Lundi 1 juin 2009
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Natacha Gachnang
l'atout féminin de la Formule 2
Ce week-end a marqué la renaissance du championnat de Formule 2, catégorie qui, en Europe du moins, avait disparu depuis 1984.
Parmi les concurrents engagés, la Suissesse Natacha Gachnang, que Femin-f1 suivra tout au long de la saison.
L'idée de relancer la Formule 2 a été lancée en juin 2008 par le président de la FIA Max Mosley, alors en conflit ouvert
avec son vieil ami Bernie Ecclestone, promoteur du GP2. Malgré son rabibochage avec Ecclestone, Mosley n'a pas renoncé à son idée et la F2 est aujourd'hui une réalité. Suite à un appel d'offre,
la FIA a confié la gestion du championnat à MotorSport Vision (MSV), la société de l'ancien pilote Jonathan Palmer, déjà organisateur de la Formule Audi Palmer.Ces F2 nouvelle génération sont
toutes équipées de moteurs Audi 1.8 litre turbo, tandis que les châssis sont conçus par Williams.
Entre le GP2, la Formule Renault 3.5, l'A1GP, la Superleague Formula, les différents championnat de F3 et la Formula
Masters, le moins que l'on puisse dire est qu'il y a encombrement de formules de promotion. Quelle place occupera la F2 ? Contrairement au souhait de ses promoteurs et à ce que son nom indique,
la F2 peut difficilement prétendre jouer le rôle d'antichambre de la Formule 1. Avec une motorisation de 400 ch, elle se se situe nettement en-deça des GP2 (600 ch) et même des Formule Renault
3.5 des WSR (500 ch).
L'attrait est ailleurs puisque la caractéristique de la discipline est l'absence d'écuries. A la manière de ce qui se
passe en Formula Palmer, la préparation et la maintenance des voitures sont directement assurées par l'organisateur, garantissant ainsi une parfaite équité entre les pilotes, équité qui n'est
souvent qu'illusoire dans les autres formules monotypes. Lors des courses, le personnel est réduit à sa plus simple expression : un ingénieur pour trois voitures, et un mécanicien par
voiture.
Une Formule à coûts réduits : un seul ingénieur pour 3 pilotes.
L'intérêt de cette F2 se situe donc essentiellement au niveau financier puisque le budget nécessaire pour y participer est de 250 000 E par an et par voiture. Un ticket d'entrée extrêmement
abordable, puisque 6 à 7 fois moins cher qu'en GP2, et deux fois moins élevé qu'en F3 Euro Series. L'idée est séduisante car elle fait de la F2 une discipline accessible à de jeunes pilotes qui,
en l'absence d'appuis financiers, pourraient difficilement espérer piloter des monoplaces d'un tel niveau.
Parmi les pilotes en lutte pour le titre (récompensé par un test sur la Williams F1), Femin-f1 gardera un œil
particulièrement attentif sur la Suissesse Natacha Gachnang, seule femme engagée dans le championnat. Issue d'une famille de passionnés de sport automobile, la native de Vevey, âgée de 21
ans, a commencé à piloter en karting dès l'âge de 5 ans et a débuté la compétition à 8 ans.
Figurant parmi les meilleurs pilotes de kart de son pays, elle se permettait régulièrement de battre son cousin, un certain Sébastien Buemi. Après des débuts médiatisés en 2003 dans le
championnat d'Allemagne de Formule BMW (Niki Kauda s'était alors fendu de propos élogieux à son égard en lui prédisant un futur doré), la carrière de la Vaudoise a eu tendance à patiner, alors
que dans le même temps, son cousin, soutenu par Red Bull, gravissait 4 par 4 les marches menant à la F1. Formule BMW pendant 3 ans, Formule 3 allemande, puis Formule Mazda au Etats-Unis, c'est
seulement en 2008 que Natacha a refait parler d'elle grâce à ses brillantes prestations dans le championnat d'Espagne de Formule 3, qu'elle a terminé en troisième position. De quoi rêver à la
Formule 1 ? «Je sais que c'est possible. Au niveau du pilotage et de l'agressivité, il n'y a aucune différence entre un homme et une femme».
En attendant de se glisser un jour dans le baquet d'une F1, Natacha a débuté sa saison de F2 sur un mode
mineur à Valencia. Qualifiée en 14e position sur la grille de départ de la première course, tombée au 16e rang suite à un premier tour chaotique, elle s'est frayée un chemin jusqu'à la 11e
position sous le drapeau à damiers. «Je voulais des points, mais je suis heureuse d'avoir bien terminé cette première course du Championnat à une place très honorable dans le premier tiers du
classement.» Les espoirs sucités par cette première manche ne seront hélas pas concrétisés le lendemain puisque à nouveau qualifiée en 14e position, Natacha s'accroche avec Alex Brundle dès
le premier tour et doit abandonner. Vainqueur des deux courses du week-end, le Canadien Robert Wickens, protégé de Red Bull, prend déjà le large au championnat.
Pour Natacha Gachnang, prochain rendez-vous dans 3 semaines à Brno en République tchèque.
Par Thibaut
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Publié dans : Filles et moteurs
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