Histoires vécues

Lundi 30 juillet 2007 1 30 /07 /Juil /2007 20:32
Une journée à Spa :
La découverte d’un circuit pour les hommes…
 
circuit-spa.jpg  

Mercredi 11 juillet

 

5h du mat’ : le réveil sonne dans ma chambre… J’émerge d’une nuit de sommeil très courte. Mais pourquoi le réveil sonne-t-il aussi tôt ? La question est à peine posée que mon cerveau me donne la réponse : dans une heure, je pars pour Spa voir des F1 en pleine action ! Pas besoin de plus pour me tirer du lit…

 

6h du mat’ : c’est le grand départ… 4 heures de route pour rejoindre Spa Francorchamps. A cette heure là, pas de problème de circulation en région parisienne… mais un peu plus quand on s’approche de la frontière belge.

 

kovaleinen.jpg 10h15 : Arrivée à la sortie du circuit de Spa…. Et là, c’est le début des vrais bouchons. On roule au pas. On n’est plus qu’à quelques km du circuit… Tout d’un coup, surprise, exclamations, cris de joie (bon peut-être pas autant...) : on entend déjà de très loin les moteurs de F1. On y est presque !

 

10h40 : On est à quelques mètres du circuit, en train de se garer sur le circuit, les vitres de la voiture ouvertes afin d’entendre le bruit des moteurs… Même si j’avais craint d’être déçue (après deux ans à se dire que la F1 en vrai c’est un truc super génial, super fantastique, je me demandais si je n’exagérais pas la situation…), aucun doute : le bruit du moteur d’une F1 c’est UNIQUE !

 

raidillon.jpg 10h50 : En train de faire la queue pour acheter des billets…. Grande frustration car on est à quelques mètres du circuit, on voit les tribunes, on a déjà aperçu de loin quelques portions de l’asphalte… Mais on est là, en train de faire la queue ! Heureusement, ça ne va pas durer longtemps.

 

11h : On entre sur le circuit au niveau de la tribune qui est au pied du raidillon. Et là, c’est la première surprise de la journée. Le raidillon, c’est ça !?! Bon, autant vous dire l’image que j’en avais après avoir regarder les F1 à la TV : un virage un peu en pente… En fait, c’est super en pente ! Un truc de fou ! Et c’est super petit… En quelques secondes, les pilotes, ces fous du volant, l’ont déjà passé… et pas tous avec la même trajectoire. Il y a ceux qui le passent totalement à la corde (par exemple, Massa et Alonso) et ceux qui le passent assez loin de la corde… Impossible de retranscrire réellement l’émotion qu’on ressent quand on est au pied du raidillon. On se rend compte qu’on est sur un circuit pour les hommes et non pour des enfants ! En tout cas, je peux vous assurer que la TV aplatit énormément le virage.

 

epingle-sortie-stand.jpg 11h30 : On décide de bouger un peu et de remonter vers l’épingle de la Source. On s’arrête quelques mètres avant à un endroit où les monoplaces passent à quelques mètres de nous. Ils sont en pleine ré-accélération, les moteurs font un boucan d’enfer… mais après tout, on est là pour s’en mettre plein les oreilles. On commence déjà à distinguer les différents chants des moteurs…
Massa signe le meilleur temps juste devant Alonso. Kubica, Kovaleinen, Ralf Schumacher, Button, Rosberg, Davidson, Coulthard, Sutil, et Bourdais sont les autres pilotes présents ce jour-là à Spa.
C’est impressionnant : en moins de 15 secondes, les pilotes ont parcouru le chemin entre l’épingle et le bout du raidillon. Pas le temps de dire « ouf » qu’ils sont déjà loin !

La deuxième surprise de la journée ? La Mclaren a une couleur très fluo ! Rien à voir avec la couleur rendue à la TV ou sur les photos… Le « orange » de McLaren, c’est un vrai orange fluo ! Et avec le gris métallisé, ça donne un ensemble, waouh ! 

 

12h : C’est la pause… L’heure d’aller manger un repas super équilibré  (Hot Dog et Sprite… très diététique !) et de rejoindre l’autre coté du circuit vers la chicane transformée de l’arrêt de bus.


davidson.jpg 13h : Alors que la séance d’essais doit reprendre, les premières gouttes d’eau font leur apparition. Sous les arbres, on tente tant bien que mal de se protéger de la pluie et du froid qui a fait son apparition. Et les minutes s’égrainent lentement… On espère que la pluie ne va pas trop durer… Au bout d’un quart d’heure, l’averse est terminée mais elle laisse derrière elle une piste totalement détrempée !

 

13h45 : Les premières voitures balaies (celles qui sont censées assécher la trajectoire avant la sortie des meilleurs…) font leur apparition. Davidson est le premier à prendre la température de la piste. D’abord pour quelques tours d’installation ce qui nous permet d’apprécier la nouvelle entrée des stands qui porte à polémique (effectivement, elle est assez étrange et semble, d’extérieur, très resserrée et en bonne partie à l’aveugle), avant de prendre pour de vrai la piste et de passer la chicane.

entree-stand.jpg La nouvelle entrée des stands
 
rosberg-pluie.jpg 14h : Il y a déjà davantage d’activité en piste même si on est loin de l’affluence du matin. On décide de remonter vers l’épingle une nouvelle fois. On passe le long de la ligne droite de départ, s’arrêtant à chaque fois qu’une monoplace passe en projetant derrière elle un véritable jet d’eau. En ce qui concerne les stands, ils sont tous cachés par de grands paravents : pas question que le voisin vienne espionner ce qui se passe là !
 
14h20 : Arrêt de notre petite troupe juste après l’épingle, devant la sortie des stands. C’est l’occasion de les voir faire des essais de départ à la sortie des stands mais aussi de remarquer avec quelle facilité les pilotes des meilleures écuries doublent d’autres pilotes et prennent le large. La pluie tombe puis s’arrête puis retombe. La piste est tantôt calme, tantôt animée !
 
camion-grue.jpg 14h40 : Plus personne en piste… On voit le camion-grue ainsi que la voiture de sécurité sortir des stands. Voilà pourquoi le circuit était tout d’un coup si calme : il s’est passé quelque chose de l’autre coté de la piste… On est trop loin des commentaires pour comprendre ce qui s’est passé… Ce n’est que plusieurs minutes après, alors que la piste est ré-ouverte, qu’on découvre que c’est Felipe Massa qui a connu un ennui mécanique.
Les minutes s’égrainent nous rapprochant fatidiquement de l’heure du retour. On en profite pour photographier un max les monoplaces et enregistrer sur nos portables le son des V8.
 
15h : Une petite pause café s’impose pour se réchauffer et s’éloigner un peu du bruit assourdissant des moteurs. On garde tout de même un œil sur le raidillon que nous apercevons de loin. Nouvelle découverte : alors que toutes les monoplaces ont un feu arrière rouge, la Toro Rosso a un feu vert. Ils ne peuvent rien faire comme les autres !
 
alonso.jpg 15h30 : On décide de remonter vers le raidillon. Entre les gouttes, nous prenons le chemin qui longe les grillages. C’est une fois de plus l’occasion de voir les monoplaces franchir ce virage et de remarquer à quelle point les monoplaces restent collées à la piste (heureusement pour les pilotes…).
 
16h30 : On est arrivé au niveau de la chicane des Combes. Pour cela, on a longé la longue ligne droite après le raidillon (enfin pas si droite que ça et même assez en pente…). Le freinage à la chicane est incroyable. Les monoplaces arrivent à pleine vitesse et freinent juste après le panneau 100. On a du mal à croire qu’elles s’arrêteront à temps pour passer la chicane et pourtant… Plusieurs pilotes profitent des conditions humides pour faire des runs de plusieurs tours. C’est le cas de Fernando Alonso dont le bruit de l’anti-patinage est impressionnant et résonne dans tout le circuit. Rien à voir avec les autres pilotes…
On tire ensuite jusqu’au virage de Malmedy, dernier point accessible du circuit pour cette journée de test. Les F1 repartent à fond après la chicane et descendent sur le virage de Rivage, puis Stavelot et Blanchimont que nous apercevons au loin…
 
bourdais.jpg 17h15 : Il est temps de redescendre vers le parking. Il n’y a plus que Bourdais qui est en piste. Soudain, c’est le silence ! Le drapeau rouge est agité juste sous notre nez, le camion-grue passe à toute vitesse : apparemment, la Toro Rosso a connu un souci. Effectivement, en scrutant l’horizon, on remarque Bourdais arrêté sur la piste, entouré par les commissaires de piste de Spa. Ca sera la dernière image de la journée pour nous. Il faut reprendre la route, après une petite halte dans les boutiques, histoire de repartir avec un petit souvenir de cette journée !
 
Aucun regret après cette journée ! Arrivée à Paris, j’ai encore les oreilles pleines du chant des V8, les yeux qui brillent et le sourire jusqu’aux oreilles (même si la fatigue se fait sentir….). Et je peux vous assurer une chose : s’il y a bien à GP à vivre en direct, ce doit être celui de Spa ! C’est un circuit pour les hommes où la précision et le courage sont les clés de la réussite. De toute manière, rien ne vaut la moment magique où une F1 passe devant vous à toute vitesse, vous laissant muet d’admiration…
Par Priss - Publié dans : Histoires vécues
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /Juin /2007 11:00
Le dessin d'Enzo



Avec un peu de retard nous publions le dessin qu'Enzo nous a offert  pour notre première année en tant que commissaire de piste sur le grand-prix de Monaco.
pour l'avoir en grand, cliquer sur l'image
Merci beaucoup pour ce dessin !

Nous vous  encourageons tous à visiter son excellent site internet pour retrouver  ses personnages si savoureux !
Les dessins d'Enzo
Par Team Fémin-F1 - Publié dans : Histoires vécues
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 10:05
Monaco jour après jour :

Dimanche 27 mai : le grand jour !

Ça y est, Le grand jour est arrivé ! Tout à l'heure les Formule 1 s'élanceront pour le 65ème Grand Prix de Monaco. Nous arrivons au circuit de bonne heure et nous séparons: Sywel retrouve les autres commissaires de son poste autour d'un café alors que Marnie prend le sien au "restaurant gastronomique du poste 1 Ste Dévote" (le poste 1 est très bien équipé !)

A 9h45, les Porsche s'élancent pour 16 tours de course à un rythme effréné, cette catégorie est décidément très spectaculaire, mais au drapeau nous ne sommes presque pas sollicitées de la séance. Affectée au protocole, à la fin de la course Sywel doit se rendre au pied du podium pour former la haie d'honneur pour les vainqueurs. Le but du jeu étant d'éviter de se faire arroser par le champagne de la victoire, tenue impeccable exigée jusqu'à la fin des épreuves.

com-drapeau.jpg Puis c'est au tour des formules Renault 3.5 L de s'affronter durant 25 tours. Le spectacle est au rendez-vous et nos drapeaux jaunes sont bien utiles pour calmer la meute quand l'un des leurs rate son virage, ou tape dans la montée de Beau Rivage. Etre commissaire drapeau est une tâche qui demande une vigilance de tous les instants. Il faut suivre chaque voiture et la moindre inattention peut vous faire manquer un incident donc retarder la signalisation et risquer le suraccident. Il ne faut pas aussi oublier le drapeau vert après la zone de l’accident pour signaler aux pilotes qu’ils peuvent à nouveau attaquer.

A midi, nous sommes un peu bousculées, entre la parade des pilotes et le passage en revue des postes, il faut vite avaler son repas. Le Prince Albert II de Monaco et sa sœur la Princesse Caroline arrivent dans la loge princière vers 13h30, nous faisons partie des commissaires chargés de les accueillir. En tant que premières filles à ce poste nous leurs sommes présentées et leur serrons la main.

Après une petite course le long des rails pour rejoindre notre poste avec notre matériel (casque, protection et K-way en cas de pluie) nous sommes fin prêtes pour le départ. Pour notre premier GP nous sommes ensemble, au poste de signalisation juste avant Ste Dévote, Sywel est aux drapeaux jaunes - en cas de crash à Ste Dévote - et Marnie au bleu pour signaler aux retardataires qu’un leader les double. Le départ est imminent, nous avons les feux en ligne de mire. Ils s’éteignent, et c’est parti ! Le premier virage passe sans encombre pour tout le monde et la tension du départ s’estompe un peu.

Après une bonne dizaine de tours les choses sérieuses commencent pour Marnie qui doit mémoriser les premiers pilotes ainsi que les derniers pour agiter le bleu au bon moment. Heureusement un troisième commissaire drapeau, beaucoup plus expérimenté les supervise et aide à retrouver l’ordre des pilotes ce qui est très utile surtout avec les arrêts au stand qui bouleverse un peu le classement. Au final pour une première fois, elle s'est bien tirée de cette tâche difficile. Sywel, elle, n’eut point besoin de sortir ses drapeaux jaunes, mais rester concentrée et guetter le moindre incident n’est pas chose facile, c’est même épuisant !

Une fois le drapeau à damier tombé, nous nous empressons de rejoindre le podium étant affectées au protocole. Sous nos yeux, à quelques mètres de nous sortent de leur voiture Alonso le vainqueur, ainsi que ses dauphins Hamilton son équipier et Massa. Etre si proche des pilotes que nous admirons tant est un privilège bien rare que nous apprécions à sa juste valeur !


Une fois la cérémonie de podium terminée (et sans gouttes de champagne), nous regagnons nos postes respectifs, pour la dernière fois. Au programme: rangement ! A Ste Dévote cependant le champagne et un gâteau permettent de fêter dignement la fin de ces quatre jours fantastiques. Et cette fois, sous forme de baptême, Marnie aura droit à sa douche au champagne ! (Merci les gars !)
poste1.jpg le poste 1 au grand complet

Il est temps de quitter notre combinaison orange de commissaire, de revenir à la vie normale. Ce WE de Grand Prix fut une expérience formidable et nous re-signons pour l’an prochain sans aucune hésitation. Nous remercions l’ACM pour sa confiance, et tout le corps des commissaires pour leur accueil. Rendez-vous pour Monaco 2008 !
Par Marnie et Sywel - Publié dans : Histoires vécues
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés