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Monaco jour après jour :
jeudi 24 et vendredi 2 mai : Les deux premiers jour de Sywel commissaire
Déjà deux jours passés au bord de la piste. Malheureusement pour les commissaires ici la chaleur est écrasante, mais le spectacle compense largement la rudesse de la
tâche.
Mon poste se situe au bout de la ligne de départ, au niveau du freinage, avant le virage de Sainte Dévote. C’est un endroit stratégique au moment du départ des
courses durant lesquels les accrochages ne sont pas rares. Il permet aussi d’apprécier la virtuosité des pilotes et la
performance des voitures. Un freinage raté ne pardonne pas, en général le pilote bloque ses roues et finit, au mieux dans l’échappatoire de
Ste Dévote, au pire dans le mur, le tout dans un nuage de fumée. Les voitures passent très près des rails, c’est impressionnant, c’est exactement
pour ça que j’ai voulu devenir commissaire de piste.
Au poste, il règne une ambiance de franche camaraderie, on voit que toutes les personnes présentes viennent par plaisir et tant pis si le réveil sonne très (trop) tôt pendant quatre jours.
Le circuit de
Monaco est unique au monde, nulle part ailleurs les spectateurs ne sont aussi proches des voitures, des personnalités du sport auto, du personnel des écuries. C’est ainsi que jeudi,
nous avons eu le plaisir de recevoir une courte visite de Jacky Ickx, pilote pour le moins mythique, à notre poste.
Quand on vient de passer la journée debout dans la chaleur, rien de tel pour vous remettre du baume au cœur.
La journée de vendredi, ça a été ma fête, et si je l’avais oublié, les commissaires se sont chargés de me le rappeler : le 25 mai c’est la Sainte Sophie. On dit que ce sont des machos mais cette
réputation ne tient pas longtemps quand on les côtoie, et partager leur expérience de la course est un vrai plaisir.
A Monaco, contrairement aux autres Grand Prix, la journée du vendredi est assez calme. Les tribunes sont en accès libres pour les spectateurs qui peuvent même visiter les stands, mais pour les
commissaires pas de détente au programme, il faut être à son poste et prêt à intervenir. Sur la piste aujourd’hui pas d’accident
majeur, mais toujours un spectacle à couper le souffle.
A midi je rejoins ma camarade commissaire de piste Marnie au poste 1, à Sainte Dévote, pour un déjeuner "gastronomique" concocté
par les cuistots maison (des commissaires du poste en fait). Pas de doute, c’est la meilleure table de tout le circuit !
L’après-midi je retourne à la "vie civile" et je me promène du côté des stands et du paddock. Quand je vous dis que Monaco est un
Grand Prix unique en son genre… En l’espace de deux heures on peut croiser quasiment tous les pilotes, dont Scott Speed, pilote Toro Rosso, tout simplement assis au bord de la route, très aimable
et souriant. Ou encore, prendre sa voiture et se faire doubler par les scooters des pilotes McLaren, Fernando Alonso et Lewis Hamilton, possibles vainqueurs de la course de
dimanche.
Après tout ça la journée est déjà bien avancée et il est temps pour moi de rentrer. Samedi promet d’être éprouvant, avec la météo
qui annonce de l’orage et les voitures qui vont tourner toute la journée. Après ces deux jours sur la piste le sommeil ne va pas être difficile à trouver, mais pour
rien au monde je n’échangerais ma place.
Sywel
La suite de l'aventure :
- Samedi : le troisième jour des filles commissaires
- Dimanche : le grand jour !
Et retrouvez très bientôt sur Fémin-F1, un récit détaillé de leur week-end avec pleins de photos et d'anecdotes au rendez-vous !
par Sywel
publié dans :
Histoires vécues
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