie tient bien son rang ; non
seulement elle engrange de bons résultats, mais en plus, elle est parvenue à redorer son image, écornée par Briatore et ses « manigances ».
Techniquement, la voiture évolue bien et le rythme est bien suivi par le staff. De plus, leur moteur démontre tout
son potentiel sur la Red Bull malgré les critiques (parfois de mauvaise foi) du début de saison. En résumé, ils disposent de tous les éléments pour aller chercher la 4ème place au classement
constructeur.
Leurs pilotes suscitent également de bonnes réactions au sein de notre rédaction. Kubica n'en finit
pas de démontrer qu'il a la carrure d'un pilote n°1. Impeccable et impliqué, il devrait cependant éviter de systématiquement faire part de son mécontentement dans les médias. Quant à
Petrov, même s'il ne suscite pas le même enthousiasme que son coéquipier, il n'est plus aussi décrié qu'au début de la saison. Il nous a montré posséder quelque aptitude en
piste à diverses reprises, et notamment au moment du départ, un de ses gros points forts. D’ores et déjà, on peut souhaiter ne pas le voir disparaître la saison prochaine… mais peut-être dans
un autre team.
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Deux écuries sont en bonne voie mais ont malgré tout du chemin encore à parcourir : Williams et Sauber. Toutes deux
ont vécu un début de saison difficile mais connaissent une bonne progression depuis quelques GP, au point qu'elles ont pu parfois rivaliser avec les Renault et même les Ferrari.
Commençons par celle qui nous semble la plus performante : l'écurie Williams. Le léger mieux de
l'écurie britannique provient d’un développement de la voiture plutôt réussi. Le constat s'est d'ailleurs fait sentir immédiatement : la voiture a gagné en rapidité, en fiabilité. Bien
évidemment, ils sont encore loin de la perfection et les Williams ne tiennent pas durablement la comparaison avec les Ferrari ni même les Renault. Cela reste néanmoins très positif pour cette
écurie qui est à la peine depuis de nombreuses saisons.
Barrichello, « Mister Recordman du nombre de GP disputés » (bientôt 300 !!!) a donc eu un début de
saison difficile. Beaucoup de pépins techniques l’ont forcé à abandonner en cours de GP. Abandons et mauvaises prestations qui nous ont souvent déçus et qui ne lui permettent pas d’engranger
beaucoup de points. On a ainsi pu parfois se poser des questions quant à ses capacités…
Néanmoins, dès que la voiture eût été améliorée on a pu voir qu'il était toujours en jambes, apte à rivaliser avec
notamment le septuple champion du monde et ex-coéquipier (on se souvient tous du GP de Hongrie et du mur qu'il a vu de très près grâce à son « ami » Schumi), pour se rapprocher de plus en plus
du podium.
En revanche, si Hülkenberg a connu les mêmes difficultés que Barrichello en début de saison, à la
différence du Brésilien, il subsiste un doute persistant quant à l'existence d'un quelconque talent chez ce jeune homme. Et pourtant, on aurait bien parié sur lui pour le titre de meilleur
rookie de la saison au vu de ses résultats dans les formules de promotions. Grosse déception donc. En plus, nous n’arrivons pas à trouver quelles sont les raisons de ces non-performances. Juste
pas mal d'erreurs et surtout, aucun flash de réussite…
Ce pilote est tout de même à surveiller puisqu'avec les évolutions de la voiture, il parvient peu à peu (mais avec
plus de difficultés que son partenaire) à revenir dans le rythme. A suivre donc.
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La 2nde écurie en bonne voie est Sauber. Leurs progrès ne semblent pas dus à quelque amélioration
que ce soit sur les voitures, mais à une meilleure utilisation de ce qui était déjà à disposition. Un grand merci à James Key, fraîchement directeur technique de l'écurie. Du coup, l'écurie a
maintenant le potentiel pour aller chercher des points à chaque course, ainsi qu’elle l’a démontré lors des dernières courses.
En revanche, un gros point d'interrogation subsiste concernant les pilotes. Peter Sauber lui-même s’est d’ailleurs
publiquement interrogé sur le sujet. Entre un revenant qui n’a jamais fait d’éclat et signe un come-back des plus ternes (De La Rosa) et un débutant potentiellement talentueux
mais qui nous offre un show en dents de scie, surtout en qualifications, (Kobayashi), les pilotes de l’écurie suisse ne nous émerveillent pas. Il est vrai que nous attendions
beaucoup plus du pilote japonais. Ses quelques belles courses ne suffisent pas et nous attendions qu’il prenne plus nettement l’avantage sur son équipier.
De plus, les pilotes cumulent à eux deux pas moins de 13 abandons, qui ne sont pas tous dus à des problèmes de
fiabilité…
Les récents progrès vont peut-être leur permettre de se montrer à leur avantage lors des prochaines courses. Pour
l’instant, difficile de connaître le vrai potentiel de la voiture et des pilotes… Il va falloir se réveiller rapidement maintenant !
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Plus en vue que Sauber et Williams en début de saison, Force India a amorcé depuis quelques courses
un déclin qui semble irrémédiable. Souvent proche de Renault et Mercedes (et même parfois Ferrari), l’écurie indienne nous a étonné lors des 1ères courses. Mais une question se pose : ces
résultats étaient-ils à mettre sur le compte des progrès de l'écurie ou bien d'une baisse globale du niveau de la grille ? Les récents retours en forme de Sauber et Williams ont en effet mis à
mal la relative belle performance de cette équipe. La 2nde partie de la saison permettra peut-être de voir la réaction de l'écurie face à cette baisse de régime.
Pour cela, l’écurie devra également compter sur un sursaut de ses pilotes. Jusque-là, Sutil a
parfois fait de jolies choses et se montre plus régulier que par le passé, ce qui lui permet de largement dominer son équipier. Aussi, puisqu’il n’est pas un talent caché ou gâché, on se
surprend à espérer le voir dans une meilleure écurie afin de voir ce qu’il vaut réellement.
En revanche, Liuzzi déçoit. Brouillon et rarement dans les bons coups, son compteur de points ne
décolle pas, pas plus que sa côte de popularité au sein de notre équipe. Dommage, nous étions plusieurs à attendre plus de l’Italien.
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Viennent ensuite quatre écuries qui ne nous ont ni enchanté ni déçu, vu que l’on n’attendait pas grand chose
d'elles...
D’une part, la petite sœur de RedBull, Toro Rosso nous a montré un niveau d’ensemble très moyen tant
concernant les voitures que les pilotes. Et depuis que les Williams et les Sauber sont en meilleures formes, les Toro Rosso tirent la langue. Larguées et reléguées en fond de grille, aucune
amélioration ne semble venir. Inquiétant.
Les pilotes ne nous ont pas plus impressionnés que les voitures. Rien de remarquable chez
Alguersuari, hormis ses yeux bien sûr ! En piste, ce n’est ni catastrophique, ni enthousiasmant. Buemi, selon nous, pourrait peut-être avoir du potentiel, un talent inexploité et masqué par une malchance
chronique.
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D’autre part, il y a les inévitables derniers wagons que d’aucun appellent les chicanes mobiles du plateau : HRT,
Lotus et Virgin. Ces écuries n’ont aucune certitude quant à leur pérennité dans le petit monde de la F1 (surtout HRT) tant les progrès depuis le début de la saison sont impalpables… Déjà très
en retard à leur arrivée, elles semblent, à des degrés différents bien sûr, avoir progressé moins vite que les autres… C’est dire l’écart qu’il peut exister entre elles et le reste du plateau ;
écart plus ou moins énorme selon les topographies de circuit d’ailleurs. Quant aux pilotes, pas grand-chose à en dire : ils nous feraient de la peine voire de la pitié tant ils subissent tant
bien que mal en silence et rongent leur frein en rêvant sûrement à un futur plus souriant.
L’écurie en position la plus critique, tant sur le plan sportif que sur son futur, est HRT. Elle
accuse un sacré déficit de performance et surtout un énorme déficit financier. Situation catastrophique au point de s’interroger sur la capacité de l’écurie à terminer la saison… Et il paraît
bien irréaliste de penser à une deuxième saison !
En attendant d’hypothétiques jours meilleurs, et afin de combler son manque de dollars, un pilote payant a fait son
arrivée lors des dernières courses : Yamamoto, tout d’abord en remplacement de Senna, puis de Chandhok. On passera sur ses performances qui ne sont même pas au
niveau des titulaires. Le pilote le plus performant du team est Senna. Une question se pose concernant ces trois pilotes : a-t-on vraiment envie de les retrouver sur la piste
la saison prochaine ? Pas vraiment voire pas du tout, sauf à la rigueur s’agissant de Senna pour savoir quel serait son niveau au volant d’une « vraie » F1.
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Performance un poil au-dessus pour Virgin. Le rythme en course reste faible, mais « moins pire » que
HRT. Et côté financier, l’avenir à court terme de l’écurie ne semble pas menacé. Pourtant, parmi les trois petites nouvelles, Virgin nous semblait être légèrement plus performante en tout début
de saison. C’est donc une grosse déception de la voir maintenant derrière Lotus.
Concernant les pilotes, Di Grassi est complètement éclipsé par son équipier Glock. Plus expérimenté,
l’Allemand parvient souvent à mieux se qualifier et à mieux s’en sortir en course. Du coup, même si pour l’ancien pilote Toyota, cela n’est pas vraiment satisfaisant, il ne s’en tire pas trop
mal. Di Grassi, en revanche, pourrait avoir définitivement ruiné sa carrière en même pas une saison…
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Lotus est à ce jour la meilleure des petites nouvelles. Un potentiel qui pointe le bout de son
museau et des promesses pour la saison future. L’écurie a de l’ambition et ne voit pas seulement à court terme. Notre seul doute : a-t-elle les moyens de ses ambitions ?
Il est indéniable que l’écurie a progressé depuis le début de saison et que son choix de
pilotes n’y est sûrement pas étranger. Bien sûr, tout n’est pas rose, et des soucis de fiabilité ont souvent nuit aux performances des pilotes. Toutefois, Kovalainen comme Trulli, ont pu et su
montrer qu’ils n’avaient rien perdu de leur talent et qu’en combinant leur expérience avec une bonne stratégie, ils peuvent grimper de quelques places dans le peloton. Reste que l’exercice des
qualifications ne pardonne pas le manque intrinsèque de vélocité de la voiture et que chaque week-end de GP, il leur est impossible d’accéder à la deuxième phase de
qualification.
En course, comme en qualifs, Trulli et Kovalainen nous semblent former une paire de pilotes bien
équilibrée. C’est d’ailleurs peut-être la seule écurie (avec Red Bull) où les pilotes font jeu égal au fil des courses. Et nous espérons que ces deux pilotes continueront encore à piloter une
monoplace l’an prochain, ils ne sont certainement pas les moins talentueux et méritants du plateau.
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Place maintenant à la dernière écurie : Mercedes. Pour nous, le bide de la saison. Entre le rachat
de l'écurie championne du monde et le recrutement archi-médiatique de Schumacher, on espérait autre chose. S’il est excusable que la voiture ne soit pas bien née, puisque que l'écurie s’est
penchée assez tardivement sur le programme technique 2010 l’an passé, il est inexcusable qu’une écurie de cette envergure n’ait su montrer aucun progrès en douze courses ! Au contraire, elle
régresse et les évolutions techniques, loin de porter leurs fruits, semblent au contraire contreproductives.
Les dirigeants de l’écurie sont heureusement conscients de la situation et ont d’ores et déjà annoncé s’être lancés
dans le développement de la monoplace pour la saison prochaine.
Côté pilote, rien à dire sur « Charming » Rosberg, qui fait le boulot. Le blondinet polyglotte
assure les bonnes qualif et les points en course. Il est d’ailleurs monté trois fois sur le podium et a marqué des points 10 fois sur les 12 courses disputées. De bons résultats donc, et une
carrure de pilote numéro 1 pour le jeune Allemand qui pourtant est souvent discret en piste. Il s’impose donc tranquillement comme un bon pilote solide et régulier, sans pour autant
véritablement en imposer et impressionner.
Schumacher, en revanche, ce n’est pas terrible terrible ! Ce n’est même pas ça du tout. Nous
n’allons surprendre personne en affirmant que l'on espérait bien mieux de lui. Entre son palmarès et son come-back archi-médiatisé, il était plus qu’attendu au tournant. Et il a déçu bien des
fans, réjouissant par là-même bien des détracteurs qui ne se lassent pas de pointer du doigts les ratés, les revers, les errances ou les travers de l’ancien « Maître » du paddock.
Reste à connaitre la ou les raisons de cet échec retentissant. L'âge ? La difficulté à s'adapter aux voitures 2010 ?
Le plus étrange est qu'il semblerait que ce soient les virages lents qui lui posent problèmes, alors que normalement, pour un pilote ayant dépassé la date de péremption, ce sont plutôt les
virages rapides qui sont difficiles à gérer. Signe que le problème est peut-être aussi technique. On parle beaucoup d'une difficulté à faire fonctionner les pneus avant. Schumi lui-même a
d’ailleurs profité de l’intersaison pour pointer du doigt une voiture dans laquelle il serait très difficile de s’adapter, cette dernière ayant été développée pour un tout autre style de
pilotage.
En parlant de style de pilotage, une chose n’a pas changé chez Schumi : son agressivité au-delà du tolérable en
piste. Kubica mais surtout Barrichello en ont fait les frais… et sa manœuvre véritablement dangereuse sur ce dernier lui a d’ailleurs valu une sanction de la FIA pour la prochaine
course.
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La revue des troupes est maintenant terminée. Reprise de l’action dès ce dimanche, à Spa, pour, nous l’espérons, une
très belle course.
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