Partager l'article ! Analyse du GP de Turquie 2010: retour vers les résultats de la saison Le GP de Turquie 2010 ~ Analyse ...
Une fois de plus le podium nous offre un doublé... 100% british. (God Saves the Kings !). Lewis Hamilton, talentueux et audacieux, nous a montré toute sa pugnacité et son envie, ne cessant de harceler chacun leur tour les duettistes RedBull ; et cette fois pas de pneu qui éclate ou de freins qui lâchent. Il nous a montré ce qu'il avait dans le ventre ! Léger bémol tout de même, il s'était fait chiper sa 2ème place juste après l'extinction des feux (avant de la regagner quelques virages plus loin), et l'a reperdu après un arrêt au stand un peu longuet. Résultat, sans la petite bisbille RedBullienne, il aurait très bien pu finir, certes, sur le podium, mais sur la dernière marche seulement.
Jenson Button a,
quant à lui, signé un GP très propre montrant qu'il était discrètement présent. On pourrait même dire qu'il attendait tranquillement son heure dans l'ombre de son coéquipier. Il n'a pas perdu
une place et a pu se targuer pendant un moment du meilleur tour. Bien entendu, il a aussi profité de l'accrochage des 2 RedBull pour grimper sur la 2ème marche du podium. Pendant quelques
secondes, il a même été 1er, doublant son coéquipier ; mais après une passe d'armes digne du Lac des Cygnes entre les 2 pilotes McLaren, les choses sont "rentrées dans l'ordre", et sans
encombre pour ce couple-là s'il vous plaît.
Un bon point pour toute l'écurie McLaren qui a démontré sur ce GP qu'elle était la principale rivale des RedBull, faisant oublier les cafouillages du Grand
Prix de Monaco.
Webber a fait un bon GP du début du week-end jusqu'au 39ème tour ; jusque-là, en tenant la pole une fois de plus, en mettant en échec ses challengers, c'était un sans faute.
Mais dans ce 39ème tour, il manque de tout perdre suite à un accrochage avec Vettel (cf les flops). Après avoir accompagné son binôme quelques secondes dans le bac à graviers, l'Australien a
néanmoins réussi à reprendre le contrôle de sa monoplace et à se réinsérer parmi le trio de tête, mais n'a récolté que la 3ème place.
Vettel a également fait un bon GP jusqu'à ce tour faditique. Il a réussi à reprendre la 2ème place
à Hamilton lors du départ puis à la sortie des stands de ce dernier, mais suite aux faits que nous connaissons il ne terminera pas la course.
Même s'il ne termine pas dans les points, Petrov n'en finit pas de faire taire les mauvaises langues en démontrant que son talent ne se
réduit pas à celui d'être un tiroir-caisse ou une porte ouverte sur un nouveau marché. 10ème sur la grille de départ, il a longtemps résisté aux assauts (mollassons) de Fernando et conservé sa
8ème place. Malheureusement pour lui, Alonso finit (enfin) par le passer, avec au passage une petite touchette qui se solde par un retour forcé aux stands pour Vitaly, son pneu déjà fragile
n'ayant pas résisté. Petite revanche du Russe, c'est lui qui sur le fil s'empare du meilleur tour.
Il en est un autre qui tord une fois de plus le cou aux rumeurs, rumeurs de décrépitude cette fois. Schumacher même s'il n'était pas dans le quatuor de tête a tout de même
réalisé une course correcte, finissant à la même place que celle où il avait commencé : 4ème (merci RedBull quand même !)
Kobayashi : un petit pas pour lui (il finit dans les points, 10ème), un grand pas pour l'écurie Sauber ? Peut-être, d'autant que les 2 voitures finissent la course
!
Notre bulletin de notes

Très bon compte-rendu des tops et flops du Grand-Prix de Turquie. Les contre-performances des Ferrari s'accumulent et il ne faut pas oublier que leur unique victoire cette saison n'est due qu'à la fiabilité perfectible des Red Bull. Quand reverra-t-on Alonso sur une F1 performante ?