F1 Tech'

Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 20:15

2009 : la saison du changement ?

 

Chaque année l’intersaison n’en finit pas. Chaque année, nous nous consolons avec les essais hivernaux qui veulent plus ou moins dire quelque chose. Et finalement, chaque année, alors que le printemps éclot nous retrouvons pilotes, monoplaces, bruit et excitation. La F1 reprend ! ! ENFIN ! ! !

Dimanche 29 mars 2009, 8h heure française, les feux se sont éteints sur le circuit de Melbourne. Les moteurs ont rugi. Les monoplaces se sont élancées. Elles étaient 20 sur la grille, dont 2 « presque » nouvelles venues : les Brawn GP (ex-Honda).

20 monoplaces, donc 20 pilotes. Pourtant, les pilotes Brawn GP portent cette saison les numéros 22 et 23. L’attribution des numéros fut en effet, comme beaucoup de chose en F1, un feuilleton en plusieurs épisodes. Et finalement, les pilotes sont apparus ce dimanche avec les numéros suivants :

 


Pas de véritable nouvelle écurie, et un seul rookie. Le cru 2009 concernant les forces présentes n’est donc pas sensiblement différent du cru 2008. On ne s’en plaindra pas si la lutte en piste est aussi intense que l’an passé comme nous le laisse espérer le 1er GP de la saison. Du spectacle sur la piste, mais aussi des rebondissements plus ou moins appréciables une fois la course terminée. Bref, ça ressemble à l'an passé.

Petit zoom sur LE rookie 2009. Il s’appelle Sébastien Buemi… même prénom et mêmes initiales que son équipier, mais espérons le pour lui, une première saison en F1 moins difficile ! Tout juste âgé de 20 ans, Buemi est un pur produit de la filière Red Bull. La firme autrichienne accompagne les efforts du Suisse depuis la Formule BMW et l'a soutenu en Formule 3 Euro Series puis en GP2 Series, autant de disciplines dans lesquelles Buemi a brillé même s'il n'a jamais été titré. En lui faisant parcourir des milliers de kilomètres tout au long de l'hiver, son écurie a tout mis en œuvre pour lui permettre d'aborder sa première saison en F1 dans les meilleures conditions. A lui de se montrer à la hauteur des espoirs placés en lui.

Buemi débute donc avec quelques milliers de km dans les pédales, mais sans autre expérience que les essais hivernaux. Il semble d’ailleurs que cela sera désormais le lot des nouveaux arrivants en F1 puisque le rôle des pilotes essayeurs s’est vu réduit à peau de chagrin avec l’interdiction des essais privés entre les GP. Réduction des coûts ! Ainsi, on peut se demander ce que feront cette saison les Pedro de la Rosa, Romain Grosjean, Anthony Davidson, Luca Badoer et autres. On peut aussi se demander comment les futures stars de la F1 de demain feront leurs gammes sans ses essais. L’avenir nous le dira. (encart avec le noms de tous les essayeurs souvent oubliés)

Nous disions donc plus d’essais privés pendant la saison. Un changement de poids, surtout financièrement. La F1 veut réduire les coûts depuis longtemps et elle semble s’y employer plus sérieusement ces derniers. La crise ? Sûrement en partie…

Quels sont les autres changements pour cette F1 moins coûteuse ? Et quels en sont les objectifs ?

4 objectifs principaux :

  •  Limitation des performances
  •  Augmentation du nombre de dépassements
  •  « Ecologification » de la F1
  •  Réduction des couts


Tout d’abord, les 2 premiers objectifs de limitation des performances tout en augmentant la possibilité de dépasser sont principalement atteints par des changements radicaux au niveau de l’aérodynamique : disparition de tous les petits ailerons qui étaient apparus au fil des années, modification de la forme et de la position du diffuseur et réduction de taille de l’aileron arrière réduisent de 20% l’appui aérodynamique et par conséquent la vitesse de passage en courbe.

 

 


Pour compenser une partie de cette perte, les pneus slick font leur grand retour en F1 pour la grande joie des fans de F1.

Du côté des ailerons : l’aileron arrière est plus haut et plus étroit. Combiné à un nouveau diffuseur (dont la réglementation est déjà controversée, les écuries n’ayant pas toutes interprété les textes aussi strictement) , il permet de limiter la perturbation de l’air que reçoit la voiture qui se trouve derrière. Cette perturbation est concentrée sur le centre de la voiture.


L’aileron avant est plus large et positionné très bas. Il utilise l’air moins perturbé passant par les cotés de la voiture de devant.


Combinés, ces 2 éléments devraient permettre aux monoplaces de rouler plus près les unes des autres. Les dépassements seront facilités. Si le spectacle sera plus intéressant, l’esthétisme des monoplace a fortement pâti de ces modifications. Espérons donc que les objectifs visés seront atteints.

Ensuite, pour rendre la F1 plus « verte » et lui permettre de redevenir une vitrine technologique, le KERS (ou SREC) a été introduit. Cette technologie permet de récupérer l’énergie produite au freinage pour la restituer plus tard. Le KERS devrait aussi permettre d’augmenter les dépassements en donnant un petit coup de fouet de 6 ou 7 secondes permettant de prendre l’avantage sur un adversaire.

Enfin, les coûts seront réduits en interdisant les essais privés en cours de saison ainsi que nous l’avons déjà indiqué, mais aussi en limitant à 8 le nombre de moteurs utilisés en cours de saison. Pour soulager un peu les moteurs, qui sans modifications majeures devront résister à la charge de 3 GP, leur régime maximum a été réduit a 18000 tours-minute.

Tout est donc pensé pour nous offrir une saison 2009 palpitante et surprenante. Les cartes sont redistribuées et la hiérarchie risque d’en être chamboulée.

A l'issue des deux premiers GP de la saison, on ne peut qu'affirmer que la hiérarchie est chamboulée. Les McLaren et les Ferrari sont en difficultés alors que les Brawn GP semblent vraiment au dessus du lot. Difficile de savoir si cela se confirmera tout au long des courses de la saison. Une seule chose est sûre, nous ne sommes pas à l'abri d'autres surprises.

 


Rendez-vous
en Chine le dimanche 19 avril pour vivre une nouvelle course passionnante.

Par Marie, Cédric et Thibaut - Publié dans : F1 Tech'
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 16:23
Réglementation les nouveautés de 2008


Comme chaque saison, la FIA a modifié le règlement de la Formule 1, tant au niveau technique qu'au niveau sportif. Les buts restent les même depuis quelques années : réduire les coûts, garantir une sécurité maximum aux pilotes et surtout améliorer le spectacle. Pour vous y retrouvez voici un petit tour d'horizons des changements.



Côté règlement technique :

Le moteur :

En 2007, la FIA avait imposé aux équipes un gel sur le développement des moteurs pour dix ans ainsi que des normes strictes pour de nombreux paramètres comme l'obligation d'utiliser un V8 de 2400 cm³ ayant un angle de 90° et la limitation du régime maximal à 19 000 tours/min.
En 2008, d’une part, la FIA continue sur sa lancée en étendant encore le périmètre d'homologation des pièces du moteur. L’objet de cette règle est de limiter le développement des accessoires du moteur qui ne produisent au final qu'un faible gain de performance sur la piste pour un coût maximum.
D'autre part, pour une raison que nous ignorons, la FIA a décidé d'accorder un bonus aux écuries : en effet, comme c'est la règle depuis 2006, les moteurs devront tenir deux GP sous peine pour le pilote d'être rétrograder de 10 places sur la grille de départ, mais le premier changement de moteur de la saison ne sera pas pénalisant. Une condition toutefois : la casse doit être effective (pas de changement de moteur préventif).


Le boîtier électronique unique :


"Tous les composants du moteur et de la boîte de vitesse, y compris l'embrayage, le différentiel et tous les activateurs associés doivent être contrôlés par un boîtier électronique qui a été fabriqué par un fournisseur désigné par la FIA, selon les spécifications dictées par la FIA"
C’est LA nouveauté 2008 ! Et elle a déjà fait couler beaucoup d'encre. En effet, ce boitier, ’’SECU’’ ou ‘’ECU’’ de son petit nom (Standard Electronic Control Unit), est produit par une filiale de McLaren. De là à affirmer que l'écurie anglaise sera favorisée puisqu’elle n’aura pas besoin de temps d'adaptation, il n'y a qu'un pas... que de nombreux teams ont franchi ! Si la polémique n'a pas trop enflé cet hiver, il est à craindre qu'elle soit relancée si McLaren domine trop les débats lors des premiers GP. A suivre...
undefined D’un point de vue technique, l’objectif de ce boîtier est la disparition des aides au pilotage comme l'anti-patinage ou la gestion électronique du frein-moteur. En clair, le pilote devra maintenant doser avec plus de précisions accélération et freinage sous peine de tête à queue ou de blocage de roue intempestifs. En redonnant ainsi la part belle au pilotage et au talent des pilotes, la FIA espère favoriser le spectacle sur la piste. Voilà qui devrait nous plaire même si un doute persiste : qu'en sera t-il sous la pluie ? Les F1 risquent d'être particulièrement instables avec tous les risques que cela comporte pour la sécurité.
A noter que l'adoption de ce boîtier est chiffrée en termes de perte d'efficacité à quatre dixièmes de seconde par tour.


Cockpit :

Tous ceux qui ont vu le GP d'Australie 2007 se rappellent de l'accrochage entre Wurz et Coulthard : la voiture de l'Ecossais est passée par-dessus la Williams, les roues de la RedBull n'évitant que de quelques centimètres du casque de l'Autrichien. Cet accident, sans conséquence heureusement, a incité la FIA à renforcer les protections latérales du cockpit, principalement autour du casque du pilote pour réduire les risques de blessures. Comme les images parlent mieux qu'un long discours : undefined


Carburant :
undefined
Le bio est tendance en ce moment et la F1 tente de se créer une image de marque en imposant un carburant bio aux écuries "Un minimum de 5,75 % du carburant utilisé doit comporter des éléments issus de sources biologiques". Cette mesure anticipe de deux ans la norme qui sera appliquée aux voitures de série à partir de 2010.



Côté règlement sportif :


Disparition de la voiture de réserve :

Gare aux multiples sorties de pistes pour les écuries en 2008 ! En effet cette année chaque équipe n'aura le droit de n'apporter que 3 châssis par course, contre quatre auparavant.


La boîte de vitesse :

Après le moteur, c'est à la boite de vitesse que la FIA s'attaque en prolongeant sa durée de vie de 4 GP consécutifs. Et comme pour le moteur, si un pilote doit utiliser une boite de remplacement il sera rétrogradé de cinq places sur la grille de départ. Cependant cette pénalité ne s'appliquera pas en cas d'abandon en course. De plus les écuries pourront changer les rapports de boite une fois par week-end afin qu'ils soient s'adaptés aux spécificités de chaque circuit.


Les qualifications :

Si le format de qualification mis en place depuis 2006 donne globalement satisfaction, il mérite quand même quelques retouches pour cette saison :
    - Avec les préoccupations écologiques qui envahissent la F1, le gaspillage de carburant lors de la troisième séance de qualification (Q3) quand les pilotes tournaient pour vider le réservoir afin de se qualifier "à vide" devenait impensable et était vivement critiqué. Ainsi en 2008 "Il ne sera pas autorisé d'ajouter ou d'ôter du carburant à toute voiture participant à Q3 entre le départ de Q3 et le départ de la course". C'est-à-dire que les pilotes feront la dernière partie de la qualif avec l'essence nécessaire pour le premier relais de la course sans avoir l'autorisation de compléter le réservoir avant le départ. Donc pour avoir une chance de bien se qualifier il est probable que les stratèges des écuries choisissent de faire des premiers relais plus courts que ceux de 2007.
    - Toujours avec l'objectif de réduire les tours servant à brûler le carburant pour alléger la voiture, la durée de chaque phase des qualifs sera modifiée. Ainsi la Q1 passera de 15 à 20 min, pas de changement pour la Q2 : 15 min et la Q3 ou super-pôle ne durera plus que 10 min. Avec ce changement la FIA espère aussi accroire la tension en laissant de moins en moins de temps aux pilotes pour faire un temps compétitif.
 
Par Marnie - Publié dans : F1 Tech'
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 21:20
Le volant d’une F1
 

Beaucoup disent que piloter une F1 aujourd’hui est devenu d’une simplicité enfantine. A croire qu’il suffit simplement de tourner le volant ! Et bien, justement, parlons-en du volant d’une F1 avec ses diodes, son écran à cristaux liquides, ses boutons, ses palettes et ses molettes multicolores.


bmw-volant.jpg
Les pilotes passent leur temps à affiner les réglages tout au long des tours : changement des vitesses, des cartographies moteur, des différentiels en entrée et sortie de virage, de l’anti-patinage sans compter l’embrayage pour le départ, la radio, la configuration pour les pneus pluie…

 

Chaque écurie a son volant dont la composition a été longuement réfléchie afin que les pilotes se sentent le maximum à l’aise avec leur bijou. Tout en fibre de carbone et aluminium, ce véritable ordinateur de bord pèse moins d’un kilo…

 

Voici les différentes fonctions que l’on retrouve sur un volant de F1 :

 

 
1/ Le volant de la R26 :
 
renault-r26-volant.jpg

1- TC disable : ce bouton permet de désactiver l’anti-patinage. Les pilotes peuvent alors laisser déraper un peu leurs roues arrières : il est donc utilisé lors du tour de chauffe mais aussi pour déposer de la gomme dans la zone de ravitaillement ou encore lors d’un tête à queue.


2- Neutral : ce bouton permet de mettre la monoplace au point mort, procédure obligatoire en cas de panne ou d’accident sur la piste.


3- Fail : utilisé pour signaler un problème de capteur.


4- Palette pour le passage du rapport inférieur


5- Oil : Il permet un transfert d’huile du réservoir auxiliaire au réservoir principal. Il est par exemple utilisé quand le moteur chauffe trop.


6- Marker error : annulation d’erreur


7- Palette d’embrayage manuel pour gaucher


8- TCS : Il permet de contrôler et de faire varier l’anti-patinage


9- Sélecteur multifonction : avant chaque utilisation d’un bouton, le pilote doit avoir placé la molette multicolore sur la bonne case


10- Mix : ce bouton correspond au mélangeur de carburant. Il permet de varier la quantité d’air et d’essence injectés dans le moteur et ainsi de modifier son rendement.


11- Palette d’embrayage manuel pour droitier


12- BPL ARM : bouton d’apprentissage embrayage


13- Radio : cela permet au pilote de communiquer avec stand. Si cette fonction ne fonctionne plus, le pilote est obligé de ne se fier qu’aux seules indications données par le panneauteur.


14- Palette pour le passage du rapport supérieur


15- Molette du réglage différentiel : cela permet au pilote de répartir le freinage entre les roues avant et les roues arrière.


16- PIT LIMIT : limiteur de vitesse utilisé par les pilotes lors du passage dans la voies des stands. En effet, la vitesse y est limitée (vitesse différente selon les circuits) et un dépassement de la vitesse autorisée peut entraîner une amende ou une pénalité.


17- OVERRIDE : ce bouton correspond à l’inhibiteur limiteur de régime. Il permet au pilote d’avoir un peu plus de régime moteur, en cas de dépassement par exemple. Sa trop grande utilisation peut user rapidement le moteur.


18- Diodes représentant l’équivalent du compte-tours d’un véhicule classique et indicateur de rapport.


19- Multifonction, défilement vers le bas et vers le haut : ces boutons permettent de naviguer entre les différentes options de réglage affichées sur l’écran du volant.


20- Ecran : une multitude d’infos y défile, du temps de passage à la consommation d’essence…
 
 
 
2/ Le volant de la MP4-22 :



1- +10, +1 et MSG OK (bouton noir avec une croix blanche) : ces boutons sont utilisés par le pilote pour faire défiler le menu de son écran. Ils permettent aussi de désactiver certaines fonctions si quelque chose ne fonctionne pas. Le MSG OK permet de changer respectivement les menus + 10 et + 1.

2- N : Il permet la marche arrière et le point mort. Placé en haut de volant (comme sur le volant de la Renault), il est ainsi très facile d’accès pour le pilote.

3- Drinks : il permet d’activer la pompe électrique qui amène, via un tube, de l’eau au pilote afin qu’il s’hydrate tout au long de la course, la température dans le cockpit avoisinant souvent les 40°C. 

4- PIT : commande qui permet au pilote de communiquer avec son stand et son ingénieur via sa radio.

5- TC OFF : bouton qui permet de désactiver l’anti-patinage.

6- A, B et Y : ces trois manettes modifient  la traction afin que le pilote ait une meilleure adhérence. C’est une fonction essentielle pour les pilotes car l’adhérence varie énormément tout au long de la course selon la température, la gomme déposée sur la piste et maintenant l’obligation de passer sur une même course des pneus durs et plus tendres.

7-  C, D et E : ils  permettent de modifier les différentes fonctions de la voiture afin d’ajuster le set-up selon la quantité de carburant embarquée, l’état du moteur et bien d’autres variables… 

8- F : il permet le contrôle du mélange du carburant. Selon la situation de course, le pilote peut ainsi économiser plus ou moins de carburant.

9-  G : il modifie le niveau de performance du moteur afin de l’adapter à la stratégie d’une qualification, d’une course ou encore de tours derrière la voiture de sécurité.

10- H : ce commutateur permet de changer le comportement de la voiture selon le type de pneumatiques (sec, intermédiaire ou pluie).

11- OT : il augmente temporairement le régime du moteur, en cas de dépassement par exemple. Dès que le pilote relâche le bouton, la limite du moteur redevient celle définie par le bouton G.

12- P : il enclenche le limiteur de vitesse pour la voie des stands.

13- TX : LED bleue qui s’allume lorsque la radio est activée.
 
Petite particularité de la McLaren, l’écran, les diodes et l’indicateur du rapport ne situent pas sur mais au dessus du volant. Ainsi, lorsque le pilote tourne le volant, il a toujours ces indications face à lui…

 
 
Chaque écurie a donc ses petites particularités mais les fonctions restent sensiblement les mêmes. Le pilote a, entre ses mains, un véritable ordinateur qu’il doit manier tout au long de la course, tout en pilotant, doublant, dialoguant avec son stand… Un véritable challenge course après course !
 
Le prix de cette petite merveille de technologie ? L’équivalent d’une Porsche estime-t-on chez Williams.  
 
 
Source : site de l’écurie McLaren et documentation de l’écurie Renault
Par Priss - Publié dans : F1 Tech'
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés