Culture F1 & histoire

Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 15:00

 

 

Un certain regard sur la Cité de l'automobile...


L'actuelle Cité Nationale de l'Automobile est abritée à Mulhouse dans une ancienne filature, celle des frères Schlumpf. Elle est le résultat d'une histoire fascinante.

 

Histoire non ordinaire d'un musée extraordinaire

 
Hans et Fritz Schlumpf sont nés en Italie mais leur maman,
Jeanne, est de Mulhouse et c'est dans la capitale du  Haut-Rhin qu'ils sont élevés. Devenus adultes, ils créent en 1935 une société anonyme dans l'industrie lainière. Leur empire ne cesse de croitre. En 1940, à 34 ans, Fritz est PDG d'une filature à Malmerspach.


Parallèlement à ses activités industrielles, Fritz est animé d'un amour dévorant pour les belles voitures et surtout pour les Bugatti. Il court les ventes de par le monde, achetant toute collection qui posséderait ne serait-ce qu'une oeuvre de Molsheim. Avec la vente des biens mobiliers de Bugatti, en 1963, la collection prend un nouvel essor. Étaux, outils divers et variés portant la griffe Bugatti changent de propriétaire, ainsi qu'une vingtaine de voitures plus ou moins complètes dont plusieurs prototypes, et la voiture personnelle d'Ettore Bugatti : une Royale (le Coupé Napoléon). Fritz Schlumpf achète ensuite la collection américaine Shakespeare. Un train spécial chargé de trente Bugatti, dont un autre exemplaire des six Royale construites, arrive à Mulhouse. Au fil des années, près de 400 pièces dont 122 Bugatti, véhicules, châssis, ou moteurs, rallient discrètement l'usine de Fritz à Mulhouse dès 1964.

L'équipe de 30 personnes chargée de les restaurer est tenue au secret. Une partie de l'ancienne filature est luxueusement aménagée. Cinq cent candélabres, répliques de ceux du pont Alexandre III, éclairent l'ensemble de la collection. Les voitures sont soigneusement rangées sur des plates-formes recouvertes de fin gravier formant un ensemble impressionnant par la quantité.


En 1965, les Schlumpf organisent l'unique opération portes ouvertes. Le public est composé d'une douzaine de personnalités. Fritz autorise même la présence de la presse, mais le seigneur des lieux interdira la publication des photographies.


 
 

Dans les années 70, l'industrie textile décline. Les premières journées d'octobre 1976 marquent le début de la révolte des ouvriers des filatures, les frères Schlumpf cèdent leurs usines provoquant 6000 licenciements et se réfugient en Suisse. La collection d'une valeur de 80 millions de francs devient la seule garantie des créanciers et c'est le gouvernement français qui prend en charge la dette du musée. Exaspérés, les syndicalistes investissent le musée le 7 mars 1977 et découvrent stupéfaits, la collection.... Ils ouvrent les portes à plusieurs centaines de curieux ravis de l'aubaine. Baptisé "Musée des Travailleurs", le site sera occupé pendant deux ans. Dans sa chambre en Suisse, Fritz Schlumpf le sait : il ne reverra plus ses chères automobiles.


 

 

Menacée d'être mise en vente pour combler les dettes, cette collection fut classée monument historique en 1978 par le Conseil d'Etat puis vendue en 1981 à l'Association du Musée National de l'Automobile. Après maintes péripéties, le musée, désormais propriété d'une association, ouvre au public en 1982. Alors qu'il a fêté en 2006 ses 25 ans, le musée a été rebaptisé Cité de l'Automobile.





Des voitures dans le ciel d'Alsace... des étoiles dans nos yeux

 

C'est cette histoire qui nous est contée dans la première salle du musée à laquelle on accède après un long couloir où sont projetés des petits films dont les héroïnes sont les voitures. Une salle rouge dans laquelle trônent les souvenirs des frères Schlumpf : leur « auto » à gouvernail pour circuler dans leur usine, la Bugatti 35 B avec laquelle Fritz participa à des courses automobiles, des Bugatti miniatures qui entourent le portrait de leur chère maman... Au fond de cette salle, se trouve aussi une sublime monoplace Ferrari datant des années 50.

 

Une petite salle rouge, comme une dernière respiration avant d'entrer dans le coeur du musée : une salle immense éclairée par les 500 reproductions des candélabres du Pont Alexandre III de Paris.

Un spectacle à couper le souffle !

 

 

 

La suite :

L'aventure automobile
La course auto
Les chefs d'oeuvres
L'exposition temporaire sur la Bugatti Veyron


Par D'in - Publié dans : Culture F1 & histoire
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 14:00

 

 

 Un certain regard sur la Cité de l'automobile...
 
 Magnifique éclairage sur l'aventure automobile



Une salle immense éclairée par 500 lampadaires, du gravier au sol pour accueillir une incroyable collection de voitures retraçant la fascinante aventure de l'automobile.

Les premières secondes, l'oeil ne sait pas où se poser cherchant à tout voir. Le temps de reprendre son souffle, et nous voilà plonger au coeur de cette aventure !

 
L'aventure c'est d'abord des pionniers, ceux qui ont permis les passage de l'hippomobile à l'automobile. Ceux qui ont permis le passage de la vapeur à l'essence, de la courroie à l'arbre à cames... Ceux qui ont marquée l'évolution des freins, phares... Les grands motoristes, les célèbres carrossiers, les constructeurs. L'aventure c'est aussi des destins, parfois tragiques. C'est aussi des alliances ou des haines. C'est aussi des anecdotes. L'aventure automobile c'est enfin le développement de l'automobile de série, de l'automobile populaire parallèlement à une automobile d'élite qui fait rêver tout le monde. Et toute cette aventure nous est contée grâce à l'audioguide... une véritable mine d'information !

En route pour l'aventure ...










Quelques une des premières héroïnes de l'aventure automobile
 


Trois modèles pour le constructeur à 3 branches : Daimler Mercedes Benz
Et non, celle du milieu n'est pas une Coccinelle... mais elle a bien été dessinée par Ferdinand Porsche


La Renault Juvaquatre                             La voiture école... adorable !



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Pleins phares sur l' aventure Bugatti...


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Bugatti type 13                Bugatti Roland Garros              Bugatti "pick up" 






Bugatti : une palette de cabriolets...






Bugatti : une palette de berlines, coachs...


Il n'y a pas que Bugatti dans la vie... y'a aussi des OVNI !




La Baleine
by Arzens


inclassable !






Y'a aussi Alfa Romeo, Lotus et Ferrari !








Alfa Romeo... l'autre italienne rouge !


Deux belles bouilles...



Lotus

Ferrari 250 MM,
un faux air de
Flash McQueen, non?








Ferrari 250 GT (1964), Ferrari 250 MM et Ferrari 250 LM


Mais on en revient toujours à Bugatti !


Des modèles rapides certes, mais la vraie course c'est par ici... La course auto

Si vous préférez le frisson émotion des grands chefs d'oeuvre de la création automobile au frisson de la course, c'est par là... Les chefs d'oeuvres

Et retrouvez aussi L'exposition temporaire sur la Bugatti Veyron

Par D'in - Publié dans : Culture F1 & histoire
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 13:00

 

 

Un certain regard sur la Cité de l'automobile...


Le grand frisson de la course

Les frères Schlumpf aimaient les voitures, et surtout les Bugatti. Mais Fritz aimait aussi la course. L'une de ses premières voitures ne fut-elle pas la Bugatti type 35B avec laquelle lui même participa à des courses ? Aussi n'est-il pas surprenant que deux salles du musée soient consacrées à la course automobile.


Mais avant de prendre le départ, il convient de prendre la piste dans le meilleur sens. On peut bien évidemment prendre le circuit dans les deux sens, mais pour ma part, je conseillerais de commencer par la droite car la perspective est magique et l'on remonte l'histoire pour arriver à nos jours. Avant d'entrer dans la salle, un coup d'oeil aux voitures de rallye s'impose. On peut alors découvrir la Porsche 959 qui remporta le Dakar dans les années 80 ou la R5 Turbo Rallye.



Le cycle Bugatti

Entrer dans la salle coupe le souffle : une perspective de voitures "bleu de france". De chaque côté de l'allée des Bugatti des années 20 et 30, voitures de courses mythique. Vu de là, on dirait les mêmes, mais en s'approchant, aucune n'est identique. Au mur, des photos rappellent des grandes victoires et des grands pilotes. Une perspective impressionnante.

Etourdissant !

Bugatti fut une grande marque de la course automobile, remportant de nombreux succès. Cette réussite de la Marque est incarnée par la Bugatti type 35 et ses variantes (Bugatti type 37, 39, 51) qui se sont forgé un glorieux palmarès entre 1924 et 1933.





























Les différents types de Bugatti  :
Type 35 et dérivés : moteurs 8 cylindres à simple ACT (1924-31)
T35 voiture de grand prix de la catégorie 2 l
T35A "course imitation" : version simplifiée, aussi appelée "Tecla"
T35C variante à compresseur de la T35
T35T version 2,3 l (cylindrée autorisée pour la Targa Florio)
T35B variante à compresseur de la T35T, aussi désignée par T35TC
 
T39 voiture de grand prix de la catégorie 1,5 l
T39A variante à compresseur de la T39

Type 37 et dérivés : moteurs 4 cylindres    (1926-30)
 
T37 voiture de grand prix de la catégorie 1,5 l
T37A variante à compresseur de la T37

Type 51 et dérivés : moteurs 8 cylindres à double ACT (1931-35)
 
T51 voiture de grand prix de la catégorie 2 l
T51-1 version 2,3 l
T51A version 1,5 l


L'autre grand apport de Bugatti à la course automobile s'appelle le Tank, un type de carrosserie profilée et surbaissée. Les prémices de l'aérodynamisme !

Le Tank Bugatti



La Course automobile
 
Une fois passés les drapeaux à damiers, une autre dimension de la course automobile s'offre à nous. Chaque pas nous amène un peu plus vers la course
d'aujourd'hui avec ses voitures ultra profilées...


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Alignées comme prêtes à prendre le départ, les Gordinis, Ferrrari, Lotus, Mercedes nous accompagne dans ce voyage au coeur de l'histoire de la course automobile.










Et c'est une Bugatti en pole !


 














Les myhtiques flèches d'argent sont alignées en fond de grille, pas vraiment leur place !















De l'autre côte, des monoplaces rouges et vertes sont alignées.
Flamboyantes italiennes  et élégantes Anglaises sont en piste pour la remporter la victoire...


Sublimes Lotus ou éternelles Ferrari, elles sont là pour nous faire revivre les plus grands moments passés de la course automobile...














Les monoplaces d'aujourd'hui ont bien changé tant dans leurs formes, signe des progrès aérodynamique, que dans leurs couleurs, signe de l'imporance des sponsors...











La Williams de Damon Hill, La Renault "Tea pot" d'Alain Prost et la Prost de Jean Alesi


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En endurance aussi les voitures ont évolué. Lignes plus dures, voitures plus sures... La même évolution pour toutes les catégories !

Héroïnes du passé et gloires contemporaines se cotoient pour notre plus grand plaisir et nous montrent tous les visages, toutes les facettes de la course automobile à travers toutes les époques !


La tristement célèbre Mercedes 300 SLR, protagoniste d'un des évènements les plus tragiques de la course d'endurance en France.

















Les gloires contemporaines des 24 du Mans !


















Toutes ont franchi la ligne d'arrivée...

Par D'in - Publié dans : Culture F1 & histoire
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