Histoires vécues


Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /2006 19:58

Notre Grand Prix de Monaco, édition 2006

(Raconté par Sywel et Marnie)

 


Samedi 27 Mai

Aujourd’hui ce n'est pas encore le grand jour mais déjà la pression monte d'un cran puisque c'est le jour des qualifs.

 

A 11h nous prenons place au bord de la piste, cette fois nous sommes dans la tribune d'honneur presque en face de la ligne de départ. De là nous voyons aussi la sortie de la pit-lane et l'arrière des stands.

 

La séance commence et nous voyons les F1 sortir de la pit-lane.

 

 

Le bruit devient rapidement assourdissant car les V8 lancés à pleine vitesse passent sous notre nez, et le son résonne dans les ruelles et les hauts immeubles de la ville.

 

 

Juste en face de nous le panneauteur de Franck Montagny sort son panneau tours après tours

 

 

Soudain alors que la séance d’essais bat son plein, Massa perd le contrôle de sa voiture et s’encastre dans un muret.

L’écran géant en face de nous, nous montre les images pendant que le commissaire de ligne agite son drapeau rouge.

 

 

 

Une fois les débris dégagés les essais reprennent… Quelques tours et c’est déjà la fin de la séance…

 

Cependant une dernière surprise nous attends : les pilotes vont faire des essais de départ sur la grille, soit juste sous nos yeux.



Mark Webber dans sa Williams et Christian Albers dans sa Midland


Au premier plan la Renault de Fisichella et au second Nick Heidfeld dans sa BMW

 

Les unes après les autres les monoplaces s’avancent lentement, s’arrêtent, puis dans un bruit de tonnerre, bondissent en avant.

 

Le champion du monde, Alonso


Ralf dans sa Toy' sous l'oeil d'un commissaire de piste
 
 

La pause de midi nous permet de reposer un peu nos oreilles alors que nous flânons dans les rues de la principauté parmi la foule multicolore aux couleurs des diverses écuries. Nous nous sentons vraiment comme des poissons dans l’eau !

 
 

Et c’est déjà la séance de qualifs qui commence. Les feux de la pit-lane passent au vert et les Formule 1 sortent de leur box. Un quart d’heure après exit les Super Aguri, les Midland, Speed et donc Massa qui n'a pas pris part à la séance.

 

Une petite pause et la ronde infernale recommence, à l’issue de cette Qlf 2 ce sont Heidfeld, Villeneuve, Button, Liuzzi, Klien et Ralf Schumacher qui sont éliminés.

 

Maintenant les choses sérieuses commencent avec le dernier round pour la pole. Les stratégies d’essences mises en place, tout le monde prend la piste pour brûler le plus de carburant (Ô inutile gâchis !) afin de faire le meilleur tour possible avec le réservoir le plus vide possible. Il sera bien temps à la fin de la séance de le re-remplir pour faire le premier relais de la course. La difficulté de l’exercice est de s’arrêter au bon moment, quelques minutes afin la fin du chrono de préférence après ses adversaires directs, pour changer de pneus et bénéficier d’une piste dégagée. A ce petit jeu, Renault fait fort et Fernando est parmi les derniers pilotes à tenter un ultime tour pour ravir la pole à Schumacher.

Montoya pendant un tour de qualif
 

Alors que l'Espagnol survole les deux premiers partiels, laissant augurer le meilleur, Schumacher lui sait que sa dernière chance n'en est plus une et qu'il devra se contenter de son chrono précédant. La pole tend donc les bras à Alonso et nous sautons de joie dans les tribunes, las c'était sans compter la fourberie de Schumacher… que ce passe-t-il dans sa tête à ce moment là ? Sait-il qu'Alonso est entrain de le battre… probablement… Toujours est-il qu'il ne trouve rien de mieux à faire que de foirer son virage à la Rascasse puis de s'immobiliser sur la piste et de caler, volontairement, afin de provoquer la sortie des drapeaux jaunes et donc de ruiner ainsi les tours de ses poursuivants. Alonso échoue donc à 64 millièmes de l'Allemand, rageant !


Le drapeau à damier, fin de la qualif

 

Dans les tribunes c'est la stupeur lors du pseudo "crash" de Schumacher, mais nous sommes parmi les premières à comprendre la manœuvre tant elle est grotesque, et il faut le reconnaître, Marnie perd un peu de son sang froid. Bien plus tard, une fois rentrée à l'appart nous apprendrons que les commissaires ont ouverts une enquête, et que la pole de Schum sera peut être remise en cause. De plus nous verrons aussi que tout le monde la F1 est offusqué devant la basse et grossière "erreur" de Michael, une de plus !

 
 

Mais nous n'en sommes pas encore là, et pendant que nous commentions la fin mouvementé de cette "super pole" le GP2 se met en place pour la première course du WE (oui il y en a aussi une petite le dimanche matin). De nos places nous sommes aux premières loges pour apprécier l'effervescence de la pré-grille.

 

 

Enfin les mécaniciens libèrent la place, un petit tour de formation et c'est l'attente du départ. Les feux s'éteignent, la meute est lâchée dans un rugissement. La course est mouvementée et les accidents s'enchaînent alors que nous avons un peu de mal à suivre, n'ayant pas une grande connaissance de la discipline.

Hamilton, le vainqueur et la grande star montante du GP2

Puis c'est l'arrivée et de notre tribune nous apercevons le podium. Cocorico ! Les français sont à l'honneur ! Hamilton, Perera et Premat forment le trio gagnant.

 

 

Une fois la cérémonie du podium achevée nous rejoignons l'appartement, trop de fatigue et de chaleur…

Le soir venu nous admirons le couché du soleil tout en rageant nos affaires, en effet pour cause d'exam, Sywel doit rejoindre sa ville dès le lendemain matin alors que Marnie squattera chez un copain monégasque pour regarder le GP (Merci Nico de m'avoir accueilli !)


Dimanche 28 mai
par Marnie


Alors que Sywel est dans le train, et moi réfugiée chez Nico, j'apprends par Auto-Moto le déclassement de Schumacher : justice est faite ! Hourra ! (Pour une fois !) Et une dernière ligne 100% Ferrari ! Une !

Après une matinée passée à la recherche d'un bouquet de fleur (Bonne fête Maman !) place à la F1, le clou du WE.

Je ne vous ferai pas ici le résumé du GP (mais il est par là), je me contenterai de dire qu'il ne fut pas sans rebondissements, et que le podium fut assez inhabituel (sauf pour le premier, of course !). Un clin d'œil quand même à Coulthard-Superman qui m'a bien fait rire avec sa cape sur le podium !

Par Marnie et Sywel - Publié dans : Histoires vécues
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Jeudi 15 juin 2006 4 15 /06 /2006 19:48

Grand Prix Historique de Monaco

20-21 Mai 2006




C’est par un beau dimanche de la fin Mai que nous prenons place dans les tribunes du Monaco. Bien installées, face au port, nous attendons le départ avec impatience. Derrière nous le grondement des moteurs monte… Les bolides sont sur la grille prêts au départ. D’un coup la meute est lâchée, et le bruit assourdissant emplit la ville. La montée du Beau Rivage, le virage du Lœws celui du Portier puis le tunnel, les voitures attaquent le virage du bureau de tabac et les voilà dans notre champ de vision… Lotus, Brabham, Cooper...

 


Quoi ? Vous semblez surpris ?! Et oui, nous avons oublié de vous préciser que nous sommes au grand-prix historique de Monaco.




Cette année les voitures participant à cet événement dataient de 1925 pour la plus ancienne jusqu’à 1978 pour les plus récentes. Comme il est impensable de faire courir tout ce beau monde ensemble, les voitures ont été réparties en sept séries en fonction de leur ancienneté.





Série D :
Formule Junior à moteur arrière (1959/1963)

 
Cette formule de promotion crée en 1958 en Italie, s’est rapidement développée dans toute l’Europe et a permis de révéler de nombreux champions de F1 jusqu’au milieu des années 60.


Classement :

1 : Denis Welch / Merlyn MK5/7 1963
2 : Edwin Jowsey / Lotus 22 1962
3 : Marcus Mussa / Brabham BT 2 1962

 

Meilleur tour en course : Denis Welch / Merlyn MK5/7 1963 : 1’ 54’’ 730


Série A :
Voitures de Grand Prix avant 1947

Malgré leur grand âge, ces vieilles dames de la F1 nous ont offert un beau spectacle. Entre dépassements et dérapages il y eu de la bagarre à tous les étages. Au passage on aura remarqué les Bugatti 35 et 35B doyennes de la manifestation (1925), une Delage 1500, des Alfas P3 et 12C ainsi que des Maserati et des Era A et B.

Classement :

1 : Sephan Schollwoeck/ Maserati 6 CM 1937
2 : Ian Landy / Era B Type 1936
3 : Rainer Ott/ Era B Type 1936

 

Meilleur tour en course : Sephan Schollwoeck/ Maserati 6 CM 1937 : 2’ 05’’ 432


Série B : Voitures de Grand Prix à moteur avant (1947-1960)

Au menu de cette série on annonce Sir Stirling Moss au départ au volant de sa Ferguson P-99 de 1960 à quatre roues motrices, mais cette délicate mécanique accuse le poids des ans et les essais lui ont été fatals. Cette fois ci encore pas de ménagement pour ces vieilles machines, les pilotes attaquent et ce n’est pas de tout repos dans le peloton dans lequel on aura pu admirer : une Maserati 250 F, une Cooper Bristol MK2, une Ferrari 246, une Gordini T15 ou encore une Lotus 16.

 

Classement :

1 : Duncan Dayton / Lotus 16 1959
2 : Barrie James Baxter / Tec Mec Maserati 1959
3 : Jos Koster / Maserati 250 F Piccolo 1959

 

 
Meilleur tour en course : Duncan Dayton / Lotus 16 1959 : 1’ 58’’ 984


La parade des Ferrari :

Pendant la pause déjeuner, c’est au tour des Ferrari de grand-prix d’occuper la piste. C’est une véritable page d’histoire qui roule sous nos yeux. Sur les carrosseries, des noms illustres (Ascari, Lauda, Villeneuve, Prost…) malheureusement au volant seul Jacky Ickx pilote lui-même sa 312B2 de 1972. Il n’empêche les remplaçants se piquent au jeu et le bruit inimitables de ces grosses cylindrées remplit la ville, pendant qu’ils frôlent les rails et se tirent la bourre même si le premier arrivé n'aura pas droit au champagne.



Série E :
Voitures de Grand Prix à moteur arrière (1954-1965)

Après la pause déjeuner et la parade, la course reprend ses droits sur la piste de Monaco. Cet après midi, on aborde l’âge d’or de la F1 anglaise : BRM, Lotus, Brabham, Lola et autres Cooper sont sur la grille. Même si l’enjeu est minime, c’est une véritable compétition que se déroule en principauté. Ainsi la Lotus 18 de 1960 ayant réalisé la pole, s’élancera des stands pour un problème de pneus non conformes. Visiblement contrarié par cette sanction, le pilote de la Lotus passera 14 concurrents dans le premier tour, avant d’abandonner sur accrochage avec une Lola MK4. D’autres incidents plus ou moins spectaculaires seront au menu de cette course où les pilotes ne plaisantent pas. Ainsi pendant que les commissaires nettoient la piste, le safety car contient les bolides… Drôle d’image que cette Mégane rutilante aux couleurs du Renault F1 team, poursuivit par des Cooper de 1959.

Classement :

1 : Adrien Van der Kroft / Cooper T51 1959
2 : Barry Cannell / Cooper T 53 1960
3 : James King / Brabham BT 7 1963

 

Meilleur tour en course : James King / Brabham BT 7 1963 : 1’ 54’’ 827

 

Série F : Formule 1 (1966-1974)

 

Avec cette série, place aux véritables Formules 1 et leurs ailerons. A l’affiche de cette catégorie qui s’annonce mouvementée : une McLaren M23 championne du monde en 1976, une armada de Lotus noires et jaunes, quelques Tyrrell, March, BRM, Techno, une Shadow DN3, deux Matras MS 120, une Ferrari 312B3 de 1974, celle de Clay Regazzoni, ainsi que la Brabham BT 33 de Duncan Dayton déjà vainqueur le matin en catégorie B. Effectivement la course tourne à la foire d’empogne et le safety car est obligé de sortir une nouvelle fois… Finalement c’est encore Duncan Dayton qui s’impose.

 

Classement :

1 : Duncan Dayton / Brabham BT 33 1970
2 : Joaquin Floch-R / McLaren M23 1974
3 : Christopher Perkins / Surtees TS 16 1974

 

Meilleur tour en course : Duncan Dayton/ Brabham BT 33 1970 : 1’ 37’’ 128


 


 

Série G : Formules 1(1975-1978)

 

Course phare de la journée, la série G regroupe les F1 les plus récentes de la compétition. Parmi ces 23 voitures nous retrouvons : une Penske PC3, rare Formule 1 américaine, pilotée par John Watson en 1976 qui s’élance de la pôle, des Ferrari 312 T3 (celle de Villeneuve et Reutemann en 78) et T2 (celles de Niki Lauda), une March 761, des McLaren M 23 et M 26, une Williams FW 06, une flopé de Lotus JPS ainsi que deux surprenantes Tyrrell P 34, Formule 1 à six roues. Là encore les pilotes sont des furieux et la voiture de sécurité sort dès le premier tour, puis c’est sous drapeau jaune qu’une March de 1976 perd sa roue arrière. Au bout de 3 tours, la Mégane s’efface enfin… mais ne reste pas longtemps au chômage technique car ça s’accroche encore devant l’hôtel de Paris. Quand enfin la course reprend il ne reste que 5 tours pour que les 5 voitures de tête se départagent. Au final après une lutte de toute beauté, c’est une Tyrrell P-34 qui s’impose et son pilote remporte cette épreuve pour la troisième fois consécutive.

 

Classement :

1 : Martin Stretton / Tyrrell P 34 1977
2 : Franck Styner / Penske PC3 1975
3 : Pane Mauro / Tyrrell P 34 1976

 

Meilleur tour en course : Pane Mauro / Tyrrell P 34 1976 : 1’ 36’’ 077






Série C :
Série C - Voitures de Sport avant 1953


Pour terminer la journée, c’est une course de voitures de Sport d’avant 1953 qui nous est proposée. Parmi ces belles carrosseries, que des chefs d’œuvres : BMW 328 de 1939, Ferrari 166, 212, 340, et 225, Jaguar C Type, Aston Martin DB 3, Mercedes W 194, Gordini 15S et Frazer Nash Le Mans... Là encore on est pas à la parade et les pilotes donnent tout pour s’imposer, avec à la clef un beau spectacle.

 

Classement :

1 : John Ure / Frazer Nash Le Mans MK 2 1952
2 : David Wenman / Jaguar C Type 1952
3 : Alan Minshaw / Jaguar C Type 1952

 

Meilleur tour en course : Albert Otten / Allard Cadillac J2X 1952 : 2’ 13’’ 793


C'est donc après une journée bien remplie que nous regagnons nos pénates, les oreilles encore bourdonnantes du bruit des moteurs de ces fabuleuses voitures. Pour nous, jeunes filles qui n'avions jamais vu courir ces voitures ce fut un vrai cours d'histoire qui nous ferait presque regretter de ne pas être nées plus tôt. Nous resignons sans hésiter pour la prochaine édition dans deux ans, en espérant que les pilotes n'auront pas perdu ce grain de folie qui les poussa à "envoyer du lourd" tout le week-end malgré la fragilité de ces vieilles mécaniques.

Par Marnie et Sywel - Publié dans : Histoires vécues
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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /2006 20:27

Deux filles au Challenge Azur Loisir de Karting


Que se passe-t-il quand on propose à deux jeunes filles passionnées de voiture et plus particulièrement de Formule 1 de faire du kart ? Tout simplement elles sautent de joie et s’empressent d’accepter !

 


 

C’est ainsi que Sywel et moi-même Marnie nous nous retrouvâmes ce matin nuageux du samedi 15 avril dans une voiture direction le circuit de kart de Brignoles.


Au programme de la journée la première manche d’une compétition loisir organisée par un de nos amis : le Challenge Azur Karting 2006. La chance avec cette compétition c’est que les débutants comme les pilotes confirmés sont acceptés, bien sûr nous faisons faisions (!) partie de la première catégorie, avec pour l’une comme pour l’autre qu’une très modeste expérience avec des karts sur glace (qui s’était soldé par une allure de sénateur pour Sywel la prudente et un nombre incalculable de têtes-à-queues pour Marnie la casse-cou). Nos adversaires étaient au nombre de 16 (soit 18 participants en tout, bravo je sais compter !) parmi eux quelques autres débutants, des pilotes du dimanche avec un peu d’expérience et des pro participant à des championnats de kart (Nicolas Lewis) et même un pilote de F3, Julien Gerbi. Autant vous dire que nous ne visions pas la première place !

 


 
 
 

Après un rapide pique-nique dans les stands, nous enfilons notre combinaison, choisissons nos casques et après le tirage au sort des karts nous tenons un petit briefing. Nous sommes dans les starting-blocs pour la séance de qualif de 10 min où le but du jeu, comme toute séance de qualifs qui se respecte, est de faire le meilleur chrono possible…

 

Seul problème il pleut légèrement sur l’ensemble du circuit et la piste est donc glissante… mais nous n’en avons cure et ne remettrions la séance pour rien au monde. Nous nous élançons donc travers les 13 virages qui forment ce circuit d’un kilomètre.

 

 

 

 

Après quelques tours à allure plutôt réduite pour « apprendre » le circuit, j’ose de plus en plus. La pluie s’est arrêtée mais la piste reste mouillée et je constate que mes roues glissent beaucoup quand je braque un peu brusquement le volant, cependant, et c’est un quasi miracle je ne fais aucun tête à queue ! Je signe même le 15ème chrono de la séance, devant des personnes ayant plus d’expérience que moi ! Sywel pour sa part est 17ème

 


 

Surexcitée je n’ai qu’une envie recommencer, et cette fois-ci les choses sérieuses vont commencer : la première manche sur une piste que s’assèche de minute en minute. Nouveau tirage au sort des karts et nous rejoignons la grille de départ… Comme c’est excitant !

 

Je guette le drapeau, il s’abaisse je relâche le frein et saute sur l’accélérateur ! C’est parti pour 10 tours. Le premier virage se passe sans encombre… il faut dire que partant en fond de grille je ne suis pas dans le gros du peloton… Très rapidement même je me fais distancé par « les expérimentés » et laisse derrière moi quelques débutants. Pour le moment l’enjeu est clair il s’agit d’améliorer mon chrono sur un tour, dès lors je m’applique et m’encourage, savourant ces moments (ah la ‘parabolique’ à fond en bout de ligne droite : un vrai régal !)

 

Au bout de quelques tours le leader Nicolas, seul en tête me rattrape et d’un petit signe de main me laisse quasiment sur place… j’observe néanmoins soigneusement ses trajectoires dans le but de les copier… Et au final cela paie car j’ai amélioré mon chrono de près de 10 secondes.

 

 

Les manches 2 et 3 se déroulent bien elles aussi, avec quelques luttes un peu chaudes en tête de course. Mais de mon point de vue j’essaie de me tenir à distance quand les leaders me prennent un tour et de continuer mon bonhomme de chemin avec à la clef un record du tour qui s’améliore de séance en séance ! Un seul bémol : Mon petit frère a pris un malin plaisir a me bloquer lors des deux manches après avoir fait un tête-à-queue devant moi, il a fallu que j’attende calmement que Monsieur ait dégagé la piste avant de pouvoir me lancer GRRR !

 

Lors de la manche deux, j’eus aussi le plaisir de revenir, tour après tour sur un pilote me précédent (logique !) et même de le faire craquer : il parti en toupie dans un virage, me laissant la voie libre…

 

Il faut aussi noter qu’après une lutte acharnée sur plusieurs virages avec un autre concurrent pendant la manche trois, alors que j’allais garder l’avantage en étant à l’intérieur, je fis mon premier tête-à-queue de la journée… cela arrive bien aux meilleurs (Montoya et Fisichella en Australie) alors pourquoi pas moi ?!

 


 

Quant à Sywel, elle tourne bien gentiment, sans trop se presser mais ne termine pas dernière car un jeune homme, plus rapide qu’elle sur les tours qu’il boucle sans se mettre dehors, adore les graviers et va régulièrement à leur rencontre !

 

Fait notable, enfin pour moi, lors du dernier tour de la manche un pilote expérimenté me suit (il était sur le point de me prendre un tour) je m’applique donc et peaufine mes trajectoires. Une fois au stand ce dernier me dit que mes trajectoires sont (relativement) bonnes et me donne quelques conseils pour m’améliorer ! Merci !

 

 


 

Et cela tombe bien car enfin (ou déjà !) la finale s’annonce ! Dans les stands je discute accélération et freinage avec mon frère (Oui oui je prends la parabolique à fond ! et le deuxième virage aussi en mordant un peu sur le vibreur)

 


 

Au classement général je suis 13ème (un exploit !) et c’est donc de cette place que je m’élance pour les 15 tours de la finale, mais mon départ est très loin d’être excellent (façon Webber je suis restée scotchée sur la ligne) et je perds rapidement des places… Mais n’en faisant pas une jaunisse je continue de m’appliquer sur mes tours et m’encourage (« Voilà calme toi, extérieur/intérieur/extérieur, Là tu freines, tourne et hop ré-accélère C’est tout bon ! ») Malheureusement dans la fameuse parabolique j’attaque trop, me retrouve un peu sur l’extérieur et mange une grosse part du vibreur du virage suivant… celui-ci ce venge en m’expédiant aussi sec dans le bac à gravier. Ni une ni deux je saute du kart le pousse et le remet sur la piste. Ouf pas de place de perdue.

 

Un peu plus tard par contre, alors que je fais tranquillement l’intérieur d’une épingle parmi des concurrents me prenant un tour, l’un d’eux, en pleine bagarre pour une place certes, me pousse et m’expédie en toupie dans le bac. Non mais un peu de respect tout de même ?! Ce n’est pas très sport ! Surtout que là je perds des places… C’est ainsi que lorsque le drapeau s’abaisse je suis 16ème mon plus mauvais score…

 


 

Mais rien n’est perdu, en effet n’étant que trois femmes en course ma place sur le podium féminin est assurée et je m’empare donc de la deuxième devant Sywel troisième. La première étant une habituée des circuits qui termine à la 7ème place au général.

 



Julien Gerbi & Sywel 3èmes, J'ai oublié le nom du 1er et la première n'est pas sur le podium, Nicolas Lewis & Marnie 2èmes


 


Et voilà c’est fini pour cette fois-ci, vivement la prochaine course, en attendant mon trophée trône sur mon bureau !

Par Marnie - Publié dans : Histoires vécues
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