Lundi 30 mai 2011
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30
/05
/Mai
/2011
18:08
Monaco
:
le débrief' d'Aurore
Note globale du GP : 27,9 /50
- Départ : 3,1 /5
- Spectacle : 10,1 /15
- Dépassement : 2,9 /10
- Pénalité - sécurité : 3,6 /5
- Podium inattendu : 2,9 /5
- Emotions sur le podium : 2,3 /5
- Réalisation - diffusion : 1,6 /5
Crash princier :
Vettel sauvé et sacré !
Ce week-end, place au GP le plus chic de la saison, l'un des plus mythiques aussi : Monaco ! Mais le mythe a les défauts de ses
qualités. Situé en plein cœur de la ville (au pied d'hôtels plus luxueux les uns que les autres, à la limite de l'onirisme), le circuit ne permet aucun dépassement. Le GP le plus suivi chaque
saison offre paradoxalement le plus souvent un gentil petit train-train, avec pour seule animation une ou deux cabrioles histoire de sortir la voiture de sécurité.
Bref, c’est un circuit qui met bien en lumière une autre facette du monde de la F1 : le strass, les paillettes, la jet-set, le
glamour... oubliant parfois la sueur, la tension, bref la compétition et le sport !
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Voilà pour le décor, passons à la F1 !
Le 69ème GP de Monaco ne faillit pas à sa réputation : tantôt pépère, tantôt traître.
Un rapide bilan en chiffres :
- 6 abandons
- 3 des crashs
- 2 voitures de sécurité
- 1 drapeau rouge
Le départ est sage. Alonso réussit une fois de plus à se faire Webber. Schumacher se rate complètement. Mais pas de bobo et tout le
monde passe sans encombre le virage de Ste Dévote.
Après ce fut bien calme jusqu’à la 1ère péripétie : Vettel rentre aux stands, les mécanos de Red Bull se loupent et la course est
relancée, Button est en tête. Soulagement et contentement chez nous (même si on apprécie Vettel) car une course jouée dès les premiers tours, ce n'est pas génial.
A partir de là, on attend, on patiente, on regarde Vettel essayant de revenir et Alonso essayant de le coller sans relâche. Un suspense
inespéré se noue. Vettel n'a pas course gagnée, pas plus que Button ni Alonso. Une victoire qui s'annonce disputée... jusqu'au bout ou presque.
Les autres passages aux stands modifient l’ordre du trio, pas le suspense.
Alors qu'il reste encore plus de 20 tours à couvrir, Vettel avec ses pneus qui ont plus de 40 tours mène devant Alonso avec des pneus
un peu plus frais, et Button avec des pneus neufs. Les 3 pilotes sont en 1 seconde. Et tout peut encore se jouer. Tout, y compris un méchant drapeau rouge qui vient mettre fin à notre tension.
Bien sûr la course repart, mais les 3 protagonistes ont chaussés des pneus neufs pendant l'interruption et les 6 derniers tours ne servent finalement à rien. Quel dommage !!!
Pendant ce temps, les autres ont fait leur course. Et pas que des bonnes courses, y compris chez les bonnes pointures.
Distribution de cartons !
Webber par exemple. Il loupe quelque peu son départ, et perd du temps lors de 1er son arrêt aux stands (échec collectif de son équipe).
Bilan, il se retrouve pendant un bon moment derrière Kobayashi et Sutil, en lutte pour la 4ème place.
Les Renault sont aux abonnés absent depuis le jeudi. Quant aux Mercedes, après une qualif encourageante, la course est un
désastre...
Mais la carton rouge de la rédaction revient sans conteste à Hamilton.
Un arrêt au stand chaotique suite à une entrée précipitée dans les stands, un drive through suite à un passage très haut sur le vibreur
de l’épingle lors d’une bataille avec Massa, le pire arrive en fin de course, quand il vient ruiner la course du pauvre Maldonado qui montrait enfin savoir piloter !
La déclaration colérique de fin de course est un must de mauvaise foi : Caliméro est parmi nous, et en plus il a la dent dure,
n'hésitant pas à clamer que Massa et Maldonado sont ridicules et stupides. Vraiment, il aurait pu éviter !
Hamilton râle, pourtant il a eu la chance de finir la course, lui ! Le Britannique s'est sorti sans trop de bobo du plus gros crash de
la course. Plusieurs tentatives de dépassements dans les "esses" de la piscine, et ce sont 4 ou 5 pilotes qui partent à la dérive. Des bouts de carbone volent, l'aileron arrière d'Hamilton est
chahuté, mais les vraies victimes sont Alguersuari et Petrov, qui finissent violemment dans le rail. Il reste 6 tours à faire. La voiture de sécurité est en piste, mais rapidement la direction de
course décide de sortir le drapeau rouge, car Petrov doit être évacué en ambulance. A priori rien de grave, il était « juste » légèrement sonné et aurait des contusions à une jambe.
Un accident qui a ruiné notre course à nous spectateur, nous privant d’une fin de course pleine de promesse. Rageant !!
Place aux palmes d'or et autres récompenses...
Une palme d'or pour Button et une autre pour Alonso, ex-aequo. Une course sans faute pour l'un et l'autre : pas de mauvaise
stratégie, pas de bêtises, bref pas de faux pas. Ils ont tous les 2 maintenus la pression sur Vettel qui du coup n'a pas eu une course facile et qui reçoit lui aussi une palme, mais d'argent
seulement.
Le grand prix du jury revient à Maldonado. Parti 6ème, le Vénézuélien avait réussi à se maintenir et pouvait légitimement espérer
marquer ses premiers points. Oui mais voilà, un Hamilton des mauvais jours, a réduit tous ses efforts à néant à 4 tours de la fin.
Enfin, un prix spécial est attribué à Kobayashi pour sa course discrète mais solide et sa 5ème place.
Bonus !
Iimpossible de conclure la remise de prix d'un GP de Monaco sans adresser toutes nos félicitations aussi pour les commissaires qui
n'ont pas chômé et ont fait du bon boulot à Monaco une fois de plus. Cette année, 3 membres de Fémin-F1 étaient encore présent en bord de piste. Bravo les filles et le gars !
Malus !
Pour vraiment en finir avec ce débrief, un coup de gueule contre TF1. Les pubs à tout va, les commentaires à côté de la plaque (on
n'a pas le droit de toucher les voitures pendant le drapeau rouge !!! eh levez les yeux de vos SMS et Twitter et regardez la piste : ailerons, pneus, les mécaniciens touchent à tout ce qu'ils
peuvent !!) on a l'habitude. Mais couper le podium pour nous passer des vieux Dr House, c'est vraiment vraiment un sacré manque de respect du spectateur !!!
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