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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 19:01

les news 2010
retour vers les news de la saison


F1 2010, c’est parti !


Elles sont de retour ! Présentations en cascade des nouvelles monoplaces, premiers tours de roue sur le circuit de Valencia, pas de doute, la saison 2010 est bien lancée !

Esthétiquement, les couleurs et les formes changent. Qu’en est-il des performances ? Après seulement 3 jours d’essais, et uniquement 7 d’entre elles sur la piste (Ferrari, Mercedes, McLaren, Renault, Williams, BMW Sauber et Toro Rosso), il est difficile de tirer des conclusions définitives.

La Collection 2010

Les « belles » version 2010 ont subi une rhinoplastie plus ou moins sévère et plus ou moins agréable pour le regard. Plongeants ou droits. Bombés ou incurvés. Les designers les ont fignolés. Et si les nez des Mercedes et des Ferrari sont discrètement retroussés, l’appendice nasal de la Toro Rosso, lui, est incroyablement cassé ! Il est d’ailleurs remarquable que cette année la Scuderia Toro Rosso présente sa propre voiture, et non la petite jumelle de la Red Bull que nous n’avons toujours pas découverte.

Essais1-nezMercedesEssais1-ToroRosso

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A l’arrière de la tête du pilote, les ailerons dits « de requin » ont pris deux directions opposées : ils ont soit totalement disparus (Ferrari, Williams, Mercedes, Virgin) soit sont devenus hyper-imposants (McLaren, Renault, Toro Rosso, Sauber).

Outre les formes, ce que l’on remarque surtout, ce sont les couleurs. Grosse tendance de la saison : le noir ! Allié au jaune pour Renault qui renoue avec son passé, marié au blanc pour Sauber, et combiné au rouge chez Virgin (qui n'a pas roulé). Les flèches d’argent, au nombre de 4 dorénavant, se distinguent par la couleur de leur sponsor principal : rouge pour McLaren, vert pour Mercedes. Peu de changement chez Toro Rosso, l’animal s’étale sur tout l’aileron de requin. Enfin, rouge et bleu traditionnels pour Ferrari et Williams.

Essais1-Williams
Certaines beautés se font encore désirer… Quelles tendances auront-elles adoptées ?

Maintenant, en piste !

Après une intersaison 2009-2010 particulièrement mouvementée : disparitions et rachats d’écurie, transferts à sensation, come-back surprise, cette semaine à Valencia a enfin redonné toute sa place au sport et au spectacle !

Evidemment, il convient d’être toujours très prudent au moment d’analyser les premiers chronos, personne ne connaissant réellement le programme de travail des écuries. Prudence d’autant plus nécessaire qu’avec l’interdiction des ravitaillements en essence, il peut y avoir potentiellement d’énormes écarts de performance selon qu’une écurie décide de tester sa voiture avec le plein d’essence ou à vide. Toutefois, la hiérarchie des essais, relativement constante tout au long des trois jours d’essais, laisse déjà apparaître quelques solides tendances.

Essais1-FerrariFAConstamment en haut de la feuille de temps, que ce soit avec le revenant Felipe Massa ou avec le nouveau venu Fernando Alonso, la Ferrari F60 a fait forte impression et se positionne d’entrée de jeu comme l’épouvantail du début de saison. De quoi redonner un peu de sérénité à la Scuderia, qui sort d’une saison 2009 très moyenne, et qui a été ébranlée par le départ de Michael Schumacher chez Mercedes.

Les Mercedes ? Un look agressif, un Schumacher dont les problèmes de cou semblent définitivement oubliés, de bons chronos, mais un ton en dessous de ceux de la Scuderia. La faute à divers soucis techniques et à un équilibre jugé peu satisfaisant. Du côté de l’écurie allemande, qui claironnait son envie de titre il y a encore quelques jours, les ambitions sont déjà revues à la baisse, et on s’attend à un début de saison difficile.

Essais1-Mercedes
Essais1-paraffineMcLarenMême sentiments mitigés du côté de McLaren, avec des chronos que l’on qualifiera de « bon mais sans plus ». Par ailleurs, l’usage intensif de la paraffine verte, destinée à visualiser les flux aéros sur la carrosserie, rappelle la situation de l’année passée, quand l’écurie traquait le « loup » qui se cachait dans la MP4-24. Faut-il s’attendre à un nouveau raté avec la MP4-25 ? Pas sûr. Mardi, sur un long relais, Lewis Hamilton a enchaîné une série de chronos qui a fait forte impression sur la concurrence.

Essais1-SauberFinalement, derrière Ferrari, ce sont les BMW Sauber-Ferrari (et oui, BMW n’est plus là, mais pour des raisons administrativo-commerciales, l’écurie n’a pas changé de nom) qui se sont montrées le plus à leur avantage. Une écurie sans sponsor, à l’avenir longtemps incertain : tout laisse à croire que les excellents chronos de Pedro de la Rosa et Kamui Kobayashi ne sont que du bluff destiné à ferrer de potentiels sponsors.

Mais que disait-on il y a un an, à pareille époque, des chronos surprenants des Brawn GP ?


A l’autre extrémité des feuilles de temps, on trouve les Williams et les Renault. Chez Williams, les chronos plus que moyens trouvent en partie leur explication du côté du nouveau moteur Cosworth, dont c’était le baptême de la piste, et dont le régime était limité.

Essais1-RenaultPlus inquiétante est la petite forme affichée par Renault. Il y a d’ailleurs un paradoxe dans le fait de voir cette écurie arborer fièrement les couleurs historiques jaune et noire de Renault, alors que l’implication du constructeur français n’a jamais été aussi faible, les rennes de l’équipe étant maintenant tenues par le fonds luxembourgeois Genii Capital. Le recrutement du pilote payant Vitaly Petrov ainsi que l’aspect de la Renault R30 (qui semble pour l’instant n’être qu’une timide évolution de la calamiteuse R29) n’augurent rien de bon.

Prochaine session d’essais du 10 au 13 février à Jerez. Les 8 de Valence devraient être rejointes par Red Bull, Force India et Virgin.



Lundi 1er Février

1. F. Massa - Ferrari F10 - 1:12.574 - 102 tours
2. P. de la Rosa - BMW Sauber C29 - 1:12.784 - 74 tours
3. M. Schumacher - Mercedes W01 - 1:12.947 - 40 tours
4. N. Rosberg - Mercedes W01 - 1:13.543 - 39 tours
5. G. Paffett - McLaren MP4-25 - 1:13.846 - 86 tours
6. R. Barrichello - Williams FW32 - 1:14.449 - 75 tours
7. S. Buemi - Toro Rosso STR5 - 1:14.762 - 18 tours
8. R. Kubica - Renault R30 - 1:15.000 - 69 tours

Mardi 2 Février

1. F. Massa - Ferrari F10 - 1:11.722 - 124 tours
2. K. Kobayashi - BMW Sauber C29 - 1:12.056 - 96 tours
3. L. Hamilton - McLaren MP4-25 - 1:12.256 - 108 tours
4. R. Kubica - Renault R30 - 1:12.426 - 119 tours
5. N. Rosberg - Mercedes W01 - 1:12.899 - 119 tours
6. R. Barrichello - Williams FW32 - 1:13.377 - 102 tours
7. S. Buemi - Toro Rosso STR5 - 1:13.849 - 107 tours

Mercredi 3 Février

1. F. Alonso - Ferrari F10 - 1:11.470 - 127 tours
2. P. de la Rosa - BMW Sauber C29 - 1:12.094 - 80 tours
3. M. Schumacher - Mercedes W01 - 1:12.438 - 82 tours
4. J. Alguersuari - Toro Rosso STR5 - 1:12.576 - 97 tours
5. J. Button - McLaren MP4-25 - 1:12.951 - 82 tours
6. V. Petrov - Renault R30 - 1:13.097 - 75 tours
7. N. Hülkenberg - Williams FW32 - 1:13.669 - 126 tours
Par Thibaut et Marie - Publié dans : News de la saison 2010
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 10:00
Humour




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 Ma « vie » avec des fans de F1

 

Les week-ends... Je crois que personne n'osera me contredire si je dis que tout le monde adore les week-ends. Comment dire ? Le week-end c'est synonyme de grasses matinées, c’est buller, se légumer devant la télé et regarder des séries pourries avec un air plus qu’absent, le tout sans se laver.


Le week-end c'est aussi les potes (mais si ! vous savez...les charlots et les cruches qui vous collent au train depuis des années et à qui vous n'avez jamais dit tout le mal que vous pensiez d'eux parce que bizarrement vous ne pouvez pas vivre sans...des potes quoi !) Des potes donc, avec qui on sort boire un verre, faire la fiesta ou se faire une toile.

 

Ah les week-ends… On adore tous les week-ends : le repos, la tranquillité, déconnecter de cette vie de dingues qui nous fait courir tout le reste de la semaine... *soupir*


Je ne sais pas comment se passent vos week-end ; peut-être se déroulent-ils ainsi ? Lucky you !!! Parce que pour ma part c'est loin d'être le cas ! Au point que je ne souhaite qu'une chose : ne jamais être en week-end. J'ai bien essayé mais mon patron et le code du Travail ne sont pas d'accord avec moi... Mais je suis sûre que vous ne me croyez pas.


Alors lisez plutôt !!!

Lire la suite ...


Samedi matin, je me fais une bonne grasse mat' jusqu'à quoi ? Onze heures à peu près ! J’enfile ma robe de chambre, je me fais un café que bois en grignotant quelques tartines. J'allume la télé (non, je ne la mets pas en veille parce que je respecte la planète "moa" !) et je m'installe dans le canapé. Bref, je suis prête à me légumer devant mon écran cathodique. Zappette en main, pieds sur la table basse, chat sur les genoux. Tout est paré quand... le téléphone sonne. J'éjecte mon chat, je me lève, je cours prendre le combiné avant que le répondeur ne se mette en route.

  •  « - Salut! C'est moi! Ça va? Tu as passé une bonne semaine? Tu fais quoi cette après m'? »

Ça c'est Marie une vraie pile électrique, toujours branchée sur 10000 volts. Comme j'ai un certain humour je lui réponds:

  • « - Salut! Bien, oui, rien.»

 Sans faire attention à mes réponses plus que concises elle enchaîne:

  • « - Ça te dirait qu'on se voit? On pourrait aller à la fnac, faire les soldes, boire un café...
  • - Oh bah oui tiens pourquoi pas. On se retrouve à quelle heure?
  • - On a qu’à dire dans une heure.
  • - Où ?
  • - À Place d'Arc.
  • - Ok à tout'.
  • - A tout'. »


Et voilà en 30 secondes (chrono en main), mon après-midi est pris. Et voilà , je réalise : « Aaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh ch'uis pas lavée !!! ». Alors je file en 2-2 dans la salle de bain, je me lave les dents, le visage, je saute dans la douche et en 20 minutes je suis ready (et n'oubliez pas que pourtant je me suis grouillée...). Je rassemble quelques affaires nécessaires dans mon sac à main, je cherche mes clés de maison, de voiture..., je vérifie que tout est bien éteint, que le chat n'est pas prêt à filer entre mes pattes et je m'en vais.

 

Arrivée à Place d'Arc voilà que j'aperçois au loin « la Marie ». On échange les conversations classiques sur la semaine qui vient de s'écouler, qui se réduit en fait à une activité principale: le boulot, tout en marchant dans les rues commerçantes de la ville.

Je lui raconte que je suis crevée, que j'ai fait un bon gros dodo...elle me raconte qu'elle "pareil" sauf qu'elle s'est levée à 5h ce matin. Et là je lui demande pourquoi.

 

Erreur. Grosse erreur !!!


Avec cette simple question je viens de plomber mon après-midi tout entier !!! Pourquoi ?

Parce que mon amie est une fan de F1. Et pour quelles raisons un samedi matin un fan de F1 se lève aussi tôt ? Pour regarder les essais de F1!!! (et oui comme j'ai d'autres amies qui adôôôrent la F1, il a bien fallu que j'intègre quelques infos de base comme le calendrier : samedi = essais, dimanche = GP).


Et là, de 14h à 18h, je me tape les essais du GP de pétaouchnoc en long, en large et en travers. Pour autant je ne pourrais pas vous les raconter parce que je n'ai pas compris un traître mot de ce qu'elle m'a dit. Pendant 4 heures, je me contente de sortir ça et là des « ah bon?! » « ah bah dis donc », mais aussi l'éternel « mmmhhh » indispensable à toute personne voulant faire croire à une autre qu'elle s'intéresse et suit ce qu'elle dit alors qu'en fait ...bah non !

 

Et le pire c'est qu'au milieu de ce monologue passionné, j'essaye de dévier la conversation pendant nos emplettes en lui demandant son avis sur tel pull, tel pantalon ou même tel rouge à lèvres ; et quand je pense avoir réussi et que je pars sur un sujet plus sérieux tel que la mort de milliers de personnes dans un tremblement de terre, immanquablement nous revenons sur le sujet du départ : la F1 ! Et Alonso ce crétin pas fichu de faire je-ne-sais-quoi et le président de la bidule-truc qui ne veut pas changer je ne sais quelle règle qui ne sert à rien et qui nuit au spectacle…


Ah bon ? Première nouvelle ! La F1 est un spectacle ?!

Moi bêtement je pensais que c'était des bagnoles qui faisaient des tours et des tours et des tours et des tours... d'un même circuit juste pour... bah pour rien en fait !

 

A la fin de l’après-midi, on se quitte en se disant qu'on a passé un super après-midi et qu'il faudrait remettre ça dans pas longtemps. Et moi dans ma tête je me dis « en tout cas pas un jour où il y a de la F1 ça c'est sûr !»

 

Ok ! Là vous vous dites que je vous embête pour rien parce qu'il me reste le dimanche !

C'est ce que je me disais aussi... jusqu'à ce que je sois réveillée en sursaut parce que quelqu'un s'était oublié sur ma sonnette et tambourinait à ma porte à 5h45 du matin !!!


Je me lève difficilement, regarde dans le judas et là je vois une autre amie (Juju) le visage rouge d'excitation et d'énervement.
(ce qui est assez marrant en y repensant pour une fan de Ferrari !). Je lui ouvre la porte en lui disant « qu'est-ce qui se passe?! » d'un air paniqué parce que si elle est venue me réveiller à c't' heure et de la sorte c'est qu'il se passe quelque chose de grave. Et là dans ma tête je recense tout ce qui peut être arrivé : un grave accident, la mort d'un proche; bref, quelque chose de grave quoi !

 

Tout en rentrant dans mon appart' comme un boulet de canon et en se précipitant dans la salle à manger, elle me sort : « ma télé est en panne alors qu' il y a le GP du ... »  Et là je me dis « Quoi ?! Je dois être en train de rêver là. Non je ne rêve pas, je cauchemarde mais je vais bientôt me réveiller parce qu'on finit toujours par se réveiller d'un cauchemar… ».

 

Pendant ce temps, et tout en allumant ma télé et en s'installant dans mon canapé, ma zappette à la main, il me semble entendre quelque chose comme « … et je me suis dit que ça te dérangerait pas que je le regarde chez toi. » …  

 

Vérité incontestable dans son esprit de fanatique...

 

Et d'un coup,  ravissement sur son visage : le GP n'a pas encore commencé. Mais ça ne va pas tarder. Elle est arrivée à temps. YES!!!!!!!!  Elle se retourne alors vers moi en me disant enfin : « Je suis désolée de t'avoir réveillé si tôt mais vas te recoucher si tu veux. ». Trop aimable...

 

Je fais ce qu'elle me dit parce que d'une, je suis crevée et de deux, je me fous de la F1 (et puis j'en avais suffisamment soupé la veille !)

 

Heureusement Morphée m'a gentiment attendue, les bras grands ouverts pour que je vienne me blottir tout contre elle et qu'elle m'emporte loin, loin, très loin de la F1.

 

Je retombe dans mon sommeil oh combien mérité quand je suis réveillée de nouveau en sursaut mais cette fois par des cris venant de ma salle à manger… Et oui, j'avais oublié ! Une fan de F1 y campait en gesticulant, en hurlant je-ne-sais-quoi à je-ne-sais-qui et sautant sur mon canapé (le bousillant soit dit en passant). En bref, impossible de dormir...

 

J'allume ma lampe de chevet, prends un bouquin, mets mon MP3 sur mes oreilles et je passe le temps ainsi pendant presque 2 heures… jusqu'à ce que je sente qu'on me regarde et que je relève la tête. Mon amie est plantée là à me regarder et remue les lèvres. J'entends rien. Ah oui c'est vrai j'ai mes écouteurs. Je les retire en disant vulgairement « Hein? ».

« Tu dors pas,? » me demande-t-elle. Je lui dis que non, ce à quoi elle réponds dans un même souffle par un : « bon je te laisse c'est fini encore merci » et elle s'en va comme elle est venue...Comme un ouragan  (et pourtant ce n'était pas le GP de Monaco parce que sinon il aurait pas été à c't' heure).

 

Là vous comprenez, et vous vous dites « Oh le week-end de... (mot de Cambronne)! »

Et bien je vous réponds : « oh oui mais il y a pire ! » Si, si. Un week-end de 3 jours entiers (donc en fait jours et nuits) avec que des fans de F1.

 

Grosso modo c'est pareil… mais en plus long ! 3 jours et 3 nuits entiers à parler F1, manger F1, boire F1, regarder de la F1. Et en fait, c'est à ce moment que le spectacle commence. Non, non ne vous y trompez pas je ne parle pas de la F1 mais des fans de la F1... J'assiste à quelque chose que je n'aurais jamais cru voir dans toute ma vie !


Dites-vous bien que toutes ces personnes sont en temps normal cultivées, civilisées...

Et bien quand ça regarde la F1, ça hurle, ça crie, ça se balance des coussins dans la figure...


Encore un peu et ça monterait sur un ring pour se coller 2 ou 3 caramels dans le tarbouif ; et si tu essayes de t'échapper de la pièce, il y en a toujours un pour te demander où tu vas et tout le monde te regarde avec un air de dire : pas bouger ! (oui c'est plutôt hargneux le fan de F1...et inquiétant...j'aimerais pas en croiser dans une ruelle sombre...)

Alors bien évidemment vous vous demandez sûrement pourquoi je me suis infligée pareille torture (je me suis posée la question moi-même)...tout simplement et stupidement parce que je n'ai pas regardé le calendrier et je n'ai donc pas fait gaffe que c'était un week-end F1 !!! Non mais franchement quelle idiote !!!


Heureusement, j'ai réussi à me faire la belle le dimanche juste avant le GP en prétextant que je devais rentrer avant la nuit (bah oui c'était presque l'hiver- en fait dans mon malheur j'ai eu de la chance!).
Bien sûr, tout le monde me disait « Oh bah non! T'es sûre que tu veux pas rester pour le GP ? Tu vas voir c'est super ! ». Je leur ai répondu « Non je peux vraiment pas. Désolée » et ce avec une tête affligée (et soit dit en passant avec un talent de comédienne que je ne soupçonnais pas posséder) de ne pouvoir assister à ce miracle de la vie qu'est un GP de F1.

 

Alors voilà maintenant l’objet de mon récit : quelques conseils de survie, si vous avez des ami(e)s fans de F1 mais que vous ne l'êtes pas :

  1. - toujours vérifier le calendrier avant de dire oui à une sortie ou un week-end avec eux !!!
  2. - ne jamais les lancer sur le sujet! (Ils finiront toujours par en parler alors accordez-vous quelques instants de répit)
  3. - débranchez la sonnette, coupez le téléphone pendant les week-ends de F1.
  4. - n'achetez pas de télé, ne prenez pas internet, ne prenez que le basique pour votre mobile (parce qu'un jour ou l'autre, on vous monopolisera l'un de ces objets pour assouvir cette passion qu'est la F1)
  5. - encore mieux! (et éventuellement, parce que faut être réaliste tout le monde ne peut pas se le permettre) changez d'ami(e)s !!! Là au moins vous êtes sûre d'être pénard(e)s!!
  6. - et sinon le dernier conseil de survie (mais alors vraiment en dernier ressort!) : mettez-vous à la F1 !!!


Bien sûr vous vous demandez certainement si j'ai suivi mes propres conseils. ..

 

Et bien comme je suis étourdie, gaffeuse, télévore, et que je suis tellement difficile à vivre que je ne pouvais me payer le luxe de changer d'amies, il a fallu que je m'y mette... Alors pour celles et ceux qui seraient dans le même pétrin que moi, je vous dis à bientôt pour un spécial « aimer la F1 en 10 leçons » !

 

 

____________________________


Toute ressemble avec des personnes ou des situations ayant réellement existées ne serait que pure coïncidence... ;-)

Par Aurore - Publié dans : Humour
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 00:00

Heikki Kovalainen
un Finlandais pas comme les autres

heikki kovalainenPeau claire, yeux bleus, cheveux blonds, patronyme en « -nen » mais sourire permanent. Nul doute, Heikki Kovalainen est un Finlandais atypique. Loué pour sa gentillesse et sa sympathie, il se distingue de certains de ses plus illustres compatriotes pilotes. Malheureusement, il semble aussi voué à s’en distinguer par son palmarès. Personne ne voit en lui un futur champion du monde...


Après avoir couru dans deux écuries championnes du monde (Renault et McLaren) sans convaincre réellement, l'avenir d'Heikki en F1 s'est
momentanément assombri puisque pour 2010 McLaren lui a préféré Jenson Button, le nouveau Champion du Monde... Il a finalement retrouvé un baquet chez Lotus fraîchement revenue à la F1. Une bonne nouvelle, car après le départ de Kimi Räikkönen, il aurait été dommage qu'aucun Finlandais ne soit présent en F1, d'autant que le natif de Suomussalmi n'est pas dénué de talent. Pourtant, si sa carrière en était venue à s'arrêter fin 2009, il y a fort à parier qu'on n'aurait pas retenu grand chose de lui : une victoire symbolique lors de la course des champions face à Michael Schumacher et Sébastien Loeb en 2004, un titre manqué face à Nico Rosberg en GP2 en 2005 et un impressionnant crash en F1 en 2008 à Barcelone. Un bien maigre butin pour le Viking !


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Heikki Kovalainen n'est pourtant pas un sombre pilote de fond de grille. Il a tout même glané en 3 saisons en F1 : 1 victoire, 3 podiums, 1 pole, 2 meilleurs tours. Ses saisons sont aussi synonymes de 87 points marqués en 52 courses, soit 28 courses terminées dans les 8 premiers pour seulement 8 abandons. Les statistiques démontrent donc qu'Heikki n'est pas un "branquignole", vous ne trouvez pas ?

Bien sûr, le petit Finlandais (enfin pas si petit que cela au regard de la taille moyenne des pilotes... il mesure tout de même 1m72 !) n'a pas l'aura d'un Raïkkönen ou d'un Hakkinen. Il suscite moins d'enthousiasme que des prodiges comme Vettel ou Hamilton. Il marque moins les esprits que Kubica ou Rosberg. Pourquoi ?

Pourquoi certains pilotes se remarquent plus - indépendamment de leur talent en piste - ? Impossible de répondre. Charisme, promotion, caractère, écurie, résultat, nationalité... autant de paramètres qui entrent en jeu mais ne peuvent apporter de réponse claire. Indéniablement, certains ont un petit truc en plus qui les distingue des autres. Est-ce le cas d'Heikki ? Sur un point, oui : Heikki Kovalainen est atypique parce que sympathique, ce qui n'est pas connu pour être la qualité première des pilotes venus du grand nord. Un trait donc en soi remarquable... mais ce n'est pas suffisant. Pour être honnête, Heikki se fond plutôt dans la masse.

En effet, outre cette "dissonance" dans son profil, Heikki ressemble à ses compagnons de piste. Comme la plupart de ses collègues, Heikki dit aimer les pâtes, le sport, les jeux vidéos, la vitesse, les sensations fortes (il est également pilote d'hélicoptère), les gadgets, il vit en Suisse, et ... Stop ! Revenons-en au sport ! Je (me) reprends donc : comme la plupart de ses collègues, Heikki a suivi le parcours classique des apprentis pilotes : débuts en karting dès son plus jeune âge (6 ans pour les premiers tours de roues, 10 ans pour les 1ères compèt') et rodage dans les diverses formules de promotions. Il y connaît un parcours correct, mais pas éblouissant. Jugez vous-même.

Avec en poche la victoire aux Elf Masters à Paris Bercy pour bien commencer le 3ème millénaire, "Kova" débute la course de monoplace en 2001 dans le championnat de Formule Renault Britannique. 2 victoires, 2 poles, 3 meilleurs tours et un titre de "rookie of the year" plus tard, il intègre le Renaud Driver Development et débute en F3 Britannique dont il terminera 3ème et à nouveau meilleur débutant. Un petit passage en World Series by Nissan lui apporte une deuxième place en 2003 (derrière Franck Montagny) et le titre de champion en 2004. Son apprentissage touche alors à sa fin puisqu'il rejoint l'antichambre de la F1 : le GP2. Leader pendant une grande partie de la saison, il ne finit "que" vice-champion, derrière un certain Nico Rosberg. Un titre qui suffit à lui ouvrir les portes de la F1, mais seulement en tant que pilote d'essai chez Renault.

Il lui faut attendre patiemment qu'une place se libère pour être titularisé en 2007 aux côtés de Giancarlo Fisichella. Dans une écurie en mal de leader, il doit se faire un nom. Un nom que son équipe s'est chargé de lui donner : Heikki Kovalainen devient Jean-Pierre Kova... comme pour faire la nique aux grincheux en manque de pilotes français. Mais "Jean-Pierre" ne porte haut ni les couleurs de sa Finlande natale, ni celles de son écurie. Ces débuts en F1 sont plus que difficiles. Une première moitié de saison véritablement catastrophique menace d'écourter sa carrière. Heureusement, un déclic se produit chez le Finlandais lors du GP du Canada. Dès lors, il nous offre un tout autre visage : plus rapide, plus accrocheur, certainement plus confiant...

Le rookie se révèle alors être un vrai pilote de F1. Déjà fiable depuis son premier GP, il démontre peu à peu toute son efficacité jusqu'à terminer 7 fois consécutives dans les points. Il réussit à accrocher un podium au pied du mont Fuji malgré des conditions de course particulièrement difficiles. Un beau résultat pour une première saison ; saison qui aurait pu être vierge de tout abandon sans un sournois souci mécanique lors du GP du Brésil. Rageant !

Rookie de bonne envergure, certes loin d'un Hamilton, Heikki attire les convoitises de McLaren qui le signe aux côtés de leur "prodige" maison. Deux conclusions paradoxales peuvent être tirées de ce recrutement : le Finlandais est suffisamment doué pour intéresser un top-team, mais pas suffisamment talentueux pour faire de l'ombre à Lewis... Cela signifie aussi certainement qu'Heikki n'est pas la tête de cochon que peut être Alonso. Forcément, Heikki est un gentil !

Gentil, mais déterminé à ne pas jouer les faire-valoir d'Hamilton. Il signe un très bon début de saison 2008, proche de son équipier et régulier. Tout change brutalement à Barcelone : énorme crash, sans séquelles physiques, mais après lequel rien n'est plus pareil. Peut-être affecté mentalement, mais surtout jouant de malchance, Heikki va connaitre des hauts et des bas. Première pole (Silverstone) et première victoire (Budapest), mais aussi de nombreux abandons et soucis techniques, des belles qualifs gâchées avant le départ ou dans les premiers tours, etc. L'illustration la plus flagrante de cette malchance chronique : sa course à Spa. Qualifié 3ème, il ne part finalement que 14ème à la suite d'un ennui au départ. Il remonte alors ses concurrents et pointe à la 7ème place dans le 9ème tour... mais voulant dépasser Webber, les 2 pilotes s'accrochent et le Finlandais reprend la piste en 15ème position. Déterminé, il repart à l'assaut de la tête de course et pointe à la 6ème place à l'entame du dernier tour... quand sa boite de vitesses le lâche ! Arrrgh !

Au final, il termine cette saison à la 7ème place du classement, très loin de son champion du monde de coéquipier. Totalement tombé dans l'anonymat, si Heikki espérait changer d'image en 2009, c'était sans compter sur l'inefficacité de sa monoplace. En qualifs comme en course, les deux pilotes McLaren ont du mal à démarrer en début de saison. Et si en qualifs, Heikki fait jeu égal avec Lewis, il ne concrétise pas en course, "victime" de nombreux abandons, alors même qu'il se trouve souvent devant son équipier... Tant et si bien qu'il ne marque que rarement des points (Shanghai, Hockenheim et Budapest). Au fil de la saison, il ne semble pas progresser. En effet, alors que son équipier retrouve peu à peu les joies de la victoire et de la bagarre en tête de course, Heikki, lui, semble stagner et plonge dans les affres du classement et de l'oubli. Cruel !

Sa courte carrière en F1 se serait donc achevée de bien triste manière si personne n'avait songé à lui pour 2010 car Heikki n'est pas plus mauvais que d'autres titulaires. Éclipsé par un équipier "énorme" de talent et de personnalité, et écrasé par la poisse, jusque là le petit Finlandais atypique ressemble finalement peu à un féroce viking... Il tient plus de Casper : gentil mais transparent. Dommage...  Saura-t-il se montrer plus consistant la saison prochaine avec l'écurie renaissante Lotus? Je l'espère sincèrement. Pas vous ?
Par Marie - Publié dans : Un autre regard sur la F1
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