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Kimi Raikkonen / Mclaren : le duo de choc qui sombre
L’adversaire de Fernando Alonso est Michaël, celui du Renault F1 Team est Ferrari. Le duel est maintenant attendu à
chaque GP. Alors, bye-bye Kimi et Mclaren ? Pas de manière absolue ! N’exagérons pas ! Mais l’écurie anglo-allemande est néanmoins en retrait par rapport aux deux leaders du
championnat et supérieur à son poursuivant direct : le constructeur Honda. En fait, elle n’a pas d’adversaire à son niveau : elle est seule entre les deux premiers et le quatrième.
Cette situation n’est pas forcément la meilleure ! Les membres de l’écurie essaient de s’améliorer mais ils n’ont pas la saine (ou pas) émulation que possèdent Ferrari et Renault qui
les pousse à aller de l’avant jour après jour, heure après heure pour garder ou récupérer la tête du championnat.
Renault a multiplié les déclarations depuis le début de saison au sujet de Mclaren : il ne faut pas les oublier, ce sont nos premiers adversaires… Déclarations qui sont dorénavant désuètes…
L’adversaire du numéro un est le Baron rouge. Mclaren est reléguée au pied du podium (5e place pour Kimi à Imola, 4e au Nurburgring, 5e en Espagne) : Kimi
semble s’enterrer à ces places et délaisser le podium alors que son coéquipier sombre littéralement. Dernière déclaration en date pour Raikkonen qui semble confirmer les difficultés de
l’écurie : « la bataille pour le titre concernera Ferrari et Renault – c’est eux qui se battent pour les places sur le podium et la victoire. J’espère quand même gagner quelques
courses. Au moins, j'essayerai ! ». Propos qui frôlent le pessimisme … Que se passe-t-il ?
Pas la peine de rappeler les critiques
émises par le pilote finlandais pendant l’intersaison sur les défaillances du moteur Mercedes. Le manque de fiabilité qui empêche l’écurie d’exploiter son moteur à 100% est, pour sûr, un des
points faibles de Mclaren. Et quand un pilote, et peut être davantage « Iceman », l’homme de glace dont les déclarations sont rarement à ce point accusatrices, se met à pointer du
doigts ainsi les défauts de son matériel, cela révèle généralement d’un malaise ambiant. Mais lequel ? Sûrement la peur d’être éternellement atteint du syndrome du « vice champion du
monde » ou alors le ras le bol d’aligner une bonne saison avec une moins bonne (il finit 6e en 2002, 2e en 2003, 7e en 2004, 2e en 2005) à cause
des défaillances de sa monoplace. Kimi Raikkonen veut son titre de champion du monde.
La défaillance du moteur Mercedes n’explique pas tout. Mclaren fait démonstration depuis le début de la saison et en particulier durant ces derniers GP en Europe de faiblesses inquiétantes en particuliers l’utilisation de stratégies en décalés pas forcément judicieuses. On ne surnomme pas leurs monoplaces « les citernes » pour rien. Ferrari, puis Renault, ont compris que le format actuel des qualifications et le retour aux changements de pneus en course, oblige à partir dans les premiers pour espérer gagner. Erreur de stratégie de la part d’une écurie qui ne possède pas un « Ross Brown » ? Reflet d’un problème sous jacent qu’on cherche à cacher ainsi ? Ou alors « panique interne » d’une écurie qui n’arrive plus à être première ?
Kimi sur le départ ?
En attendant, Kimi Raikkonen piétine alors qu’il a le potentiel pour être champion du monde. A-t-il du mal à s’imposer dans les décisions de l’écurie comme certains commencent à le penser, lui qui est connu pour sa discrétion ? Il ne faut pas oublier qu’il est dans cette écurie depuis 2002, qu’il n’a pas de mal à dominer ses coéquipiers. Il a été un excellent metteur au point l’année passée, pourquoi cela aurait-il changé ? Ses difficultés sont à mettre sur le compte d’une voiture mal-née, un peu comme au début de la saison 2005.
Mais cette
année, la signature d’un contrat avec Fernando Alonso pour 2007 vient sûrement rajouter des tensions au sein de l’écurie. En signant avec le pilote Espagnol, Mclaren met, peut être
involontairement, Raikkonen à la porte car on voit mal Fernando et Kimi devenir coéquipiers. Kimi est à coup sûr sur le départ. Deux écuries sont à sa hauteur : Ferrari et Renault. Chez
Ferrari, il entrerait dans une écurie à sa hauteur mais pourrait-il cohabiter avec Schumacher si ce dernier décide de continuer encore un an avec l’écurie au cheval cabré ? Renault, qui
vient de renouveler son engagement avec la FOM, lui offre aussi de belles perspectives en particulier celle de
récupérer le matériel qui a fait de Fernando Alonso un champion du monde.
Oublier 2006… ou pas ?!
En attendant, on sent parfois des
signes d’agacement et d’impatience totalement inattendus de la part de celui qu’on surnomme « Iceman ». Cette saison risque d’être à oublier pour le vice champion du monde quand on voit
la leçon que Schumacher et Alonso donnent à leurs adversaires. Si l’écart qui le sépare de Fernando actuellement est exactement le même que celui qui le sépare de l’Espagnol il y a un an à la
même période, les cartes ne sont plus du tout les mêmes : Mclaren semble stagner au lieu de progresser et Ferrari s’est glissée entre les deux écuries qui avaient fait le spectacle en 2006.
Kimi avait déjà remporté deux GP l’année dernière alors qu’il ne peut pas en dire autant cette année. Il faudrait un sacré revirement de situation pour que Raikkonen et Mclaren se battent de
nouveau pour le titre. Finalement, Kimi est peut-être réaliste quand il déclare en parlant du prochain GP : « je ne me fais pas d’illusion ». Il vaut mieux être surpris
que déçu !
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