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retour vers le bilan de la saison
Chez Williams, on attend beaucoup du grand dégingandé de la maison... mais il s’endort rapidement sur son volant.
Chez lui, il est un grand paradoxe : peu efficace, il garde tout de même une image très sympathique et il est toujours un employeur près à l’engager pour lui donner sa chance. La combientième ???
On croit toujours en lui alors que si l’on fait le bilan comptable de ces quelques années dans le métier, ses gains ne sont pas bien gros. Et pourtant, il est toujours là, l’air un peu ailleurs du garçon lunaire, dans son monde à lui.
Un temps de retard à l’allumage, il en plusieurs à l’arrivée. Et de couloirs en couloirs, le dégingandé trimballe sa guimbarde sans jamais en faire exploser le compteur. Malgré cela, ses collègues le trouvent sympathique, autant que la presse et la concurrence. C’est certain, il a un «truc» : le syndrome du gentil garçon sûrement. Il est toujours agréable d’en croiser un... mais chez Williams, ils ont vite compris qu’être gentil ne suffit pas à être un bon Pilote ! Car gaffes, boulettes et impairs il en commet au volant. Et en commettra encore car il traînera ses tongs dans une nouvelles maison l’an prochain.
Les gens l’aiment vraiment. Leur cœur a ses raisons que ma raison ignore...
Nico Rosberg
est
Largo Winch
Un physique plus qu’avantageux, une gueule d’ange, une tête bien pleine et bien faite qui aurait plu à Montaigne, un palmarès déjà honorable et surtout un nom. Voilà celui qui doit incarner le futur de la Formule un. En résumé, beau, intelligent et talentueux, play-boy et gendre idéal tout à la fois, un encadrement de professionnel, tel est le portrait de l’héritier de l’empire F1.
Incarnation de la nouvelle génération de la F1, c’est surtout la sensation de la saison 2006. Et sensation, il le fait dès son premier «big-board» impressionnant les patrons de la discipline mais aussi ses concurrents et la presse qui ne tarit pas d’éloge. Le jeune pilote fait l’unanimité après son coup d’essai - coup de maître. Belle opération. Tout bénéf !!
Oui mais voilà, désormais, tous les regards sont sur lui et le jeune Nico ne confirme pas. Il n’arrive pas à s’imposer et à faire entendre sa voix. Au contraire, il se laisse déborder de toutes parts par des loups et des requins (de tout âges et de tout horizons) affamés de victoires, de podiums et de points. Acculé par ses concurrents, il s’effondre chaque fois un peu plus. D’aucun aurait déjà déposé le bilan, été déclaré en faillite ou en banqueroute, mais dans le monde merveilleux de la F1 se produit alors un fait aussi rare qu’exceptionnel : on accorde une nouvelle chance à ce prodige qui n’en est pas un. Confiance ou privilège ?? Toujours est-il qu’après avoir cassé moult voitures hors des sentiers goudronnés de la piste, il conserve son fauteuil même s’il n’a pas la carrure d’un big boss !
Car l’héritier a encore beaucoup à apprendre, mais un baquet n’est pas un banc d’école et c’est rapidement qu’il devra résoudre ce simple problème : combien lui faudra-t-il marquer de points pour ne pas être un usurpateur ? (l’inconnue de l’équation étant l’arrivée d’un nouvel héritier en 2007.)
La seule formule utile à la résolution du problème est la Formule 1, celle des vrais patrons !
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