Partager l'article ! Montréal : le débrief: Canada : le débrief' de Thibaut et Didier ...
le débrief' de Thibaut et Didier
Note globale du GP : 32 /50
- Départ :
0,8 /5
- Spectacle : 12,6 /15
- Dépassement : 7,5 /10
- Pénalité - sécurité : 1,5 /5
- Podium inattendu : 3,6 /5
- Emotions sur le podium : 3,8 /5
- Réalisation - diffusion : 2,2 /5
Les 4h du Mont...réal : pluie de SC, de pénalités et d'accrochages, mais aussi de dépassements et de beau spectacle !
Bienvenu au Canada pour le plus francophone des Grand Prix du calendrier !
Sur l'impressionnant circuit Gilles Villeneuve, au milieu d’une île, les pilotes ont fort à faire entre les murs que plusieurs verront de près tout au long du week-end.
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Somptueux et animé, notre grand prix du Canada a néanmoins commencé par une grande et longue frustration : pourquoi tant de tours
sous safety-car avant de lancer la course ? Il semble que depuis quelques années, la direction de course a sombré dans la paranoïa sécuritaire et redoute de plus en plus la pluie. Ne serait-il
pas plus sain de laisser les pilotes, qui sont censés être l'élite du sport automobile, en découdre et trouver eux-mêmes leurs limites ? Même schéma lors de la reprise de la course après le
long drapeau rouge, où il a fallu plusieurs tours avant que la voiture de sécurité ne s'écarte. Comble de l'absurde, les pilotes sont quasi-immédiatement rentré aux stands pour troquer leurs
pneus pluie contre des pneus intermédiaires tant les conditions de piste avaient évolué. Si la FIA ne veut plus de courses sous la pluie, qu'elle le dise, ça évitera à Pirelli d'amener des
pneus pluie.
Et ce drapeau rouge, justifié ou non ? Vu de notre petite lucarne, il est vrai que les conditions s'étaient fortement détériorés et
compte tenu du mauvais drainage, on peinait à distinguer la piste du bassin olympique juste à côté. On peut néanmoins regretter, et ce n'est pas la première fois, le manque de communication de
la direction de course, qui a laissé tout le monde dans le flou pendant près d'1h30. Peut-être que certaines chaines de télévision se moquent de la F1 (on pense à TF1, par exemple...) mais la
F1, du haut de sa toute puissance, donne parfois le sentiment de se moquer de la télévision et du monde entier.
Heureusement, une fois le drapeau rouge et les safety-car à rallonge passés, on a eu une course. Et quelle course ! Mention toute
spéciale évidemment à Jenson Button, impliqué dans quelques coups tordus (accrochage avec son propre coéquipier Lewis Hamilton, puis avec Fernando Alonso), victime d'une crevaison, d'un
drive-through, obligé de repasser pas moins de 6 fois par les stands, mais hauteur d'une course superbe, comme souvent dans ce genre de conditions. Stratégie inspirée (son timing pour chausser
les bonnes gommes était à chaque fois idéal), agressivité en piste, il a su pousser Sebastian Vettel à la faute pour s'en aller cueillir sa première victoire de la saison, et selon ses dires,
la plus belle de sa carrière.
Également en verve, l'ex-retraité Michael Schumacher, auteur de sa prestation la plus convaincante depuis son retour en F1. A croire
que la pluie qui tombait sur Montréal avait le même effet qu'une fontaine de jouvence pour Schumi, qui volait sur la piste mouillée, jusqu'à pointer un temps en seconde position après notamment
un double dépassement sur Massa et Kobayashi. Lorsque le brouillard s'est dissipé, les limites de sa Mercedes sont réapparues et il n'a pas été en mesure de sauver sa place sur le podium et de
résister aux assauts de Button et Webber. Mais quel bonheur de revoir ce pur attaquant sous son meilleur jour.
Un autre attaquant chouchou de la rédaction s'est mis hier en évidence, il s'agit de Kamui Kobayashi, longtemps deuxième sur sa
modeste Sauber. Certes, le Japonais a profité d'un timing idéal du drapeau rouge pour se hisser à cette place, mais au restart, son rythme était pour le moins impressionnant compte tenu du
modeste matériel dont il dispose. Hélas, lui aussi a souffert de l'assèchement de la piste, au point de chuter à la sixième place, et même à la septième après s'être fait souffler la politesse
par Massa juste sous le drapeau à damiers.
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