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Deux semaines après le GP de Monaco, c’est outre-Atlantique que nous retrouvons le F1 Circus sur un autre circuit non permanent : celui de Montréal. Ce GP est en général très apprécié des écuries et des pilotes pour l’ambiance de fête qui se propage partout dans la ville. Mais le GP du Canada est aussi un des tournants de la saison car il marque la fin du premier tiers de la saison et donne déjà une idée assez précise des pilotes en course pour le titre.
Si depuis le début de saison les
Ferrari ont paru plus rapide que les McLaren, il semble désormais que l’écart se soit réduit, ces
dernières étant incontestablement plus performantes à Monaco. Ainsi en tête du championnat, tant constructeurs que pilotes nous retrouvons l’écurie McLaren et ses pilotes à égalité de points :
Fernando Alonso et Lewis Hamilton. Vainqueur à Monaco Alonso aura à cœur ce week-end de maintenir la pression sur son jeune équipier.
Hamilton, lui, essayera d'obtenir la victoire pour consacrer sa fantastique série de podium entamée en Australie. La bataille entre les deux hommes se jouera en bonne
partie pendant la qualif, En course, il serait idiot que les deux voitures d’une même écurie se sortent mutuellement.
Pour brouiller les cartes il faut compter sur les deux pilotes Ferrari dans la lutte pour la victoire. Massa comme Räikkönen n’auront qu’un objectif ce week-end : précéder les pilotes McLaren pour reprendre des points. Cependant la situation est plus critique pour le finlandais que pour le brésilien, car Kimi doit aussi effacer sa piètre performance monégasque. Mais pour Iceman et son mental d’acier cela ne pose pas de problème : « Ma déception de Monaco est archivée. Aujourd'hui, mes batteries sont rechargées pour Montréal. Nous avions tourné deux jours au Castellet pour préparer cette course et je dois dire que nous avons eu de bonnes sensations. Ce qui est sûr, c'est que je vais faire de mon mieux pour tirer le maximum du potentiel de la voiture. Je n'ai jamais piloté une Ferrari à Montréal ou à Indianapolis et je ne sais donc pas comment cela va se passer sur ces tracés, mais je sais qu'habituellement la Scuderia y est très forte. Je suis quatrième, à quinze longueurs des leaders. Ce n'est pas un gouffre. Avec quelques bons résultats, et quelques faux pas de la concurrence, la situation peut changer. Il nous reste douze courses à faire et ce n'est donc pas un retard impossible à combler »
Les outsiders :
Derrière les deux écuries leaders nous retrouvons encore une fois l’écurie BMW qui n'en finit pas de nous surprendre. Nick Heidfeld est le pilote
dominateur dans le team depuis le début de la saison, mais depuis deux GP on assiste au retour de Robert Kubica. Toute la question est de savoir lequel de ces deux
pilotes terminera devant l’autre : le jeune polonais qui n’a jamais couru sur le circuit québécois ou l’allemand expérimenté ?
Autre écurie, autres enjeux : Renault. Après une
prometteuse quatrième place sur le circuit si particulier de Monaco, on peut se demander où en est l’écurie française. Fisichella, reboosté par sa meilleure performance
de la saison, est plutôt confiant :
« Je crois que nous pouvons nous montrer optimistes. Les choses se sont récemment améliorées pour nous, l’équilibre de la voiture est meilleur, le niveau de
grip général aussi. Les usines tournent à plein régime, tous les membres de l’équipe se donnent à fond depuis maintenant plusieurs semaines et ils font un travail remarquable. Cela va finir par
payer et j’ai confiance, à Montréal encore, nous confirmerons notre retour en forme. » Kovalainen, auteur d’une course anonyme dans le peloton à
Monaco, espère quant à lui que ce tracé qu’il ne connait pas lui réussira mieux.
Williams est une écurie au passé prestigieux au Canada, car elle s’est imposé là-bas pas moins de sept fois. Cependant cette année l’objectif est bien plus modeste : il s’agit de
marquer des points. Nico Rosberg : « Nous sommes en cinquième position dans le Championnat du monde des constructeurs et c'est bien, nous avons déjà marqué
quelques points cette année et nous voulons poursuivre sur cette lancée. Ce sera sans aucun doute mon objectif du week-end. J'avais été très rapide à Montréal l'année dernière et j'espère que ce
sera encore le cas cette fois-ci. »
Elle court la rumeur, elle court. Déjà entendue dans les rues de la principauté, un bruit de paddock prétend que Ralf Schumacher n’est plus vraiment apprécié chez
Toyota. Ainsi ses résultats au Canada et aux Etats-Unis seront –parait-il- décisifs pour le reste de sa carrière, et certains parlent déjà de son éventuel remplacement par
Montagny dès le GP de France.
Derrière :
Pour les autres écuries, Button veut viser les points avec sa Honda et use de la méthode Coué pour s’en persuader : « Je pense que nous devrions obtenir un résultat respectable ici. Ce serait bien de terminer dans les points, mais c'est dur à
l'heure actuelle parce qu'il y a une grande concurrence ».
RedBull espère enfin amener ses deux voitures à l’arrivée sans problème de fiabilité. Adrian Newey : « Au Canada, ce sera la première
fois que nous utiliserons la version définitive de notre aileron arrière en version à faibles appuis aérodynamiques. Nous avons aussi tenté de venir à bout de nos soucis de fiabilité en nous
concentrant sur les accessoires des systèmes électriques et hydrauliques de la boîte de vitesses. Je crois que nous avons bien progressé dans ce domaine »
Des nouveautés il y en a aussi chez Toro
Rosso, en espérant une amélioration des performances, et pourquoi pas rentrer dans le top 8.
Super Aguri aimerai renouveler l’exploit du GP d’Espagne en marquant un deuxième point, alors que pour Spyker il s’agit simplement de rallier l’arrivée.
Nota bene :
Voici les pilotes ayant un nouveau moteur pour ce grand-prix :
Jenson Button (Honda)
Rubens Barrichello (Honda)
David Coulthard (Red Bull-Renault)
Takuma Sato (Super Aguri-Honda)
Anthony Davidson (Super Aguri-Honda)

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