Lundi 17 mai 2010
1
17
/05
/Mai
/2010
00:18
Le GP de Monaco 2010
~ Analyse de la course ~
Monaco ou le GP schizophrène...à la fois empêchant la production d'un spectacle digne de ce nom et le suscitant. Rien
d'étonnant à ce qu'il laisse certains très perplexes quant à son intérêt (tout du moins cathodique). Quoi qu'il en soit, et malgré quelques longueurs inhérentes au circuit, le spectacle a répondu
présent. Spectacle, avouons-le, venant principalement des crashs (12 voitures sur 24 ont pu rentrer en un seul morceau dans leurs stands) et des restart post-safety car.
Nos
"Tops"
Encore un doublé Red Bull. En tête, un grand Mark Webber qui a géré d'un bout à l'autre son week-end
monégasque d'une main de maître, en s'assurant la pole et en conservant sa première place après chaque intervention de la Safety Car. Juste derrière, un Sebastian Vettel qui se retrouve une fois
de plus sur le podium et s'est même assuré la 2ème marche dès le départ en passant Kubica. Et tout ça sans pépins techniques s'il vous plaît. Un week-end très ensoleillé pour l'équipe Red Bull
donc.

Le ciel des pilotes Ferrari, lui, semblait plutôt nuageux accompagné de très belles éclaircies. D'un côté, on trouve
une voiture qui finit en miettes pendant les essais et un pilote asturien forcé de débuter la course depuis les stands. Mais un
pilote qui, démontrant une fois de plus son talent, opère une superbe remontée faisant presque oublier tout le reste et lui permettant de terminer 6ème. De
l'autre côté, un Felipe Massa qui fait son petit bonhomme de chemin tranquillement pendant toute la durée du week-end et qui finit au pied du podium.
Chez Renault, pas besoin de parapluie non plus. Kubica n'en finit pas de nous démontrer la qualité de sa voiture et de son talent ; et même s'il ne termine pas sur la 2ème
marche du podium, se l'étant fait souffler dès le départ par Vettel, il a tout de même maintenu la pression sur l'Allemand montrant qu'il tenterait bien de lui rendre la monnaie de sa pièce.
Au final, c'est tout à fait réjouissant et rassurant de voir ce pilote et sa voiture si bien placés.
Pour Mercedes, un week-end mitigé avec du bon Schumi qui nous démontre une fois de plus qu'il n'a pas tant perdu de son savoir-faire, qu'il a toujours ses réflexes et qu'à la
moindre brèche, il se faufile pour passer un adversaire ; quitte à semer la zizanie côté règlementation (!).
Passons à l'écurie so british McLaren... Hamilton sauve les meubles en ne laissant aucune opportunité à Alonso pour le dépasser tout en gérant un problème de freins.
Pourtant, un week-end très mitigé pour l'écurie, surtout côté technique puisqu'Hamilton était le seul représentant de la maison en lice et ce dès les premières minutes de la
course...
Nos "Flops"
En effet, outre les soucis de freins de Lewis,
McLaren semble avoir quelques problèmes de personnel ; c'est ballot d'avoir légèrement oublié de retirer les bouchons du radiateur de la voiture de Button obligeant
celui-ci à abréger complétement son GP de Monaco (et il faut le rappeler, ce n'est pas rien tout de même).
Le binôme de Schumi quand à lui n'a pas réitéré ses démonstrations des courses précédentes et a semblé effacé sur ce GP ; alors même s'il est vrai qu'il n'est pas aisé de dépasser à
Monaco, Rosberg n'a même pas réussi à conserver sa position de grille de
départ (6ème) et finit 8ème.
Trulli... ça me fend le cœur de l'admettre, mais comment un vieux briscard comme lui a pu ne serait-ce que tenter ce dépassement ? On peut imaginer que l'ennui du fond de
grille fut sa motivation... Au final, double effet Jarno : une voiture crashée (pour lui) et mal de crâne (pour Chandhok)
Règlementation. On pensait que c'en était fini des polémiques post-GP concernant les interprétations (loufoques) des complexes règlements made in FIA. Que nenni ! Un SC
retiré avant la ligne, des drapeaux verts agités, et un dépassement dans le dernier virage... 20 secondes de pénalités ! Ah bon, il est interdit de dépasser sous drapeaux verts ?? Débat de
juristes ou de sportifs, pas facile de se mettre d'accord. Il semble finalement que les torts dans cette histoire reviennent plutôt à la direction de course qui a retiré le régime safety car,
alors que même en la faisant rentrer pour laisser le vainqueur franchir en premier la ligne d'arrivée, ils auraient du maintenir les drapeaux jaunes. Quant à savoir si Schumi a eu tort ou
raison de profiter de cette erreur, même s'il connaissait la règle tacite du retrait de la SC dans le dernier tour, nous vous laissons seuls juges ...
Notre bulletin de
notes
Par Aurore
-
Publié dans : F1 News
0
Votre avis