Dossier Tech'


Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 11:00

On attendait une révolution, nous avons eu droit à un fiasco… mais pendant la première moitié de saison seulement, car depuis quelques courses, les écuries qui ont persisté commencent à remonter. Cela mérite bien de s’intéresser d’un peu plus près à lui : le KERS !

La genèse : De plus en plus montrée du doigt en raison de sa grande tendance au gaspillage, la Formule 1 a tenté de "verdir" son image avec une nouveauté technologique qui devait rendre les F1 plus "écologiques". Ce nouveau sujet de recherche baptisée KERS pour ''Kinetic Energy Recovery Systems'' (en français, ''Systèmes de récupération d'énergie cinétique'' - SREC) a permis, dans une certaine mesure, à la F1 de retrouver son rôle de laboratoire de recherche pour l'industrie automobile. Derrière ce nom compliqué se cache une idée simple : récupérer l'énergie perdue au freinage pour la réutiliser plus tard.

Présenté comme une grande innovation, un pas considérable dans le sens d'une voiture plus écologique, le KERS n'est toutefois pas si novateur. En effet, des solutions de ce type existent déjà dans d'autres domaines, trains ou voitures hybrides par exemple. Le gros défi lancé aux ingénieurs était donc de l'appliquer à la F1 avec des contraintes de poids et de performance imposées. Ce n'était pas une mince affaire ! En effet, les monoplaces actuelles sont conçues bien en deçà du poids réglementaire fixé par la FIA, pour permettre de placer des lests afin d'équilibrer au mieux la voiture. Ainsi pour compenser le poids du KERS, il faut supprimer une partie de ce lest, ce qui peut perturber l'équilibre de la voiture.

Adapté à la Formule 1, le KERS est théoriquement utilisé comme un "coup de pouce" pour mieux accélérer à la sortie d'un virage ou aider au dépassement. En pratique, il sert aussi beaucoup à ne pas se laisser dépasser. Une innovation technologique et écologique théoriquement intéressante pour le sport et le spectacle si les écuries réussissaient à la mettre au point.

Le règlement de la FIA pour la saison 2009

~ Le KERS n'étant pas obligatoire, chaque écurie est libre cette saison d'introduire ou non ce nouveau système. Elles peuvent choisir de l'installer à la carte suivant les grand-prix, sur leurs deux monoplaces ou juste sur une seule.

~ Ne faisant pas partie du moteur, le KERS n'est pas soumis au gel des technologies et peut être modifié en cours de saison.

~ La puissance entrant et sortant doit être au maximum de 60kW, soit 80 chevaux, la puissance d’une Clio II 1.9 diesel.

~ L'énergie libérée doit être au maximum de 400kJ par tour, ce qui permet de l’utiliser pendant environ 6 secondes par tours à pleine puissance, en une ou plusieurs fois.

~ La libération de l'énergie doit être totalement contrôlée par le pilote. Il est interdit par exemple, d'utiliser l’électronique de bord pour enclencher le KERS progressivement au moment où le pilote appuie sur l’accélérateur. A l'inverse, l’accumulation de l'énergie se fait automatiquement lors des phases de freinage. En revanche, l'objectif étant d'utiliser de l'énergie recyclée issue des freinages, il est interdit de recharger le KERS lors d'un arrêt au stand. Au départ les Formule 1 peuvent s'élancer avec le KERS chargé, puisque pendant le tour de formation, ils peuvent le charger et l'utiliser dès que la ligne est franchie.

~ Le KERS doit être connecté sur le train arrière. Il n’est donc pas permis d’utiliser l’énergie produite par le freinage des roues avant pour recharger le KERS.


Les solutions techniques envisagées

Le règlement de la FIA pose un certain nombre de contraintes, principalement pour limiter la puissance du KERS, mais ne précise pas quelles technologies peuvent être utilisées, laissant toute liberté aux ingénieurs. Le stockage de l'énergie peut donc se faire soit sous forme mécanique soit sous forme électrique.

Les solutions mécaniques étudiées

 
~ L’accumulateur hydraulique

 
Cette technique utilise accumulateur hydraulique pour stocker l’énergie et une pompe hydraulique au freinage qui se transforme en moteur hydraulique pour restituer l’énergie. Cette solution avait été retenue par McLaren lors d'une première tentative de récupération d'énergie en 1999. Néanmoins, elle a été interdite par la FIA, l’époque étant plus à la limitation de puissance des monoplaces qu’à l’écologie.

~ Le volant d'inertie


Avec cette technique, le freinage met en rotation un disque relativement massif.

Le point négatif de cette solution : le comportement de la voiture risque d'être perturbé par l'effet gyroscopique* qu'il génère. Un effet qui sera variable suivant la vitesse de rotation du volant et qui risque de modifier le comportement de la voiture d'un tour sur l'autre.

Honda a, un temps, tenté de développer un Kers de ce type avec la société Flybrid avant d'abandonner le projet en même temps que l'écurie a été rachetée par Brawn.
Les solutions électriques étudiées : des alternateurs / moteurs électriques et des batteries

Cette solution est la plus proche de celle qui est utilisée par les moteurs hybrides actuels. C'est d'ailleurs cette solution qui a été retenue par les quatre écuries (Renault, Ferrari, McLaren, BMW) ayant utilisé un KERS en Grand Prix cette saison.

Trois éléments composent ce KERS :
  • - un moteur électrique relié au vilebrequin du moteur à qui il fournit la puissance supplémentaire
  • - des batteries ion-lithium capables de stocker et libérer très rapidement l'énergie
  • - un boitier de contrôle, lié au boitier électronique, qui permet de gérer la charge comme la décharge.
Les solutions mixtes possibles

Les écuries peuvent aussi choisir un mélange de ces différentes technologies. Il est ainsi par exemple possible d'utiliser un volant d'inertie pour stocker l'énergie mais de le séparer du moteur par un dispositif électrique.

Parmi les écuries engagées, Williams a développé un KERS hybride mécanique et électrique qui fonctionne comme suit : la monoplace utilise un volant en matériaux composite "chargé" de particules magnétiques. Ce qui permet d'intégrer le moteur/générateur dans la volant et gagner du poids. Jusqu'à présent, l'écurie britannique n'a pas encore incorporé ce dispositif à sa voiture lors des week-end de course, mais n'a pas renoncé à y parvenir d'ici la fin de saison.

Cette liste de solutions possibles n'est bien sûr pas exhaustive.


Les problèmes à résoudre

L'un des problèmes du KERS est sa dangerosité potentielle. Des précautions importantes doivent être prises pour les pilotes et les mécaniciens lorsqu'il est installé dans une auto. Même si des solutions semblent avoir été trouvées, le KERS n'est toujours pas exempt de tout danger.

L'autre problème, peut-être le plus important, et ce quelle que soit la solution retenue, est que le poids du système doit être limité (on parle de 40 à 60 Kg) et son encombrement doit être réduit afin d'être placé dans l'espace restreint d'une F1.
Concrètement, les batteries du KERS sont souvent situées sous le baquet du pilote, là où de la place peut être trouvée. L'impossibilité de placer les éléments du KERS là où ils pourraient servir l'équilibre de la voiture place les écuries dans une position délicate. Un choix cornélien s'impose à elles : puissance ou équilibre ?
La physionomie de la saison nous montre la réponse choisie : la plupart des équipes ne tournent plus avec leurs 2 voitures équipées du KERS. L'équilibre est donc privilégié aux 80 CV supplémentaires pendant 6 secondes par tour...
Le poids et l'encombrement restent à l'heure actuelle un problème insolutionné... ou insolutionnable ?

Il faut aussi que la mise en action du KERS tant au freinage qu'à l'accélération soit parfaitement contrôlable. Une accélération ou un freinage trop brutal risquent de perturber le comportement de la voiture et lui faire quitter la trajectoire, voire la piste.
Sur ce point, des solutions ont été trouvées.
Chez Renault notamment, les pilotes disposent sur leur volant de plusieurs boutons leur permettant de régler la charge et la décharge. Pour chaque circuit, l'équipe calcule quelle puissance d'énergie doit être emmagasinée dans les virages pour offrir la puissance maximale lors de la libération de l'énergie. Les pilotes ne touchent pas à ce bouton en course.
En revanche, ils peuvent intervenir sur la puissance libérée lors de la décharge. En effet, sous la pluie par exemple, libérer 80 CV peut s'avérer dangereux. Les pilotes peuvent donc abaisser le nombre de chevaux libérés, ils pourront alors en bénéficier plus longtemps.


L'avenir


La FIA a volontairement limité la puissance pour que la différence de performance entre les "bons" et les "mauvais" KERS ne provoque pas un trop gros écart de performance. Dans le futur, on a évoqué une possible augmentation de la puissance autorisée (on parle de 120kW) et l'extension du KERS au train avant : l'énergie pourrait être récupérée également sur les roues avant. Il a aussi été question d'un KERS standardisé comme c'est déjà le cas pour le boîtier électronique et comme cela pourrait prochainement l'être pour la boîte de vitesse.

Malgré ces projets plus ou moins réels, l'avenir du KERS en F1 semble compromis. Dépense importante pour peu de résultats, de nombreuses écuries ont déjà annoncé ne pas vouloir du KERS pour l'an prochain. La perturbation au niveau de l'équilibre de la voiture est trop importante pour que les 80CV supplémentaires, 6 secondes par tour, soient vraiment un avantage pour la course.

Un futur d'autant plus compromis que l'avenir à court terme du KERS en F1 est incertain. En 2010, il sera toujours autorisé par le règlement mais des annonces contradictoires sont parues dans les médias. D'un coté, la FOTA a annoncé que toutes les écuries s'étaient entendues pour ne pas l'utiliser, et de l'autre côté, Williams a indiqué qu'ils développeraient leur solution hybride mécanique/électrique la saison prochaine, en vue d'une probable utilisation, même si sur ce dernier point, Sam Michael a fait une légère marche arrière.

A plus long terme, c'est le successeur de Max Mosley à la tête de la FIA qui devra trancher sur l'avenir du KERS, et plus largement, sur l'avenir "écologique" du sport automobile.



Les retombées industrielles


Un des arguments des opposants au KERS était l'impossibilité d'appliquer les solutions techniques retenues pour la F1 à la voiture de monsieur tout le monde. S'il est évident que nous ne conduirons jamais une voiture équipée d’un petit bouton rouge permettant de dépasser plus facilement la voiture de police qui nous précède, certaines avancées technologiques pourraient trouver leur voie dans nos futures voitures. C'est le cas, par exemple, pour les solutions électriques avec les travaux effectués sur la réduction de la taille des moteurs électrique de forte puissance et la conception de batteries de faible encombrement capables d’être chargées et déchargées en quelques secondes. Du coté des solutions mécaniques, Williams a créé une société dont l'objectif unique est de vendre à toute société qui en aurait l'utilité les technologies développées pour la F1. Les retombées industrielles ne seront donc certainement pas nulles comme le prévoyaient les pessimistes.

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* Effet gyroscopique : La démonstration la plus simple et la plus parlante consiste à tenir à bout de bras une roue de vélo par les écrous du moyeu et de la faire tourner rapidement par une autre personne. Lorsque l'on tente de pencher sur le côté la roue en rotation, on ressent une résistance. C'est la conservation du moment de rotation qui tend à s'opposer à ce mouvement. (Wikipédia)
Par Cédric et Marie - Publié dans : Dossier Tech'
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 16:23

Réglementation les nouveautés de 2008


Comme chaque saison, la FIA a modifié le règlement de la Formule 1, tant au niveau technique qu'au niveau sportif. Les buts restent les même depuis quelques années : réduire les coûts, garantir une sécurité maximum aux pilotes et surtout améliorer le spectacle. Pour vous y retrouvez voici un petit tour d'horizons des changements.



Côté règlement technique :

Le moteur :

En 2007, la FIA avait imposé aux équipes un gel sur le développement des moteurs pour dix ans ainsi que des normes strictes pour de nombreux paramètres comme l'obligation d'utiliser un V8 de 2400 cm³ ayant un angle de 90° et la limitation du régime maximal à 19 000 tours/min.
En 2008, d’une part, la FIA continue sur sa lancée en étendant encore le périmètre d'homologation des pièces du moteur. L’objet de cette règle est de limiter le développement des accessoires du moteur qui ne produisent au final qu'un faible gain de performance sur la piste pour un coût maximum.
D'autre part, pour une raison que nous ignorons, la FIA a décidé d'accorder un bonus aux écuries : en effet, comme c'est la règle depuis 2006, les moteurs devront tenir deux GP sous peine pour le pilote d'être rétrograder de 10 places sur la grille de départ, mais le premier changement de moteur de la saison ne sera pas pénalisant. Une condition toutefois : la casse doit être effective (pas de changement de moteur préventif).


Le boîtier électronique unique :


"Tous les composants du moteur et de la boîte de vitesse, y compris l'embrayage, le différentiel et tous les activateurs associés doivent être contrôlés par un boîtier électronique qui a été fabriqué par un fournisseur désigné par la FIA, selon les spécifications dictées par la FIA"
C’est LA nouveauté 2008 ! Et elle a déjà fait couler beaucoup d'encre. En effet, ce boitier, ’’SECU’’ ou ‘’ECU’’ de son petit nom (Standard Electronic Control Unit), est produit par une filiale de McLaren. De là à affirmer que l'écurie anglaise sera favorisée puisqu’elle n’aura pas besoin de temps d'adaptation, il n'y a qu'un pas... que de nombreux teams ont franchi ! Si la polémique n'a pas trop enflé cet hiver, il est à craindre qu'elle soit relancée si McLaren domine trop les débats lors des premiers GP. A suivre...
undefined D’un point de vue technique, l’objectif de ce boîtier est la disparition des aides au pilotage comme l'anti-patinage ou la gestion électronique du frein-moteur. En clair, le pilote devra maintenant doser avec plus de précisions accélération et freinage sous peine de tête à queue ou de blocage de roue intempestifs. En redonnant ainsi la part belle au pilotage et au talent des pilotes, la FIA espère favoriser le spectacle sur la piste. Voilà qui devrait nous plaire même si un doute persiste : qu'en sera t-il sous la pluie ? Les F1 risquent d'être particulièrement instables avec tous les risques que cela comporte pour la sécurité.
A noter que l'adoption de ce boîtier est chiffrée en termes de perte d'efficacité à quatre dixièmes de seconde par tour.


Cockpit :

Tous ceux qui ont vu le GP d'Australie 2007 se rappellent de l'accrochage entre Wurz et Coulthard : la voiture de l'Ecossais est passée par-dessus la Williams, les roues de la RedBull n'évitant que de quelques centimètres du casque de l'Autrichien. Cet accident, sans conséquence heureusement, a incité la FIA à renforcer les protections latérales du cockpit, principalement autour du casque du pilote pour réduire les risques de blessures. Comme les images parlent mieux qu'un long discours : undefined


Carburant :
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Le bio est tendance en ce moment et la F1 tente de se créer une image de marque en imposant un carburant bio aux écuries "Un minimum de 5,75 % du carburant utilisé doit comporter des éléments issus de sources biologiques". Cette mesure anticipe de deux ans la norme qui sera appliquée aux voitures de série à partir de 2010.



Côté règlement sportif :


Disparition de la voiture de réserve :

Gare aux multiples sorties de pistes pour les écuries en 2008 ! En effet cette année chaque équipe n'aura le droit de n'apporter que 3 châssis par course, contre quatre auparavant.


La boîte de vitesse :

Après le moteur, c'est à la boite de vitesse que la FIA s'attaque en prolongeant sa durée de vie de 4 GP consécutifs. Et comme pour le moteur, si un pilote doit utiliser une boite de remplacement il sera rétrogradé de cinq places sur la grille de départ. Cependant cette pénalité ne s'appliquera pas en cas d'abandon en course. De plus les écuries pourront changer les rapports de boite une fois par week-end afin qu'ils soient s'adaptés aux spécificités de chaque circuit.


Les qualifications :

Si le format de qualification mis en place depuis 2006 donne globalement satisfaction, il mérite quand même quelques retouches pour cette saison :
    - Avec les préoccupations écologiques qui envahissent la F1, le gaspillage de carburant lors de la troisième séance de qualification (Q3) quand les pilotes tournaient pour vider le réservoir afin de se qualifier "à vide" devenait impensable et était vivement critiqué. Ainsi en 2008 "Il ne sera pas autorisé d'ajouter ou d'ôter du carburant à toute voiture participant à Q3 entre le départ de Q3 et le départ de la course". C'est-à-dire que les pilotes feront la dernière partie de la qualif avec l'essence nécessaire pour le premier relais de la course sans avoir l'autorisation de compléter le réservoir avant le départ. Donc pour avoir une chance de bien se qualifier il est probable que les stratèges des écuries choisissent de faire des premiers relais plus courts que ceux de 2007.
    - Toujours avec l'objectif de réduire les tours servant à brûler le carburant pour alléger la voiture, la durée de chaque phase des qualifs sera modifiée. Ainsi la Q1 passera de 15 à 20 min, pas de changement pour la Q2 : 15 min et la Q3 ou super-pôle ne durera plus que 10 min. Avec ce changement la FIA espère aussi accroire la tension en laissant de moins en moins de temps aux pilotes pour faire un temps compétitif.
 
Par Marnie - Publié dans : Dossier Tech'
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /2007 21:20

Le volant d’une F1
 

 
Beaucoup disent que piloter une F1 aujourd’hui est devenu d’une simplicité enfantine. A croire qu’il suffit simplement de tourner le volant ! Et bien, justement, parlons-en du volant d’une F1 avec ses diodes, son écran à cristaux liquides, ses boutons, ses palettes et ses molettes multicolores.

bmw-volant.jpg
Les pilotes passent leur temps à affiner les réglages tout au long des tours : changement des vitesses, des cartographies moteur, des différentiels en entrée et sortie de virage, de l’anti-patinage sans compter l’embrayage pour le départ, la radio, la configuration pour les pneus pluie…
 
Chaque écurie a son volant dont la composition a été longuement réfléchie afin que les pilotes se sentent le maximum à l’aise avec leur bijou. Tout en fibre de carbone et aluminium, ce véritable ordinateur de bord pèse moins d’un kilo…
 
Voici les différentes fonctions que l’on retrouve sur un volant de F1 :
 
 
1/ Le volant de la R26 :
 
renault-r26-volant.jpg

1- TC disable : ce bouton permet de désactiver l’anti-patinage. Les pilotes peuvent alors laisser déraper un peu leurs roues arrières : il est donc utilisé lors du tour de chauffe mais aussi pour déposer de la gomme dans la zone de ravitaillement ou encore lors d’un tête à queue.

2- Neutral : ce bouton permet de mettre la monoplace au point mort, procédure obligatoire en cas de panne ou d’accident sur la piste.

3- Fail : utilisé pour signaler un problème de capteur.

4- Palette pour le passage du rapport inférieur

5- Oil : Il permet un transfert d’huile du réservoir auxiliaire au réservoir principal. Il est par exemple utilisé quand le moteur chauffe trop.

6- Marker error : annulation d’erreur

7- Palette d’embrayage manuel pour gaucher

8- TCS : Il permet de contrôler et de faire varier l’anti-patinage

9- Sélecteur multifonction : avant chaque utilisation d’un bouton, le pilote doit avoir placé la molette multicolore sur la bonne case

10- Mix : ce bouton correspond au mélangeur de carburant. Il permet de varier la quantité d’air et d’essence injectés dans le moteur et ainsi de modifier son rendement.

11- Palette d’embrayage manuel pour droitier

12- BPL ARM : bouton d’apprentissage embrayage

13- Radio : cela permet au pilote de communiquer avec stand. Si cette fonction ne fonctionne plus, le pilote est obligé de ne se fier qu’aux seules indications données par le panneauteur.

14- Palette pour le passage du rapport supérieur

15- Molette du réglage différentiel : cela permet au pilote de répartir le freinage entre les roues avant et les roues arrière.

16- PIT LIMIT : limiteur de vitesse utilisé par les pilotes lors du passage dans la voies des stands. En effet, la vitesse y est limitée (vitesse différente selon les circuits) et un dépassement de la vitesse autorisée peut entraîner une amende ou une pénalité.

17- OVERRIDE : ce bouton correspond à l’inhibiteur limiteur de régime. Il permet au pilote d’avoir un peu plus de régime moteur, en cas de dépassement par exemple. Sa trop grande utilisation peut user rapidement le moteur.

18- Diodes représentant l’équivalent du compte-tours d’un véhicule classique et indicateur de rapport.

19- Multifonction, défilement vers le bas et vers le haut : ces boutons permettent de naviguer entre les différentes options de réglage affichées sur l’écran du volant.

20- Ecran : une multitude d’infos y défile, du temps de passage à la consommation d’essence…
 
 
 
2/ Le volant de la MP4-22 :



1- +10, +1 et MSG OK (bouton noir avec une croix blanche) : ces boutons sont utilisés par le pilote pour faire défiler le menu de son écran. Ils permettent aussi de désactiver certaines fonctions si quelque chose ne fonctionne pas. Le MSG OK permet de changer respectivement les menus + 10 et + 1.

2- N : Il permet la marche arrière et le point mort. Placé en haut de volant (comme sur le volant de la Renault), il est ainsi très facile d’accès pour le pilote.

3- Drinks : il permet d’activer la pompe électrique qui amène, via un tube, de l’eau au pilote afin qu’il s’hydrate tout au long de la course, la température dans le cockpit avoisinant souvent les 40°C. 

4- PIT : commande qui permet au pilote de communiquer avec son stand et son ingénieur via sa radio.

5- TC OFF : bouton qui permet de désactiver l’anti-patinage.

6- A, B et Y : ces trois manettes modifient  la traction afin que le pilote ait une meilleure adhérence. C’est une fonction essentielle pour les pilotes car l’adhérence varie énormément tout au long de la course selon la température, la gomme déposée sur la piste et maintenant l’obligation de passer sur une même course des pneus durs et plus tendres.

7-  C, D et E : ils  permettent de modifier les différentes fonctions de la voiture afin d’ajuster le set-up selon la quantité de carburant embarquée, l’état du moteur et bien d’autres variables… 

8- F : il permet le contrôle du mélange du carburant. Selon la situation de course, le pilote peut ainsi économiser plus ou moins de carburant.

9-  G : il modifie le niveau de performance du moteur afin de l’adapter à la stratégie d’une qualification, d’une course ou encore de tours derrière la voiture de sécurité.

10- H : ce commutateur permet de changer le comportement de la voiture selon le type de pneumatiques (sec, intermédiaire ou pluie).

11- OT : il augmente temporairement le régime du moteur, en cas de dépassement par exemple. Dès que le pilote relâche le bouton, la limite du moteur redevient celle définie par le bouton G.

12- P : il enclenche le limiteur de vitesse pour la voie des stands.

13- TX : LED bleue qui s’allume lorsque la radio est activée.
 
Petite particularité de la McLaren, l’écran, les diodes et l’indicateur du rapport ne situent pas sur mais au dessus du volant. Ainsi, lorsque le pilote tourne le volant, il a toujours ces indications face à lui…

 
 
Chaque écurie a donc ses petites particularités mais les fonctions restent sensiblement les mêmes. Le pilote a, entre ses mains, un véritable ordinateur qu’il doit manier tout au long de la course, tout en pilotant, doublant, dialoguant avec son stand… Un véritable challenge course après course !
 
Le prix de cette petite merveille de technologie ? L’équivalent d’une Porsche estime-t-on chez Williams.  
 
 
Source : site de l’écurie McLaren et documentation de l’écurie Renault
Par Priss - Publié dans : Dossier Tech'
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