Partager l'article ! Les espoirs de la F1: Le Péril Jeune Avec un seul rookie au départ de la saison 2009, la Formule 1 ne s'est ...
Le plus en vue d'entre tous est probablement Romain Grosjean (né le 17 avril 1986). Pilote essayeur du
Renault F1 Team depuis l'année dernière, ce natif de Genève (il possède la double nationalité franco-suisse mais court sous licence française) possède déjà un palmarès bien étoffé avec un titre
de champion de France de Formule Renault (2005), un titre de F3 Euro Series (2007) et un titre de GP2 Asia (2008). Auteur d'une première saison en GP2 parfois brouillonne, mais au cours de
laquelle il a su démontrer toute sa rapidité et son agressivité en piste, Grosjean s'annonce comme l'un des grands favoris si ce n'est LE favori de la saison 2009 de GP2.
En GP2, Grosjean retrouvera sur sa route l'Allemand Nico Hulkenberg (né le 19 août 1987), pilote
essayeur Williams, qui lui a succédé en 2008 au palmarès de la F3 Euro Series. Auparavant, "Hulk" avait fait parler de lui en survolant la saison 2006/2007 d'A1 Grand Prix. Les nombreux
kilomètres déjà accumulés sur la Williams témoigne de la confiance que l'équipe de Sir Frank place en lui. Pour faire sa place dans le monde impitoyable de la F1, Nico possède un allié de choix
en la personne de Willi Weber, qui n'est autre que l'ancien manager des frères Schumacher.
Autre pilote essayeur à avoir accumulé un certain nombre de kilomètres en F1, le Japonais Kamui
Kobayashi (13 septembre 1986), lui aussi un prétendant au titre en GP2. Issu
du Toyota Young Drivers Program, le programme de détection mis en place par Toyota, Kobayashi a
obtenu de bons résultats en F3 et vient d'être titré en GP2 Asia. Pilote solide à défaut d'être très impressionnant, sa cote semble très élevée au sein du constructeur japonais et les prestations
décevantes de son compatriote Kazuki Nakajima pourraient lui ouvrir rapidement les portes de l'une des deux écuries motorisées par Toyota.
Dernier venu au sein de la caste des pilotes essayeurs, le Néo-Zélandais Brendon Hartley (10 novembre
1989) en est également le benjamin. Avec son regard clair et sa longue tignasse blonde de rock-star, Hartley possède un look atypique qui n'est sans doute pas étranger au choix de Red Bull
de miser sur lui depuis ses années karting. Mais le garçon, dont le caractère timide et renfrogné lui vaut pas mal d'inimitié dans le paddock, est avant tout un redoutable compétiteur. Vainqueur
de l'EuroCup Formule Renault en 2007, et 3e du championnat britannique de F3 en 2008, il sera en 2009 l'un des prétendants au titre de Formule 3 Euro Series. Ambitieux, il se verrait bien sur les
grilles de F1 dès 2011.
Natif de Genève , détenteur de la double nationalité franco-italienne -il parle la langue de Voltaire sans le moindre accent-,
c'est sous les couleurs transalpines qu'Edoardo Mortara (12 janvier 1987) a choisi de faire carrière. Managé par Ange Pasquali (l'ancien team-manager de Toyota en F1),
il s'est révélé en 2008 lors de sa deuxième saison en F3 Euro Series à l'occasion du GP de Pau. Sur le délicat tracé urbain, noyé par la pluie, Mortara a offert une véritable démonstration de
pilotage. Vice-champion derrière Hulkenberg, il a effectué durant l'hiver ses débuts en GP2 dans le cadre du championnat Asia et s'est montré immédiatement performant puisqu'il est grimpé sur le
podium dès sa toute première course. Ses prestations dans le championnat principal de GP2 seront donc à surveiller de près.
Que ce soit en rallye ou bien en monoplace, la filière finlandaise semble décidément inépuisable. Originaire de Tampere, Mika
Maki (27 février 1988) s'est affirmé comme l'une des grandes révélations de la saison 2008. Ce protégé de Red Bull (encore un !) qui avait remporté en 2007 le relevé championnat
d'Italie de Formule Renault a réussi le petit exploit de s'imposer dès sa première apparition dans le disputé championnat de F3 Euro Series. Après des débuts avortés en GP2 Asia, il a décidé de
redoubler en F3, avec cette fois le titre en ligne de mire.
Outre Brendon Hartley, son principal adversaire sera le Français Jules Bianchi (3 août 1989). Ce patronyme
n'est certainement pas inconnu de nos plus anciens lecteurs. Dans les années 1960, les frères Lucien et Mauro Bianchi, deux pilotes belges d'origine italienne, avaient brillé au plus haut niveau
du sport automobile mondial. Natif de Nice, Jules Bianchi n'est autre que le petit-fils de Mauro et s'affirme comme le plus grand espoir du sport automobile français. A seulement 19 ans, Jules a
connu un début de carrière météorique marqué par un titre de champion de France de Formule Renault en 2007 et une brillante première saison en F3 Euro Series en 2008. Cerise sur le gâteau, il
s'est imposé lors des Masters de Formule 3 de Zolder, prestigieuse épreuve hors-championnat. Protégé de Nicolas Todt (le manager de Felipe Massa et Sébastien Bourdais), il sera en 2009 le fer de
lance de la puissante écurie ART Grand Prix en F3 et le grand favori du championnat. (En 2007, lors qu'une
course de Kart, Marine l'avait interviewé)
Enfin, comment parler des prétendants à un baquet en F1 sans évoquer le cas de Bruno Senna (15 octobre
1983). Quasiment assuré d'après radio-paddock de devenir le coéquipier de Jenson Button chez Brawn GP, le neveu d'Ayrton s'est fait griller la politesse par le vétéran Rubens Barrichello.
Vice-champion 2008 de GP2 au terme d'une campagne parfois brouillonne mais illuminée par un succès plein d'émotions à Monaco (15 années jour pour jour après le sixième et ultime succès de son
oncle en Principauté), Bruno Senna s'est tourné cette année, faute de mieux vers le championnat Le Mans Series et participera en juin aux 24 heures du Mans sur un prototype de l'écurie française
Oreca. Mais son nom continue à circuler avec insistance dans les paddocks de F1...
Tres belles illustrations!
Bisous les filles!