Partager l'article ! Cinq femmes dans la course: Ladies, start your engine ! Revoir une femme en F1*, tel est l’un des rêves de la ...
Figure populaire de
l’IndyCar, Sarah Fisher n’est jamais parvenue, malgré quelques coups d’éclat (notamment une pole position en 2002), à percer sur le plan des résultats. Aujourd’hui, même si
elle n’était pas présente à São Paulo, Sarah Fisher pilote toujours en IndyCar, mais c’est surtout derrière le muret des stands qu’elle tente d’accroître la place des femmes dans le sport
automobile. Ainsi, la plus belle réussite de sa carrière est peut-être bien la création de sa propre écurie d’IndyCar, le Sarah Fisher Racing. Cette structure modeste fondée début 2008 gagne en
importance chaque saison. Pas un mince exploit quand on connaît l’état de santé des courses de monoplace aux Etats-Unis.
Dans l’histoire des femmes pilotes aux Etats-Unis, le grand tournant a lieu au mois de mai 2005 avec
la soudaine émergence de Danica Patrick, dont les performances en piste, auxquelles s’ajoute une plastique de rêve, déclenchent une véritable tornade médiatique. Six ans plus
tard, la "Danicamania" n’est toujours pas retombée. Non seulement la jolie brunette, première femme à triompher en IndyCar (c’était au Japon, en avril 2008), reste la pilote la plus populaire
de l’IndyCar, mais elle a aussi éveillé l’attention des fans de F1 en étant régulièrement citée pour rejoindre les rangs de USF1 ; proposition qu’elle a
décliné sans hésitation assez rapidement. Restant sur le sol nord-américain, mais diversifiant ses talents, la jeune pilote a été la principale attraction médiatique du début de saison de
NASCAR (où elle ne concourait pourtant que dans une catégorie secondaire) au mois de février dernier à Daytona.
Depuis quelques années, Danica Patrick et Sarah Fisher sont rejointes en piste par une troisième femme, la
Vénézuélienne Milka Duno. Soyons francs, si Fisher et Patrick ont fait beaucoup pour la crédibilité des femmes au plus haut niveau du sport automobile, on peut difficilement en
dire autant de Milka Duno, qui joue surtout les chicanes mobiles et qui ne doit sa présence en IndyCar qu’au soutien d’un puissant sponsor vénézuélien.
Que Danica prenne garde à ne pas se reposer sur son statut de « meilleure femme pilote » car la relève est
déjà prête. Parmi elle, la Brésilienne Ana Beatriz, actrice majeure depuis deux ans de l'Indy-Lights (la formule de promotion de l’IndyCar) dont elle fut la première femme à
remporter une épreuve, et qui a fait à São Paulo ses débuts en IndyCar. Malheureusement, elle n'a pour l'instant aucune assurance de pouvoir participer aux prochaines courses du
championnat.
Toutefois, à São Paulo, c’est
Simona De Silvestro qui s’est montrée la plus brillante. Qualifiée pour ses débuts dans la discipline à la 11e place, elle s’est même offert le luxe, par la grâce d’une
stratégie décalée, de mener la course, avant de rétrograder suite à des ennuis mécaniques. Agée de 21 ans, la Suissesse s’est révélée ces dernières années dans le championnat de Formule
Atlantic, qu’elle fut toute proche de remporter en 2009. Pour peu qu’elle confirme son niveau de performance lors des prochaines courses, nul doute que son nom commencera à circuler du côté des
paddocks de Formule 1…
Déjà 3 d'entre elles qualifiées cette nuit pour l'Indy 500. Et c'est un tir groupé : Ana Beatriz (21e), Simona De Silvestro (22e) et Danica Patrick (23e).
Sarah Fisher et Milka Duno tenteront leur chance aujourd'hui lors du "bump day".
Et la 29e place sur la grille pour Sarah Fisher, qui s'est sortie assez facilement du Bump Day. Par contre, c'est pas passé pour Milka Duno.
4 femmes au départ de l'Indy 500, c'est un record.